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 SSRhapsody : Histoire Partie I

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SSRhapsody
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MessageSujet: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:33

Chapitre I
Une vie détruite

Il était une fois, un clan du Japon au nom aujourd'hui oublié, mais qui surpassait grand nombre d'autres clans par ses techniques spectaculaires. Dans ce clan naquît une petite fille, bénie des Dieux, car elle naquît le jour de l’anniversaire de la création du clan.

Cette fille reçut le nom de Stena. En grandissant, Stena Sivilis devint une splendide petite fille aux longs cheveux noirs cascadant jusqu'au creux de son dos. Ses yeux noirs très légèrement bridés étaient vifs et captaient presque tout ce qui l'entourait. Elle était de taille moyenne, mince, et toujours vêtue légèrement afin de conserver des mouvements fluides. Elle était intelligente, déterminée, assidue, maligne et très stricte envers les autres autant qu'avec elle-même. Le seul défaut que lui trouvaient les autres membres du clan était sa poitrine : très petite.

Il n’était pas rare que d’autres garçons lui fassent la cour. Mais Stena refusait poliment à chaque fois. Et lorsqu’un garçon se montrait un peu trop insistant, elle n’hésitait pas à se battre.

Elle grandit dans la joie, entourée de sa famille et de ses amis. La seule chose qui importait plus que ses loisirs était l’entraînement. Jamais elle n’était satisfaite de ses capacités, et elle cherchait toujours à devenir plus forte. Aussi développa-t-elle sa propre technique.

Ses compétences au sabre étaient exceptionnelles. A son huitième anniversaire, elle reçut pour cadeau un long katana au manche de bois lisse doux et sans garde. La lame fine et tranchante brillait d’un éclat magnifique. Avec cette arme, sa technique fut perfectionnée, puis finalement achevée.

Le nom de cette technique fut nommée non pas par elle-même, mais par ses parents, incroyablement fiers d’elle : la Symphonie de la Lumière, car la lame, en glissant délicatement mais rapidement sur le vent, produisait une douce mélodie annonciatrice de mort, et l’arme brillante réfléchissait l’éclat du Soleil ou de la Lune, faisant confondre le sabre avec un éclair blanc qui foudroyait l’ennemi.

Cette technique lui valut une formidable réputation au sein du clan, et il lui fut alors donné un surnom : SSRhapsody, de par ses initiales et sa technique musicale.

A l'âge de ses neuf ans, la veille de son dixième anniversaire, une tragédie survint : un démon immense, l'Akuma no Kami, si puissant que ses pouvoirs étaient comparés aux Dieux, arriva et dévasta en un simple revers de la main la ville que le clan avait si ardemment défendu pendant des années. Le démon faisait plus de 200 mètres de haut, et même s'il avait une apparence quasi-humaine, les cris qu'il poussait et la désolation qu'il engendrait firent croître la peur parmi les membres du clan. Personne n'avait le pouvoir de rivaliser avec la créature. Il y en a bien qui tentèrent une offensive, mais sans aucun effet.

Devant les yeux de Stena moururent sa famille, ses amis, et le clan au grand complet, broyés dans un concert de craquements d'os et de cris étouffés. Elle était pétrifiée par l'horreur de la scène. Aucun son ne sortait de ses lèvres. Seule la peur se lisait dans ses yeux. Elle ne parvenait pas à sortir son sabre de son fourreau.

Puis le démon, pour qui le massacre du clan n’avait duré que quelques minutes, décida d’aller voir ailleurs si d’autres proies lui feraient bénéficier de leurs cris de frayeur. Stena, que la rage envahit alors, se jeta sur le démon, lame au clair, et frappa. Mais l’épaisse peau du démon le protégea de toute douleur, et n’eut pour effet que d’attirer l’attention du monstre. La bête baissa les yeux sur la dernière survivante du clan, puis baissa sa gigantesque main vers elle.

