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 SSRhapsody : Histoire Partie II

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SSRhapsody
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MessageSujet: SSRhapsody : Histoire Partie II   Sam 9 Mar - 4:11

Chapitre I
Clair de Lune


C'était une nuit magnifique et chaude. Les deux lunes brillaient de leur éclat enchanteur sur la lande déserte, leur lumière pâle se reflétant sur le sable d'or. Mais le calme n'était pas au rendez-vous, de multiples conversations couvrant le son d'une musique émanant d'une immense demeure posée au milieu de cette lande. Des nombreuses fenêtres émanaient des lueurs plus ou moins vives, les plus importantes se trouvant au centre de l'édifice : un large hall.

Ce hall flanqué de splendides colonnades de marbre, au carrelage reluisant et au haut plafond était bondé, de nombreuses personnes habillées sur leur trente-et-un se trouvant là. Parmi ces personnes, on distinguait de toutes les races : des hommes-félins, des hommes-ours, des hommes-rongeurs et pleins d'autres espèces qui se distinguaient par leur fourrure et leurs oreilles. L'ambiance ici était au beau fixe, les convives discutant avec joie. Circulant entre eux, des serveurs portaient de large plateaux en équilibre sur leurs mains où se trouvaient des coupes de champagne. Les invités se servaient, allégeant leur fardeau, mais ces virtuoses ne perdaient pas l'équilibre.

Au bout du hall se trouvait une grande estrade, sans doute montée pour l'occasion. Sur l'estrade se trouvait un pupitre où était posé un micro. Ici, tout le monde savait qui allait se servir de ce micro. Tout le monde attendait sa venue avec impatience. Envidio Sevil.

Cette personne avait beaucoup d'ambition, et il ne le cachait à personne. Il comptait, par la manière forte, expulser les êtres humains de leur hémisphère, et de prendre le pouvoir. Beaucoup n'approuvaient pas ses objectifs, d'autres encore n'étaient pas d'accord avec ses méthodes. Mais tous ceux qui le soutenaient étaient ici, et ils étaient nombreux : sans doute plus de trois mille. Et tout le monde attendait avec impatience sa venue. Tout le monde attendait avec impatience son discours. Tout le monde était heureux des changements qu'il allait annoncer.

Mais personne ne se doutait de ce qu'il allait arriver ce soir-là.

Les lumières du hall s'éteignirent, la musique s'arrêta. Immédiatement, les conversation se stoppèrent, les convives reportant leur attention sur le projecteur qui s'était allumé et qui éclairait maintenant un côté de l'estrade. Sous ce projecteur apparut l'homme qu'ils attendaient tous : Envidio Sevil. Un homme-lion au poil brillant et aux immenses crocs, à la carrure impressionnante et à la crinière resplendissante. Du haut de ses deux mètres cinquante, et au vu de sa musculature, il pouvait prétendre faire peur à n'importe qui. Et c'est pour ça que les gens ici le soutenaient : il avait le pouvoir de mettre ses menaces a exécutions de lui-même, sans s'en remettre à quelconque larbin.

Mais aujourd'hui, tout le monde savait pourquoi ils étaient ici. Si Envidio était impressionnant, fort et puissant, il avait besoin d'aide pour atteindre ses objectifs, pour redonner la pleine liberté et les pleins pouvoirs aux hommes-créatures, être originels de leur monde. Les humains les avaient envahis, sans se soucier de leur espace vital. Et lui, Envidio, promettait de leur rendre ce monde dans la totalité. Il allait leur redonner leur liberté. Personne avant lui n'avait eu le courage d'exprimer son opinion. Pourtant, tous ici pensaient la même chose. C'était lui qui leur donnait le courage de passer à l'action.

Envidio marcha d'un pas lent vers le pupitre tandis que les convives applaudissaient bruyamment son arrivée. Il se plaça enfin au centre de l'estrade, adressa quelques sourires et signes de la main, puis il prit le micro en main. Dans l'instant qui suivit, on aurait pu entendre une mouche bourdonner tellement le silence était parfait.
-Bonjour à tous, chers amis. Vous savez tous pourquoi vous êtes ici, n'est-ce pas ? C'est pour m'aider à atteindre mon but. Le but que je me suis fixé, et que vous avez décidé d'atteindre aussi. Mais quel but ?

Envidio était fort, mais il était également un splendide orateur. Déjà, tous les convives pendaient à ses lèvres, attendant ses prochaines paroles avec avidité. Paroles qui ne tardèrent pas à venir.
-Il y a de nombreuses années de cela, les êtres humains sont venus sur nos terres, réclamant toujours plus de pouvoir, toujours plus de richesses. Faibles et stupides que nous étions, nous les avons laissés faire, pensant qu'ils venaient en amis. Mais voyez aujourd'hui ! Ils prennent de plus en plus de libertés, se croyant chez eux ! Mais ils sont chez nous ! C'est nous qui devrions gouverner ! C'est eux qui devraient obéir à nos ordres, eux qui empiètent sur notre territoire !

Des cris d'indignation vinrent appuyer son discours. Toute la salle était à ses pieds. Il pouvait leur ordonner dès maintenant de partir en guerre, ils le feraient. Mais lui n'avait pas encore terminé son discours.
-Et ce territoire, nous allons leur reprendre ! Nous allons leur montrer de quel bois nous sommes faits ! Nous allons reconquérir notre monde ! Ensemble ! Nous allons expulser tous les êtres humains et les exter...

Sa phrase se termina par un horrible gargouillis avant qu'Envidio ne s'écroule lourdement sur le sol. Ne comprenant pas vraiment ce qu'il se passait, les convives ne réagirent pas immédiatement. Mais lorsqu'un liquide rouge se mit à couler de l'estrade, les cris de panique retentirent dans tout le hall. Les gens couraient en tous sens, ne se souciant même pas d'où ils allaient, tant qu'ils s'éloignaient de leur ancien chef. Leurs espoirs écroulés avec Envidio, les gens se bousculaient, se marchaient dessus, allant même jusqu'à recourir à la violence pour se frayer un chemin dans ce tumulte.

L'un des convives, qui n'avait pas cédé à la peur, monta sur l'estrade et examina le cadavre encore chaud d'Envidio : une entaille se trouvait dans son dos, pile au niveau de son cœur. Cela ne faisait aucun doute : une dague avait trouvé son chemin dans les entrailles de leur chef. Envidio Sevil avait été assassiné.



Sur le balcon du hall, derrière une vitre d'où émanaient les cris de panique, une personne s'était adossée au mur, couverte d'une lourde cape noire dans laquelle elle se dissimulait. Mais dans l'état de panique où se trouvaient les convives, il n'y avait plus aucune chance que cette personne soit découverte. Et si jamais c'était le cas, un second meurtre ne serait pas un problème.

Alors cette personne enleva son manteau, révélant, sous la clarté des deux lunes, une jeune fille à peine sortie de l'adolescence. Elle était de taille moyenne, possédait de longs cheveux noirs lisses cascadant jusqu'à ses genoux, un short en jean noir, des bottes de cuir, un haut rouge laissant à découvert la plus grande partie de son ventre, des mitaines noires, et surtout, détail le plus important, elle avait des yeux d'argent, reflétant l'éclat des deux lunes.

Elle eut un bref sourire et mit ses lunettes noires avant de s'éclipser en silence dans la nuit.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie II   Sam 9 Mar - 4:36

Chapitre II
Business


Dissimulée sous sa longue cape couleur sable, marchant sous le soleil de plomb dans les rues de la ville du désert, la jeune fille dévisageait les passants avec attention : à peine était-elle revenue de sa précédente mission qu'une nouvelle cible ce présentait à elle. La chance lui souriait. Elle n'aurait pas de problèmes d'argent ce mois-ci.

Car ces derniers temps, ses exploits avaient été contre-productifs : elle avait eu tellement de cibles à neutraliser que le taux de criminalité baissait dangereusement. Certes, c'était tant mieux pour la sécurité de ce monde, mais les repas qu'elle pouvait s'offrir devenaient de plus en plus modestes.

Mais cette fois, sa cible était un tueur en série qui sévissait depuis peu dans la région. Une personne cruelle qui avait fait une dizaine de victimes en quelques jours seulement. Les gens se baladaient avec la crainte de croiser ce meurtrier au coin de la rue, ce qui expliquait qu'il y ait si peu de monde. Mais la prime pour cet homme-loup avait de quoi lui permettre de se passer de travail pendant un mois entier. Peut-être pourrait-elle en profiter pour rentrer chez elle, à Megalomesembria.

Sentant une présence mesquine dans son dos, la jeune fille donna un léger coup de poignet, faisant tomber une longue dague incurvée de sa manche qui vint se loger dans sa main. La lame orangée était enchantée, et de petits courants d'air venaient s'enrouler autour de la fine lame. Prête, elle attendit patiemment que son futur agresseur fasse le premier pas... qui ne tarda pas à arriver.

D'un rapide pas de côté, elle esquiva un coup de dague avant de contourner son agresseur et de lui poser la sienne sous la gorge. Le malheureux ne vit rien venir, et il ne comprit que bien trop tard que sa vie était entre les mains de la jeune fille. Cette dernière lui arracha sa capuche, révélant deux oreilles facilement reconnaissables : un homme-loup. Mais visiblement pas celui qu'elle recherchait.
-Qu'est-ce que tu me veux ? cracha-t-elle.
-Je... je suis désolé ! pleurnicha l'homme-loup. C'est que... on ne mange pas à sa faim, ici, et je fais mon boulot...
-Le boulot d'assassiner les gens dans la rue ?
-Désolé ! Ne me tuez pas !
La jeune fille poussa un soupir d'accablement.
-Non, je n'en ai pas l'intention, à moins que ta tête ne soit mise à prix. D'ailleurs, en parlant de ça...
Sans le lâcher, elle fouilla sous sa cape pour en sortir l'affiche de sa nouvelle cible.
-... tu pourrais m'indiquer où trouver ce type ?
L'homme-loup tressaillit sous son couteau.
-Je... je ne sais pas...
-Tiens donc ? Et ce couteau, il t'aide pas à t'en souvenir ? ajouta-t-elle en appuyant sur la gorge de sa victime, faisant perler une goutte de sang sur la fourrure de la créature.
-Mais si je vous le dis, je vais me faire tuer ! s'exclama-t-il.
-Eh bien fais ton choix dès à présent ! Mourir maintenant ou plus tard ? Sachant que tu as une chance de survivre plus tard. Mais bien entendu, je ne t'oblige à rien...
-E... écoutez, je... je ne peux vraiment pas... (la jeune fille appuya un peu plus), mais je peux vous dire où son trouve son subordonné ! ajouta-t-il dans un élan de panique. Sa tête est mise à prix aussi !
-Je t'écoute.
L'homme-loup déglutit péniblement alors que la jeune fille relâchait quelque peu son emprise.
-Stanley, le type que vous cherchez, ne reste jamais au même endroit... Il change de planque tout le temps... Révéler l'une de ses planques revient à signer mon arrêt de mort, et je ne sais même pas où il est actuellement... Par contre, son bras-droit, Yric, garde toujours la même planque.
-Yric... En effet, sa tête est mise à prix, confirma la jeune fille après avoir fouillé dans sa mémoire. À un prix pas exorbitant, mais tout de même. Et donc ? Où est-il ?
-Il se terre dans le bar de la ville. Il en a fait sa planque, contre le gré des employés. Mais je vous préviens : vous aurez du mal à l'avoir. Ce type voit tout ce qu'il se passe. Il saura que vous êtes là bien avant que vous ne vous en rendiez compte.
-On verra, dit-elle avec un léger sourire énigmatique. File avant que je ne décide de te tuer.
L'homme-loup ne se fit pas prier et détala à toute vitesse.