Et alors que le démon s'apprêtait à l'écraser, un cor retentit au loin. Ce cor stoppa l'horrible démon, qui n’était qu’à deux doigts de mettre fin à la vie de la jeune fille. Le monstre, hésitant, partit tout de même rejoindre l’appel du cor.

A ce moment, nul doute pour Stena : le démon était manipulé, et celui qui le contrôlait lui avait sauvé la vie, bien malgré lui.

A partir de ce jour, et pendant plus de deux ans, Stena arpenta le monde, sa lame toujours sur son côté. Puis elle finit par trouver l'école Mahora, un lieu respirant la sérénité qu'elle avait perdu il n'y a pas si longtemps de cela.


Dernière édition par SSRhapsody le Sam 9 Mar - 4:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:34

Chapitre II
Un nouveau monde


Maintenant arrivée au campus de Mahora, SSRhapsody n'en revint pas ses yeux : jamais elle n'avait vu de complexe éducatif aussi grand. Il y avait tout ici : les écoles, bien entendu, de la maternelle à l’université, les dortoirs qui allaient avec, mais il y avait aussi une grande rue commerciale, des restaurants, des laboratoires, des salles de club qui ressemblaient plus à des entreprises qu’à des lieux de réunion pour jeunes, des parcs, et également une incroyable bibliothèque, semblable à un château, qui trônait au milieu d’une île, elle-même située sur un immense lac dont les côtes disparaissaient à l’horizon malgré le ciel dégagé.

Mais même cela était ridicule comparé à l'arbre gigantesque, surplombant l'académie et la couvrant de son ombre immense.

Cet endroit respirant la sérénité lui rappelait un peu son ancien foyer, et cela fit remonter en elle mille souvenirs d’une époque maintenant révolue. Des larmes perlèrent à ses paupières, et elle s’empressa de les essuyer avec le revers de sa main.

En visitant ce dédale de rues avec pour seul point de repère le feuillage vert de l'arbre, Stena croisa un jeune garçon aux cheveux très étrangement bleus, tout comme ses yeux. Cela faisait plus de deux ans qu’elle n’avait plus eu de relations humaines, et Stena l'accosta un peu timidement. Elle se présenta au jeune homme poliment et lui demanda comment elle pouvait s'intégrer dans ce campus. Ce jeune homme, répondant au nom de Sinji, lui indiqua gentiment que n'importe qui pouvait faire partie de l'académie, mais que le campus était loin d’être tranquille comme elle semblait le penser. Certes, l’ambiance était paisible, mais il n’était pas rare que des élèves combattent entre eux pour prouver leur force, et qu’il lui faudrait faire preuve de prudence.

Désirant en apprendre plus sur l'art du combat, SSRhapsody lui demanda si il voulait bien l'affronter en un duel amical, le perdant étant celui ou celle qui n’en pouvait plus ou qui abandonnait. Sinji, qui était sans conteste un garçon galant, accepta avec plaisir, et lui laissa commencer.

Prenant l'initiative que lui donnait Sinji, Stena fonça sur lui, le poing levé, visant directement son visage à découvert. Mais celui-ci, habitué aux combats, bloqua le coup de sa main gauche et enchaîna directement sur un tacle. Stena tomba lourdement sur le sol, incapable de se relever dans l'immédiat.

Profitant de l'incapacité de Stena à répliquer, Sinji leva le poing, prêt à frapper son adversaire immobile au sol. Stena, en reprenant conscience, parvint à esquiver de justesse le coup de Sinji, qui frappa le sol au lieu du ventre de sa cible. Profitant de l'erreur de son adversaire, Stena balança son poing au visage du jeune homme. Mais son dos meurtri lui infligea une décharge de douleur, l'empêchant de conclure son mouvement.

Sinji maintenant entraîné par la fièvre du combat, lança son poing droit vers Stena qui se tenait le dos à cause de la douleur. Le coup atteignit sa cible avec violence en plein visage, sonnant Stena. Celle-ci, par réflexe, tenta de repousser son assaillant avec un coup de pied, mais manqua son coup, encore toute retournée par le choc. Sinji, totalement sans pitié, attrapa le col de Stena, et leva de nouveau son poing bien haut.