Sur cette mission, elle ferait d'une pierre deux coups, et cela la mettait de bonne humeur. D'un côté elle pourrait mettre la main sur Yric, un grand dealer de marchandises illégales, et elle pourrait lui obliger à lui dire où se trouvait Stanley, le tueur en série.

Vraiment, la journée commençait bien.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie II   Dim 10 Mar - 1:45

Chapitre III
Lutte quotidienne


La jeune fille se baladait en ville, sous le soleil de plomb, pensive. Elle avait depuis longtemps repéré le bar, seulement, il lui fallait s'y introduire sans que personne ne le sache. Et c'est là que résidait tout le problème. En temps normal, ses talents d'assassin lui auraient permis de passer par une fenêtre, éliminer l'individu, puis repartir tout aussi vite. Sauf que cette fois-ci, elle se heurtait à deux problèmes : la planque de Yric était en sous-sol, et elle devait l'interroger sur la cachette de Stanley.

Ainsi donc, entrer, tuer et sortir simplement n'était pas ce qu'elle devait faire aujourd'hui. Bien entendu, le dealer devait avoir de nombreux gardes du corps, et il lui faudrait passer par le bar lui-même pour atteindre son objectif. Mais comment faire pour s'infiltrer sans se faire remarquer ? C'était ce à quoi elle réfléchissait depuis un bon moment déjà. Bien entendu, elle pouvait tout aussi bien rentrer dans le tas, mais ce n'était pas son style, et il fallait éviter de prendre des risques inutiles.

Après un soupir, la jeune fille décida de réfléchir une fois sur place. Elle prit donc la direction du bar d'un pas décidé. Une petite minute plus tard, elle poussa les deux battants de l'entrée pour pénétrer dans un lieu presque désert. Les rues étaient vides de monde, car les gens n'osaient pas sortir de chez eux, et il en allait de même pour ce repaire de malfrats. Des rares personnes présentes, la jeune fille ne vit que des grands gaillards qui de par leur carrure ne semblaient avoir peur de rien.

Le visage masqué sous la capuche de sa cape, elle s'assit au comptoir et commanda une simple bière. Le barman, d'abord surpris par la voix féminine, obtempéra et lui servit le liquide dans un verre qui aurait mérité quelques lavages supplémentaires. La jeune fille s'empara du verre, but une petite gorgée, puis elle le fit tourner dans sa main tout en réfléchissant.

Les gaillards présents dans la pièce, au nombre de six, lui jetaient de fréquents regards suspicieux, ce qu'elle ne manqua pas de remarquer. Visiblement, ces grands idiots devaient travailler pour Yric, car ils ne faisaient preuve d'aucune subtilité quant à leurs pensées : ils la trouvaient louche. Cependant, il avaient de bonnes raisons de penser cela : après tout, elle était la seule cliente extérieure du bar. Et puis, que viendrait faire une jeune fille dans un bar au milieu d'une ville menacée par un tueur en série ?

Finalement, l'un des gaillards – un homme-loup – décida de l'aborder. Il fit racler sa chaise sur le sol dans un grand bruit avant de s'approcher d'elle. Cette dernière eut un soupir. Elle voulait éviter autant que possible les ennuis, mais cette mission semblait vouloir lui obliger d'en avoir. Alors que le gaillard s'approchait d'elle, la jeune fille scruta en détail la pièce. Ce qu'elle cherchait lui apparut bien vite : un escalier menant aux étages inférieurs, placé derrière le bar, entre deux meubles contenant grand nombre d'alcools.

Le gaillard vint finalement s'installer à côté d'elle, la regardant bien en face, son coude posé sur le bar.
-Alors, petite, qu'est-ce que tu viens faire par ici ?
-Boire, répondit-elle simplement en levant son verre comme pour prouver ses dires.
-Ah, oui, il fait chaud, hein ? D'ailleurs, tu pourrais enlever cette cape, non ? T'es quoi, une aventurière ?
-Je voyage.
-Ah... Bon, ben, mets-toi à l'aise, enlève cette cape !
Et il posa sa main sur l'épaule de la jeune fille.

À partir de cet instant, la jeune fille réfléchit à toute vitesse, son cerveau tournant à plein régime. Sa cible se trouvait à l'étage inférieur et était à priori au courant de sa présence. Mais il pouvait ne pas la soupçonner encore, ne la prendre que pour une voyageuse lambda. Il fallait donc agir vite, mettre hors d'état de nuire les gaillards présents, prendre les escaliers et se jeter sur sa cible avant qu'elle n'ait eu le temps de se préparer à une quelconque attaque.

Penser à maintenir sa couverture pour le moment ? Impossible. Ce type l'avait touchée.

Dans un mouvement incroyablement rapide, la jeune fille usa de la tranche de sa main pour assommer le premier gaillard d'un coup dans la nuque. Avant même que les autres types ne remarquent quoi que ce soit, elle prit la chaise sur laquelle elle était assise, bondit, prit appui sur le bar, et fonça vers eux. Le premier d'entre eux fit une rencontre un peu brutale avec la chaise de bois, qui se brisa en de nombreux morceaux. Parmi ces morceaux, la jeune fille récupéra deux pieds, qu'elle usa pour assommer les quatre gaillards restants.

Sans même prendre le temps de s'arrêter, elle fit volte-face, bondit par-dessus le bar, attrapa la tête du barman et encastra cette dernière dans le sol. Puis elle descendit l'escalier à toute allure, sautant les marches.

Lorsqu'elle arriva en bas, deux nouveaux gaillards lui barrèrent le chemin, cette fois armés de masses. N'essayant même pas de comprendre qui ils étaient, la jeune fille plongea sous leurs coups synchronisés avec deux dagues en main, coupa leur tendon d'Achille, ce qui les obligea à s'agenouiller, après quoi elle les assomma du pommeau de ses dagues.

Dans la large pièce qui consistait en un simple bureau, le dernier homme-loup regardait stupéfait la scène. Lorsqu'il comprit qu'il n'était plus que tout seul, il se mit à réciter précipitamment une formule magique. Mais les mages ne pouvaient rien contre sa rapidité, et la jeune fille posa sa dague à la lame orange sous la gorge de ce qui devait être Yric.
-Où est Stanley ? demanda-t-elle de but-en-blanc.
-Je...
-Où est-il ? dit-elle une nouvelle fois en appuyant sur sa dague. Je n'accepte pas de refus à ma question.
-Dans... dans la boutique d'armes de la ville... à l'est d'ici... Par pitié, ne me tuez pas !
-Je ne vais pas te tuer...
Elle passa derrière lui et l'assomma.
-Mais tu vas venir avec moi.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie II   Lun 11 Mar - 3:22

Chapitre IV
Sang froid

Traînant derrière elle Yric, soulevant un léger nuage de poussière sur son passage, la jeune fille prit la direction du poste de sécurité de la ville. Le principe était assez simple à comprendre, dans le monde magique : les officiers des potes de sécurité s'occupaient des petites affaires sans grande importance, et de l'organisation de certains événements. Mais lorsqu'il s'agissait de criminels, les officiers étaient très vite dépassés. C'est la raison pour laquelle ils publiaient des affiches sur des têtes mises à prix. Pourquoi ne trouvait-on pas d'officiers talentueux ? Eh bien, tout cela dépendait du style de vie que l'on pensait pouvoir s'offrir : un officier obtient un salaire fixe, tandis qu'un chasseur de primes ne gagne de l'argent qu'au gré de ses missions. Mais dans le dernier cas, les sommes devenaient vite astronomiques : c'est la raison pour laquelle les personnes dotées d'un certain talent préféraient gagner plus.

Toutefois, les postes de sécurité étaient tout de même équipés de cellules pour les criminels, et donc une tête mise à prix finissait toujours au poste le plus proche. Du moins, tant que cette tête se faisait prendre.

C'est donc avec un grand fracas que la jeune fille passa la porte grande ouverte du poste de sécurité. Le bruit émis par le corps inerte traînant sur le sol alerta l'officier présent, qui regarda la scène avec des yeux pas vraiment surpris. La jeune fille lui jeta le corps à ses pieds, accompagné de l'affiche représentant le criminel. Après un rapide examen, l'officier hocha la tête, traîna Yric dans une cellule, puis il alla à un bureau, dans lequel il amassa un certaine somme d'argent. L'homme confia cette argent à la jeune fille, qui partit sans un mot en quête de sa nouvelle proie.

La somme qu'elle venait d'acquérir allait lui permettre de manger à sa faim pendant deux bonnes semaines, et si elle parvenait à mettre la main sur Stanley, elle aurait suffisamment d'argent pour pouvoir rentrer chez elle.

Car oui, cette jeune fille avait bel et bien une maison lui appartenant, au beau milieu d'une grande cité. Cependant, si la cité était grande, le nombre de chasseurs de primes fréquentant les lieux était aussi très impressionnant, et par conséquent, le taux de criminalité des lieux avoisinait le zéro : ce n'était donc pas un bon terrain de chasse pour elle.

Elle avait donc amassé une certaine somme et était partie dans l'hémisphère sud, plus déserte, mais où les criminels se pavanaient à foison. Mais il y avait maintenant presque un an qu'elle n'était pas rentrée, et la paix de la ville lui manquait quelque peu.