Ayant un peu de chance dans son malheur, Stena parvint à esquiver le coup de Sinji. Celui-ci laissa une brève ouverture à son épaule droite, mais il n'était pas aisé de l'atteindre dans de telles conditions, aussi Stena échoua de nouveau son coup de pied, laissant à Sinji l'occasion de porter un nouveau coup de poing.

Le coup de Sinji atteignit Stena en plein ventre, lui coupant le souffle. Sinji recula, pensant le combat terminé, mais Stena, déterminée, déclara vaillamment que ce n'était pas le cas tout en se relevant, sa main massant son ventre endolori. Pensant que la jeune fille n'était pas en état de combattre, Sinji baissa sa garde, ce qui fut une grossière erreur : Stena, en un instant, se retrouva devant lui et lui mit un magnifique coup de pied qui le projeta en arrière et le fit tomber sur le sol.
Et avant qu'il n'ait le temps de se relever, Stena bondit et tenta un autre coup de pied.

Mais Sinji esquiva habilement d’une roulade sur le côté, et Stena s’écrasa contre le sol. Cette chute associée à tous les coups que lui avait mit Sinji lui fit perdre l’équilibre, et elle s’écroula, à peine consciente.

Sinji, toujours galant, lui tendit sa main, ce qu’elle accepta avec reconnaissance. Son adversaire, en bon combattant, la félicita de ses prouesses. Heureuse de découvrir un adversaire digne de ce nom, Stena lui donna son numéro, puis repartit, chancelante, mais avec un incroyable sentiment de suffisance.

Elle avait décidément encore beaucoup à apprendre, dans cette académie Mahora...


Dernière édition par SSRhapsody le Dim 3 Mar - 21:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:34

Chapitre III
De surprise en surprise


Stena, enfin remise de son combat contre Sinji, partit s’inscrire au collège. Le directeur (qui avait une tête de forme bizarre, il faut le préciser) l’accueillit chaleureusement. Bizarrement, Stena eut l’impression que ce vieil homme était quasi-omniscient, et qu’il était au courant pour son passé. Mais préférant ne pas évoquer le sujet, Stena s’en tint à la procédure d’inscription standard.

Désormais inscrite, il lui faudrait attendre encore deux jours pour commencer les cours. Aussi décida-t-elle de visiter l’immense campus. Sa première destination fut cette curiosité de la nature : ce végétal géant que l’on nommait « Arbre Monde ». Arrivée à son pied, elle ne put que se sentir que ridicule face à cette immensité. Comme si se tenir face à cet arbre lui enseignait l’insignifiance de sa vie, l’unité du Temps et les hommes qui ne représentaient qu’un grain de poussière dans les mers de sable du désert que constituait le Monde, le tout dans un silence que seul venait troubler le bruissement du feuillage vert émeraude.

Se sentant apaisée à côté de l’Arbre, elle décida d’en faire son lieu d’entraînement. La défaite qu’elle a subie face à Sinji a été porteuse de leçons enrichissantes, et Stena ne délaissait jamais son entraînement.

Ainsi, elle s’entraîna des heures durant, sans jamais marquer de pause, sans jamais faire attention à ce qui l’entourait, que ce soit les regards curieux des autres étudiants ou bien le soleil qui se couchait à l’horizon, baignant d’une lumière orangée le ciel dégagé.

Quand enfin la fatigue l’obligea à s’arrêter, la lune était déjà haute dans le ciel, et elle n’aurait su dire combien de temps elle s’était entraînée. Cela dit, l’entraînement avait été intensif, et elle avait fort besoin de se rafraîchir. Alors elle se rendit aux douches publiques.

À cette heure tardive, il n’y avait bien évidemment personne. Et la taille des installations était encore plus impressionnante, lorsqu’elles étaient plongées dans le silence nocturne.