D'un pas déterminé, elle prit la direction que lui avait indiqué Yric : celle de la boutique d'armes à l'est de la ville. Cette fois, il n'y aurait pas vraiment de stratégie : le temps qu'elle amène Yric au poste de sécurité, Stanley avait sans aucun doute été mis au courant que quelque chose ne se passait pas comme prévu pour lui. Et donc il fallait s'attendre à un comité d'accueil pas vraiment chaleureux une fois qu'elle serait arrivée à destination.

Et en effet, une fois en vue de la boutique, elle put apercevoir des hommes-créatures armés de bâtons et d'épées : des magiciens et des guerriers. En ce qui la concernait, la jeune fille pratiquait peu la magie : elle n'avait appris celle-ci que dans un but pratique quant à son style, et une fois son objectif atteint, elle ne s'était pas attardée sur le reste. Elle n'aimait pas vraiment avoir affaire à des magiciens préparés. En temps normal, sa discrétion lui permettait de s'en débarrasser avant qu'ils n'aient eu le temps de comprendre ce qu'il leur arrivait, mais cette fois, elle n'aurait pas ce luxe.

Tant pis. Quand il faut y aller, il faut y aller.

D'un bref mouvement de ses poignets, elle fit tomber ses dagues dans ses mains : celle de droite étant une lame incurvée d'une couleur orangée et celle de gauche possédant une large lame droite et de couleur bleutée. Dans ce monde imprégné de magie, être un combattant ne signifiait pas forcément ne pas user de magie. Dans le cas présent, ses dagues en étaient imprégnées, luisant d'une faible lueur significative.

Elle bondit en avant, en ligne droite, à une telle vitesse que les gardes postés devant la boutique crurent à une bourrasque. Mais ladite bourrasque avait tranché les gorges de quatre hommes : deux magiciens et deux guerriers. Avant même que les autres ne prennent conscience de ce qu'il se passait sous leurs yeux, la jeune fille trancha deux nouvelles gorges, ne la laissant seule qu'avec deux guerriers. Ces derniers, enfin conscients de la menace, se jetèrent grossièrement sur elle. Hélas pour eux, la jeune fille était bien trop rapide : elle passa sous le coup de l'un des deux homme et lui ouvrit le ventre sur toute sa longueur, laissant se déverser tripes et boyaux sur le sol poussiéreux, avant de passer derrière le second et de lui trancher la gorge d'un coup sec.

Sans même leur accorder un regard, la jeune fille essuya ses lames sur leurs corps avant de se diriger vers l'entrée de l'édifice. La boutique en elle-même était petite. Mais comme il fallait s'en douter, une trappe située derrière le comptoir menait au sous-sol. Sans la moindre hésitation, elle plongea dans l'obscurité des lieux.

Dès qu'elle fut sortie des escaliers, elle ressentit des mouvements à sa droite et à sa gauche. Par pur réflexe, elle se baissa, et elle entendit siffler des lames d'acier au-dessus de sa tête. Ensuite, toujours par réflexe, elle trancha ses deux assaillants invisibles , les faisant hurler de douleur, avant de les achever proprement.

Alors elle décida de rester en place, calme, le temps que ses yeux s'habituent à l'obscurité des lieux. Contrairement aux hommes-créatures, elle ne possédait pas une excellente vision nocturne. Du moins, rien de comparable. Dans ce sous-sol, privé de toute lumière, la jeune fille était clairement désavantagée. Si elle ne parvenait pas à voir ses ennemis, ces derniers, eux, savaient précisément où elle se trouvait.

Une fois que ses yeux se furent un peu accoutumés à l'obscurité ambiante, la jeune fille reprit sa marche, se concentrant sur son ouïe et son toucher pour percevoir le moindre mouvement suspect. Immédiatement, un grand homme-loup bondit de derrière un râtelier avec une immense épée à deux mains, levée au-dessus de sa tête, prête à frapper de tout son poids. Cependant, la jeune fille était sur ses gardes, et elle n'eut aucun mal à esquiver ce coup dénué de toute subtilité. Passant derrière la créature, elle lui taillada le dos, mais les lames de ses dagues pénétrèrent bien moins profondément qu'initialement prévu. Réagissant à la douleur, l'homme se retourna violemment, et la jeune fille eut à peine le temps de se protéger de ses deux bras d'un puissant revers de la main.

Elle fut violemment projetée contre un mur de pierre, et, sonnée, elle eut à peine le temps de voir l'homme-loup qui fonçait vers elle, cette fois muni de ses seules griffes. Mais nul doute que ces dernières pouvaient être fatales...

La jeune fille prit alors appui sur le mur, bondissant à la rencontre de la créature qui ne s'y attendait pas, le laissant sans défense contre le coup de dague qui se planta en plein cœur. L'homme-loup cracha du sang, tenta en vain de s'exprimer au travers d'un gargouillis qui lui fit venir l'écume aux lèvres, avant de s'écrouler lourdement sur le sol.

Le dos encore douloureux, la jeune fille soupira : si personne ne venait la combattre après tout le boucan qu'elle avait fait avec ce dernier adversaire, c'est qu'il devait effectivement s'agir du dernier. Et en l’occurrence, l'homme-loup sur le sol n'était autre que Stanley.

Ne voulant pas s'encombrer d'un cadavre, elle se servit d'une des armes dans un râtelier non loin pour lui trancher la tête d'un coup net. Puis, l'attrapant par sa fourrure, elle prit la direction du poste de sécurité pour récupérer sa récompense.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie II   Mar 19 Mar - 16:28

Chapitre V
Voyage mouvementé


Après presque un an de chasses acharnées, de criminels coffrés et d'os brisés, la jeune fille était enfin en route pour rentrer chez elle. L'imminence de cette réalité ne faisait que croître l'élan de nostalgie qui était né dans son cœur. Les yeux dans le vague, elle fixait sans vraiment le voir le plafond aux reflets dorés, allongée sur le lit de sa chambre privée.