Après s’être lavée, Stena hésita longuement entre dormir à la belle étoile ou aux dortoirs. Il est vrai que le confort d’un lit la tentait, mais cela faisait maintenant deux ans qu’elle était livrée à la nature, et durant tout ce temps, elle n’avait eu pour seul et unique plafond que la myriade d’étoiles et pour seuls amis les constellations qui gardaient un œil bienveillant sur elle. Aussi, il était brusque pour elle de changer soudainement ses habitudes. Certes, cette dernière nuit, elle s’était remise des blessures de son combat dans le lit de l’infirmerie, mais tout de même.

Finalement, elle opta pour dormir à la belle étoile. Mieux, elle décida de s’allonger dans les branches de l’Arbre Monde. Et c’est ce qu’elle fit.

Le lendemain matin, Stena se réveilla aux premières lueurs de l’aube, le feuillage épais de l’Arbre atténuant la clarté du soleil matinal. En bas, le brouhaha se faisait déjà entendre. La vie à Mahora prenait ses droits dès le levé du soleil. Pour se réveiller, Stena se mit à courir dans le campus, imprimant chaque détail dans sa mémoire. Possédant une incroyable mémoire photographique, et un sens de l’orientation sans faille, il lui suffirait d’un seul tour pour connaître le campus par cœur. Seulement, ce tour risquait d’être long.

En déboulant dans la rue marchande, elle croisa plein d’autres personnes matinales : des étudiants de tout âge, courant comme elle, ou bien des universitaires, qui travaillaient déjà à mettre en valeur leur vitrine ou bien acharnés à travailler. Tout en courant, Stena sentit les délicieuses odeurs émanant des boulangeries qui sortaient déjà croissants et pains du four. Et les étudiants boulangers, forts sympathiques, distribuaient le fruit de leur labeur aux coureurs, demandant juste un remerciement en retour.

Les parfums ayant eu raison d’elle, Stena demanda un croissant à l’un des jeunes boulangers, qui lui balança. La jeune fille rattrapa son petit-déjeuner fort habilement en plein vol, et remercia le généreux jeune homme de son plus beau sourire, ce qui, croyez-le, était une excellente récompense.

Dans ce complexe éducatif, il y avait un nombre incroyable de structures et de clubs : des clubs sportifs, déjà bien nombreux, mais aussi des clubs traitant de tous les sujets possibles, du scientifique au littéraire, en passant par les clubs de travaux publiques, chacun se spécialisant dans une étape particulière des constructions ou des réparations. De ce que Stena avait pu en voir à son arrivée, elle avait jugée qu’il lui faudrait environ une journée pour visiter au moins l’extérieur du campus.

Ce fut une erreur. Depuis le lever du soleil jusqu’à son coucher, elle n’avait pu visiter qu’un quart du campus, même avec son pas de course. Aussi, Mahora regorgeait de plein d’autres surprises.

Le soir venu, Stena décida pour la première fois de se rendre aux dortoirs. Se trouvant dans la partie du campus qu’elle avait visité dans la journée, elle n’eut aucun mal à les trouver. En entrant, elle fut une fois de plus stupéfaite par la beauté de l’endroit (une fois n’est pas coutume). Le sol couvert de tapis aux motifs géométriques divers et variés était éclairé par de magnifiques chandeliers. Sur chaque côté du couloir principal aux murs blancs, on pouvait voir deux grands escaliers couverts de tapis rouges menant aux étages supérieurs et des portes menant aux premières chambres.

Restant plantée là la bouche grande ouverte, une jeune fille aux courts cheveux bruns faillit la percuter. Celle-ci, répondant au nom d’Olivia, était aussi passée par cette période de stupeur. Aussi ne réprimanda-t-elle pas la nouvelle venue. Stena lui demanda, à tout hasard, si elle connaissait l’emplacement de sa chambre. Et grande chance pour elle, Olivia était sa voisine de chambre.

La jeune fille, du même âge que Stena, était de petite taille. Elle la conduisit jusqu’à sa chambre, et la laissa s’installer à son aise. Epuisée par cette journée pleine de découvertes, Stena s’endormit comme une masse à peine allongée dans son lit.

Elle se réveilla le lendemain matin avec la sonnerie rituelle qui levait tous les élèves du dortoir pour aller prendre le petit déjeuner. Elle se rendit compte, en se regardant dans le miroir, qu’elle avait dormi toute habillée. Rigolant de son épuisement de la veille, Stena sortit et suivit la file d’élèves vers la cantine.

Après un petit-déjeuner frugal, elle suivit de nouveau la file d’élèves vers le collège. Là, un professeur l’interpella pour la conduire jusqu’à sa salle de classe, la 1-S. Après s’être présentée à ses camarades, Stena reconnut dans la salle la petite fille de la veille, et elle s’installa à côté d’elle.

À la pause du matin, Olivia lui fit visiter le collège, ou du moins les lieux les plus importants du collège, ce dernier étant tout aussi grand que le reste, dans ce campus. Puis elles reprirent les cours de fin de matinée.

Mahora différait en l’éducation, par rapport à son ancien clan, pensa Stena. Dans son ancien clan, elle apprit à compter, à lire et à combattre. Rien de plus. Ici, elle découvrit de nouvelles matières, comme l’Histoire, les Sciences Humaines, et bien d’autres choses encore.

Pour Stena, c’était une vie entièrement nouvelle qui démarrait.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:34

Chapitre IV
Forces féminines


Après avoir appris tant de choses que sa tête lui en faisait mal, Stena se rendit au réfectoire, sa première matinée de cours terminée. Le combat avec Sinji toujours ancré dans son esprit, elle ressentit soudain le besoin pressant de combattre. Son regard croisa alors celui d'une jeune fille aux cheveux châtains et aux yeux de la même couleur, répondant au nom de Haruhi Suzumiya.

N'oubliant pas les règles d'honneur du combat, Stena s'approcha de sa camarade et lui demanda si elle voulait bien combattre, juste pour s'entraîner. Haruhi posa sa fourchette (elle venait de finir son assiette) et accepta l'offre.

Ce combat étant un entraînement, il ne s'agissait pas d'un match à mort. Aussi, le combat se terminera après que l'une des deux abandonne ou ne soit plus en état de combattre.

Stena attendit patiemment qu'Haruhi se lève, puis elles se jaugèrent toutes deux du regard, tout en contournant la table où le plateau repas d'Haruhi se trouvait toujours. Prenant l'initiative, Stena bondit sur la table et engagea un coup de poing, droit sur son adversaire. Le coup atteignit le visage d’Haruhi, la sonnant brièvement. N'attendant pas qu'elle reprenne ses esprits, Stena balança un autre coup de poing, cette fois dans le ventre de son adversaire. Celle-ci, le souffle coupé, chercha sa respiration pendant un bref instant, instant qui suffit à Stena pour soulever Haruhi du sol, la projeter en l'air, et balancer la paume de sa main vers son corps retombant.

Haruhi esquiva habilement en attrapant au vol le poteau non loin d'elle, et Stena, maintenant complètement engagée dans son mouvement, ne put s'empêcher le frapper, ce qui lui fit atrocement mal.

Mais soudain, elle se rappela qu'elle était venue ici pour manger, et qu'elle n'avait encore rien avalé. Oubliant le combat sur l'instant, Stena récupéra une banane et jeta négligemment la peau par terre.

Haruhi, elle, poursuivait son magnifique mouvement et tournoyait autour du poteau. Puis elle le lâcha, avec la ferme intention de frapper la tête de son adversaire de ses deux pieds joints. Mais Stena s'était déjà éloignée, et la pauvre Haruhi ne rencontra que la peau de banane par terre, ce qui la fit glisser. Et elle s'écroula sur le sol en décrivant une magnifique pirouette.