Il y avait maintenant deux heures qu'elle était montée à bord d'un vaisseau qui partait en direction de la cité où elle vivait. Et au vu de la vitesse de l'engin, il en faudrait au moins quatre de plus pour parvenir à destination...

Cette ville lui manquait... Mégalomesembria... Capitale de l'hémisphère nord du Monde Magique, aussi appelé Mars.

Il lui était difficile d'imaginer qu'elle se trouvait à des milliers, non, des millions de kilomètres de la Terre, cette planète dont les humains sont d'origine. Elle-même était humaine : ses ancêtres devaient donc avoir vécu là-bas, à un moment où à un autre. Pourtant, l'accès à cette planète était si facile...

Les anciens en parlaient encore, de ce temps où ils ignoraient qu'ils ne vivaient pas vraiment dans le Monde Magique, parallèle à la Terre, mais sur Mars, dans un autre plan. Ils parlaient encore des rares occasions où l'on voyait des étrangers, des mauvaises relations entre les deux hémisphères, et donc entre le peuple originaire de la Terre et celui originaire de Mars : les hommes-créatures.

Mais un beau jour, le fils du héros Légendaire, le Thousand Master, est arrivé et à tout révélé, tout arrangé. Depuis, ce garçon, qui n'avait alors pas plus d'une douzaine d'années, travaillait sans relâche à améliorer les relations, et à rendre Mars habitable, même sans l'utilisation de la magie. Depuis ce jour, Negi Springfield avait révélé au Vieux Monde (la Terre) la vérité sur la magie.

Bien entendu, cette soudaine révélation a apporté pas mal de chamboulements dans la société Terrienne. Mais pour ce qu'elle s'en fichait... Le seul point à retenir de ce fracas, c'est que des criminels usant de magie ont semé la zizanie sur Terre et qu'ils pensaient s'en tirer en venant dans le Monde Magique.

Cependant, le fait que la magie ait été révélée au grand jour a également délié les liens de certaines organisations anti-criminelles. C'est la raison pour laquelle on ne voyait que peu de réfugiés à Mégalomesembria, qui contenait l'un des deux portails vers le Vieux Monde. Et puis, les choses s'étaient calmées, depuis le temps... Les hors-la-loi, comprenant rapidement que même les forces de l'ordre n'avaient plus à se retenir en face de témoins, s'étaient peu à peu amoindris.

Mais ces derniers n'avaient pas disparus pour autant. Et c'était bien ce fait qui lui permettait de vivre en chassant les criminels.

Une violente secousse la tira de ses pensées. Étrange, le capitaine de bord n'avait pourtant pas annoncé d'intempéries...

Une autre secousse, plus violente encore, et accompagnée d'un grand fracas la tira complètement de sa rêverie. De telles secousses et un boucan pareil, cela ne pouvait être que...
-Nous sommes attaqués ! annonça la voix du capitaine de bord dans tout le vaisseau. Je répète : nous subissons une attaque !
La jeune fille soupira. Même sur le chemin qui menait à chez elle, elle ne pourrait pas avoir la paix ? Enfin, elle comprenait les malfrats qui auraient des chances de se faire plein d'argent sur un tel vaisseau de croisière...

Très vite, elle entendit des bruits de pas précipités dans le couloir, suivis de voix. :
-Ouvrez les chambres et faites-moi sortir tout le monde ! Je veux que tous ces riches soient sur le pont dans cinq minutes ! Exécution !
Juste après cet ordre, les échos de portes ouvertes à la volée retentirent dans le couloir jusqu'à sa chambre. Elle soupira encore. Elle espérait juste avoir le droit à une récompense à la clef pour avoir sauvé tous les passagers de ce vaisseau...

Se préparant à l'ouverture de sa porte, qui se trouvait au bout du couloir, la jeune fille bondit au plafond et s'y maintint grâce aux armoires haut placées et à peu de distance l'une de l'autre, juste au-dessus de la porte s'ouvrant vers l'intérieur. Quelques secondes plus tard, la porte fut fracassée et un homme entra, armé d'une mitrailleuse.

La jeune fille retint un soupir : l'entente entre le Vieux Monde et le Monde Magique avait aussi apporté son lot de problèmes matériels, notamment les armes à feu. Enfin... Ce n'était pas cela qui allait l'arrêter.

-Personne ici ! hurla l'homme en-dessous d'elle. On peut retourner sur le pont !
À peine l'homme se fut-il retourné que la jeune fille atterrit derrière lui, prit sa tête entre ses mains et lui tordit le cou dans un angle qui ne pouvait être considéré naturel. Dans son dernier instant, l'homme la regarda de ses yeux blancs vitreux avant de s'effondrer sur le sol.

Rapide dans ses décisions, ainsi que dans ses mouvements, elle poursuivit les autres hommes qui devaient s'occuper de ce couloir. Si tout se passait selon ses plans, l'absence de plusieurs hommes allait alerter le chef de bande, qui allait envoyer d'autres hommes se faire éliminer.