Reprenant enfin conscience qu'elle se trouvait au beau milieu d'un important combat, Stena revint et trouva son adversaire déjà à terre. Sans se poser de questions, elle leva son poing bien haut, prêt à frapper.

C'est alors qu'Haruhi eu des réflexes totalement surprenants : elle esquiva le coup de poing, récupéra un barbecue sorti d'on ne sait où, et le plaça sur la trajectoire du coup de Stena, le tout en une fraction de seconde.

Bien évidemment, Stena hurla de douleur. Haruhi profita de ce bref moment de répit pour reprendre son souffle, puis elle arma son poing, prête à frapper son adversaire au ventre.

Mais tout ne se passa pas comme elle l'avait prévu : sur un mauvais réflexe, Stena bascula en arrière et fit malencontreusement tomber le barbecue, et les braises encore brûlantes roulèrent sur le sol. Haruhi, qui aujourd'hui avait la malchance de marcher là où il ne fallait pas, fit entendre un cri strident lorsqu'une braise entra en contact avec sa peau, stoppant net le coup prévu à l'origine pour Stena.

Cette dernière, prête à en finir une bonne fois pour toutes, se jeta à corps perdu sur la jeune fille aux cheveux châtains, le poing levé. Le coup était bien parti pour atteindre son but, mais là encore, à la grande surprise de Stena, Haruhi développa des réflexes incroyables : elle fit un bon majestueux, et avant que son adversaire puisse comprendre quoi que ce soit, atterrit sur son bras et s’en servit comme appui afin de rentrer son pied dans la face de la pauvre Stena. Celle-ci s’écroula sur le sol, et vit Haruhi partir précipitamment, prenant à peine le temps d'adresser à Stena ces quelques mots : "Merci pour ce combat. J’espère ne pas t’avoir fait trop mal… J’ai gagné, mais tu es vraiment forte ! Et j’ai dû avoir de la chance… Bon bah… euh… je vais y aller, hein ! »

Et tout en la regardant courir, Stena aperçut Haruhi agiter bizarrement son bras, puis ses cheveux prirent soudainement feu. Alors, Haruhi courut de plus belle, en hurlant à tue-tête.

Stena avait encore perdu un combat. Jusqu’où allait la puissance des combattants de Mahora ? Elle n'était pas encore satisfaite de ces capacités... Il lui faudrait encore s’entraîner… Et puis, d'où venait ce feu qui apparut subitement sur les cheveux d'Haruhi ?
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:35

Chapitre V
Heure de liberté


Son après-midi de cours débuta, et là encore, elle apprit plus en quelques heures qu’en toute sa courte vie. Toutefois, il lui fallait se rendre à l’évidence : les cours ne lui permettraient pas de progresser dans les combats.

Le combat était tout pour elle. Dès son plus jeune âge, elle se battait, et elle fut reconnue dans son clan, non pas par sa vivacité d’esprit, mais bien par ses compétences au sabre. D’ailleurs, elle ne l’avait plus utilisé depuis un bon moment… Et la sensation de bien-être lorsqu’elle s’entraînait avec lui manquait… C’est comme si elle avait oublié une partie de son être dans l’ivresse des nouvelles surprises de ce monde…

Elle fut brusquement tirée de sa rêverie par le professeur, qui, malgré sa gentillesse, n’aimait pas quand un élève se dissipait. Aussi fut-elle sévèrement réprimandée sous les ricanements discrets des autres élèves. Et quand la cloche annonçant la fin des cours sonna, stoppant le professeur dans sa tirade, c’est avec soulagement que Stena sortit.

Il lui fallait se rendre à l’évidence : elle n’était pas faite pour les cours. Certes, elle aimait apprendre, mais par elle-même. Les discours des professeurs étaient assommants, pour elle, et elle préférait de loin le silence des livres. C’est vrai, quoi ! Elle savait lire et compter, elle n’avait pas besoin d’autres choses afin d’apprendre elle-même tout ce qu’elle désirait savoir ! Mais pour éviter d’être mal vue, elle consentit à passer ses journées en salle de classe, sous les bavardages incessants d’Olivia, cette petite fille intarissable, même si elle était sympathique.

C’est avec une joie intense que Stena accueillit le week-end, et par la même occasion, les vacances. Elle était arrivée à la bonne période de l’année, se dit-elle pour elle-même. Les automnes étaient doux, à Mahora, en ce mois d’Octobre. C’était cette époque de l’année où les arbres se paraient de leurs feuillages rouges ou jaunes. Mais Stena constata une chose fort étrange : l’Arbre Monde possédait toujours son feuillage vert émeraude. Peut-être lui fallait-il plus de temps, de par sa taille, pour prendre conscience du climat extérieur, se dit Stena.

Quoiqu’il en soit, les vacances permettraient à Stena de faire ce qu’elle voulait, au sein du campus. Notamment, et en tout premier lieu, le visiter. C’est ce qu’elle fit, dès le samedi matin, avant même que le soleil se lève. Ayant prit cette habitude, son itinéraire passait devant les boulangeries, chaque matin, afin de manger son croissant rituel. Chose étrange, c’est toujours le même jeune homme qui lui donnait, et c’est toujours avec le même sourire ravageur qu’elle le remerciait. Ce matin-là, le jeune homme, tout sourire en l’ayant vu arriver, lui offrit non pas un, mais deux croissants. Stena prit soudainement conscience que ce gentil garçon avait peut-être le béguin pour elle. Mais bon, elle n’avait que douze ans, et elle ne voulait pas encore penser à ça, même si, dès l’âge de ses six ans, les prétendants dans son clan affluaient déjà.

Deuxième point important de l’itinéraire de la jeune fille : l’Arbre Monde. Arrivée à son pied, elle se mit à méditer, et ce, pendant une bonne heure, en attendant que le soleil automnal éclaire suffisamment les rues de la ville, chose qu’elle ne pouvait se permettre les jours de cours. En partant, elle posa brièvement la main sur l’immense tronc, comme pour remercier l’Arbre de sa bienveillance.

La suite de l’itinéraire de Stena était la visite des endroits encore inconnus à la jeune fille. Ayant un peu visité les alentours du collège sous la direction (et plus particulièrement le flot incessant de paroles) d’Olivia, la zone inconnue de la jeune fille s’était un peu réduite. Toujours est-il que la plus grande partie du campus restait encore à découvrir, et Stena mit un point d’honneur à tout visiter avant la fin du week-end.

Le soleil une fois couché, Stena retournait au pied de l’Arbre et révisait les quelques coups dont elle avait eu l’idée en combattant face à Sinji et Haruhi. Puis elle grimpait dans les branchages afin d’y passer la nuit, car malgré tout, Stena était une fille qui se sentait proche de la nature, et qui avait besoin de rester en contact avec.

Le lendemain matin, Stena partit encore une fois pour une nouvelle séance de découvertes. Mais étant partie en avance, l’aube n’était pas encore apparue, tout comme le jeune boulanger qui lui offrait son petit déjeuner. Alors Stena décida de l’attendre. Non pas qu’elle en pinçait pour le jeune garçon, mais plutôt parce que les croissants étaient délicieux. Et ainsi, la boulangerie ouvrit, et le jeune garçon en sortit. Celui-ci resta littéralement bouche bée en voyant qui l’attendait sur le pas de la porte.