Se déplaçant avec la rapidité du vent, mais sans le moindre bruit, elle atteignit le premier homme par derrière et lui trancha la gorge sans qu'il ne puisse comprendre ce qu'il lui arrivait. Le gargouillis qui s'échappa de son dernier soupir alerta les deux autres hommes devant qui se retournèrent, mais il était déjà trop tard pour eux : un ligne de sang était tracée sur leur cou, et leurs têtes tombèrent peu après.

Vraiment, quoiqu'elle fasse, son chemin était toujours plein de sang...
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie II   Jeu 18 Avr - 2:17

Chapitre VI
Quotidien sanglant


Ses plans s'étaient pour l'instant bien déroulés. D'autres hommes étaient apparus pour comprendre pourquoi trois des leurs manquaient à l'appel, et ils furent immanquablement exécutés par la dague orangée de la jeune fille. À partir de cet instant, il lui fallait agir vite pour éviter que le chef de groupe ne se décide à exécuter tous les passagers à cause d'une éventuelle colère. Mais monter sur le pont par la seule et unique porte n'était très certainement pas un bon choix. Alors elle était sortie depuis un hublot.

Et à présent, elle se cramponnait à la proue du vaisseau, résistant aux assauts du vent qui tentait de lui faire lâcher prise. Sa position ne lui permettait hélas pas d'entendre ce qu'il se passait sur le pont, en revanche, personne, hormis les passagers, n'était tourné vers elle. Et les passagers en question avaient leurs yeux emplis de peur fixés sur les armes des criminels.

Ces derniers étaient au nombre de huit. Avec les six dont elle s'était déjà occupée, cela ne faisait que quatorze personnes. Avec un tel nombre, leur mode opératoire devait être plus axé sur la vitesse et la durée des opérations que sur le résultat réel. Ainsi, même si les forces de l'ordre venaient à être mises au courant, ils pourraient s'enfuir sans trop de mal. Dans un sens, ils étaient ingénieux.

Cependant, aujourd'hui serait un mauvais jour pour eux. Et le dernier.

La jeune fille soupira encore une fois. Elle n'aimait pas user de la magie, mais certains cas ne pouvaient être gérés autrement, et il s'agissait à présent de l'un de ces cas. Alors elle bascula par-dessus la rambarde de sécurité et atterrit sur le pont, puis elle concentra sa magie du vent sur ses jambes. Alliée la puissance de son Ki et à sa propre vitesse, elle atteignit ce qui devait être le chef, qui pourtant se trouvait à une bonne dizaine de mètres, en une fraction de seconde, avant même que les otages ne remarquent sa présence.

D'un coup sec, elle planta sa dague orangée dans le cœur de l'homme. Ce dernier ne s'écroula pas tout de suite, et laissa le temps à la jeune fille de balancer ses deux dagues vers le cou de deux autres criminels. Les trois hommes s'écroulèrent en même temps, laissant les cinq derniers dans la plus grande confusion. Mais cet état ne durerait pas indéfiniment, et alors les otages seraient en danger.

Alors, une fois de plus, la jeune fille fit appel à la magie. Deux cercles de magie, faits de lumière, apparurent au niveau de ses hanches, et une crosse sortit de chacun de ces deux cercles. Elle les empoigna avec force et tira deux revolvers. Quatre coups de feu retentirent, et quatre hommes tombèrent, leur boîte crânienne percée d'un trou d'où s'échappait sang et fluides cervicaux. Le cinquième homme, positionné derrière les otages, commença a paniquer et à lever son arme. Mais un dernier coup de feu retentit. La balle traça son chemin entre les otages, effleura une joue, emporta quelques cheveux, puis vint se loger dans le front du criminel, lequel s'écroula après trois bonnes secondes, mort.

Préférant s'assurer que pas un homme de plus ne soit descendu vers les cabines, la jeune fille rangea ses revolvers en les faisant disparaître dans des cercles magiques, récupéra sa dague à la lame orangée, puis, vint se poster en face de la porte grande ouverte menant aux cabines. Ses sens ne lui disaient rien, et elle ne ressentait pas la moindre présence en bas.

Elle avait réussi à éliminer les criminels.

Calmement, la jeune fille partit récupérer sa seconde dague et les essuya toutes les deux sur le cadavre encore chaud. Lorsqu'enfin les otages comprirent qu'ils étaient sauvés, des cris de joie retentirent de part et d'autres. Dans un dernier soupir, elle rangea ses armes à sa taille et regarda ceux qu'elle venait de sauver fêter leur survie.

Quelques instant plus tard, un homme à la moustache et aux cheveux gris vint à sa rencontre.
-Bonjour mademoiselle, je suis le capitaine de ce vaisseau ! Je ne sais comment vous remercier pour vos actes héroïques !
La jeune fille prit ses lunettes noires et les plaça sur son nez, avant de regarder le vieil homme, toujours avec son visage impassible.
-C'est rien, juste mon boulot...
-Non, vraiment, je tiens à vous remercier, au nom de tous les passagers ici présents ! Demandez-moi ce que vous voulez, je ferais ce qui est en mon pouvoir pour vous satisfaire !
-Dans ce cas, faites de moi un passager privilégié de votre compagnie, et laissez-moi emprunter vos transports gratuitement à partir de ce jour, répondit-elle sans la moindre hésitation.
Le capitaine écarquilla légèrement ses yeux de surprise avant de s'exclamer joyeusement :
-Si ce n'est que cela, je peux vous garantir l'accès à tous nos transports gratuitement ! Mais quel est votre nom, si je puis me permettre ?
La jeune fille fouilla dans la poche arrière de son mini-short et lui tendit une carte de visite, qu'il accepta avec le sourire. Il lut rapidement son contenu et s'exclama à nouveau :
-Je peux vous assurer une place privilégiée parmi nous, mademoiselle ! Je suis enchantée de faire votre connaissance !
-De même, répliqua-t-elle sans émotion avant de se diriger vers les chambres.

Lorsqu'enfin elle eut rejoint sa chambre après avoir poussé le cadavre à l'entrée du bout du pied, la jeune fille eut un sourire : finalement, ce coup du destin lui avait valu d'obtenir le droit de revenir chez elle quand elle le souhaitait. Et puis, elle n'aurait plus à dépenser d'argent pour le transport, désormais.

En conclusion, c'était une bonne journée.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie II   Jeu 18 Avr - 2:32

Chapitre VII
Mégalomesembria


La seconde plus grande ville du monde Magique était parsemée de ces rangées d'immeubles aux formes défiant la gravité, tous disposés de manière organisée. Les formes arrondies de ces bâtiments possédaient une certaine grâce, un certain charme dont manquaient les bâtiments de l'hémisphère nord. Parmi ces bâtiments circulaient de nombreuses personnes, qu'elles soient ici en tant que simples touristes, ou en tant que travailleurs, les rues étaient pleines de vies. Les véhicules volants n'entravaient pas la progression de ces personnes, flottant à quelques mètres de hauteur. Encore au-dessus, au-dessus même des gratte-ciel, des vaisseaux de croisière, ressemblant à des baleines mécaniques, flottaient nonchalamment, comme des oiseaux paresseux. Au milieu de cette gigantesque cité, un bâtiment circulaire abritait le portail menant au Vieux Monde. De temps à autre, des flash de lumière en jaillissaient, annonçant l'arrivée de nouvelles personnes.

Cette ville était son foyer. Cette ville s'appelait Mégalomesembria.

Parmi la foule oppressante, elle se sentait chez elle. Elle avait entendu dire que dans le passé, cette ville n'était que technologie avancée et mécaniques. Mais à présent, des arbres verts avaient occupé un peu plus d'espace. C'était ce qui permettait aux gens de respirer à l'heure actuelle.

Selon l'Histoire, c'était le fils du Thousand Master qui avait apporté cette solution au monde. Autrefois, seule la magie permettait aux gens de survivre dans le monde Magique. Mais cette magie, instable, aurait pu à tout moment disparaître, emportant avec elle la vie de millions de personnes. Mais cette personne, Negi de son prénom, avait pu rendre la vie possible sur Mars. Mais c'était il y a bien longtemps de cela. Du moins, avant sa naissance.

Mais ce qu'il s'était passé il y a des années lui importait peu. D'un pas décidé, elle se dirigeait vers le quartier général de son travail : un grand bâtiment sur huit étages, très large et très haut. Dire que quand elle était petite, ce bâtiment tenait plus du lieu secret que d'une réelle entreprise. Mais la criminalité avait pris des proportions tellement grandes qu'il avait fallu agrandir les locaux de manière drastique. Tout le monde connaissait ce groupe fermé, l'admirant et le redoutant à la fois, protégeant le monde, mais faisant parfois appel à des gens peu farouches aux méthodes souvent violentes.

Cet ordre était l'ordre des Guardians.

En ouvrant la porte à double battants, les discussions à l'intérieur s'interrompirent : il n'y avait pas une seule personne qui ne la connaissait pas ici. Tout comme l'ordre lui-même, elle inspirait la crainte et le respect. Aucune de ses missions n'avait connu l'échec, et elle avait peu à peu gravi les échelons de cet ordre, tout comme elle gravissait à présent les escaliers jusqu'à l'avant-dernier étage, là où les grades XI et XII résidaient.

Curieuse de voir ce qu'il s'était produit en son absence, elle prit directement la direction du tableau d'affichage, où seulement trois affiches étaient accrochées : l'une représentait un homme encapuchonné, sans réelle description hormis ses nombreux crimes, un autre représentait un homme à la barbe naissante et aux lunettes, et une dernière représentait une femme à l'air sadique. Ces trois personnes possédaient de grandes sommes à la clef, mais aucune ne semblait valoir vraiment le temps que cela lui coûterait. Elle soupira.

Alors elle sentit un poids sur ses épaules : une jeune fille, à peine majeure, aux longs cheveux blonds et aux yeux de jade la regardait en souriant.
-Eh bien ? La jeune princesse impitoyable est revenue parmi nous ? Depuis quand es-tu ici ?
La jeune brune répondit par un sourire.
-Tu le sais très bien, n'est-ce pas ? Ton réseau d'informations est toujours au top, ici, non, Karin ?
Cette dernière eut un sourire encore plus large.
-Et combien de personnes t'ont suivi, d'après toi ?
-Huit. C'est d'ailleurs étonnant que tu aies réussi à embaucher un fleuriste dans tes rangs.
Cette fois, la dénommée Karin partit d'un grand rire.
-Les fleuristes sont au courant de bien des choses, figure-toi !
-Je n'en doute pas un seul instant.
Karin lui donna cette fois une grande tape dans le dos.
-Bon retour parmi nous, Sylphide.
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