Reprenant ses esprits (une bonne dizaine de secondes plus tard), il décida, profitant que la jeune fille soit immobile, d’engager une conversation.
-B… Bonjour, commença-t-il d’une voix pas très assurée. Belle matinée, n’est-ce pas ?
Là encore, Stena lui répondit par un sourire, qui fit presque fondre le jeune homme au sens propre du terme.
-Euh… Comment est-ce que tu t’appelles ?
-Stena, répondit celle-ci sans rien ajouter de plus.
-Très joli nom, déclara-t-il avec plus d’assurance, maintenant qu’il connaissait le prénom de son interlocutrice.
-Et toi ?
-Akito.
-Enchantée, dit-elle en tendant sa main vers lui, qu’il prit avec enthousiasme.
-Tu es nouvelle, ici ?
Stena hocha la tête. Contrairement aux apparences, elle n’était pas très loquace, et elle ne parlait que lorsqu’elle ne pouvait communiquer autrement. Rares sont les personnes à avoir entendu sa voix distinctement, autrement qu’en brefs mots ou en cris de combat.
-Tu visites le campus, je suppose, continua Akito, un peu désemparé par la manque d’expression de Stena.
Nouveau hochement de tête.
-Bon, eh bien, je te souhaite une bonne visite, alors, conclut-il, sentant que la situation lui échappait complètement. Voilà pour toi, ajouta-t-il en tendant deux croissants.
Cette fois encore, Stena le remercia avec son sourire angélique, puis partit, laissant le jeune homme comme pétrifié, un visage exprimant un bonheur indicible se lisant sur ses traits.

La visite du campus se clôtura enfin au coucher du soleil, comme l’avait espéré Stena. Les deux semaines qui suivraient seraient pour elle la reprise de son entraînement. Mais une question subsistait encore : où se déroulerait le dit entraînement ?

En visitant l’académie, elle avait repéré que des montagnes entouraient le campus. Ces montagnes seraient l’endroit parfait pour elle, afin de ne pas être dérangée. Et afin d’être en forme pour le lendemain, Stena se rendit à l’Arbre pour y dormir, trouvant l’endroit bien plus reposant que le lit douillet qui l’attendait pourtant aux dortoirs.

À partir de demain, ce serait le début de son entraînement sérieux.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:35

Chapitre VI
La Symphonie de la Lumière


La voici désormais en train d’arpenter les sentiers étroits, s’enfonçant toujours plus profondément dans la forêt. Il n’y avait personne ici, pour son plus grand bonheur. Seule la nature l’entourait. Rien d’autre. Et la nature lui parlait, à sa manière : le bruissement des feuilles dans les légers courants d’air, le frottement des pattes d’animaux divers contre l’herbe verte, ou encore le chant des oiseaux, maintenant pleinement éveillés. Il n’était pas tard : l’aube venait de se lever. Mais pour Stena, il faisait nuit dans cette épaisse forêt montagneuse.

Et elle continua de marcher, sans jamais quitter le sentier tracé par le seul passage des animaux, son katana sur le côté. Katana qu’elle avait récupéré la nuit même, dans la chambre où elle ne mettait quasiment jamais les pieds.

Quoiqu’il en soit, le fourreau de son katana, fait du même bois que la poignée, lui servait à débroussailler un peu devant elle, afin de lui permettre d’avoir une meilleure visibilité. Où elle allait ? Vers les sommets. Il n’y a pas de meilleurs endroits que ceux en hauteur et en pleine nature pour s’exercer. Alors, elle avança, toujours plus haut, sans s’arrêter, avec la ferme intention de découvrir le lieu d’entraînement parfait.

En fin de matinée, après une longue marche, Stena vit enfin les arbres s’écarter les uns des autres, laissant la lumière filtrer peu à peu à travers les branchages de moins en moins épais. Puis elle déboucha enfin de cette immense forêt, et put profiter de l’air vivifiant des hauteurs. Elle continua d’avancer jusqu’à arriver au bord de la falaise, face au campus.

La vue était magnifique. De là où elle se trouvait, Stena distinguait toute la ville : les rues, les bâtiments, et bien évidemment, l’Arbre, qui ne paraissait que plus imposant après avoir mis toute cette distance entre elle et lui. L’air était frais. Le vent soufflait paisiblement, porteur des seuls bruits environnants, l’agitation du campus ne parvenant pas jusqu’ici.

C’est à cet endroit que Stena lierait avec la nature ses liens les plus forts.

Elle décrocha le sac de son dos et en sortit son déjeuner, composé d’un simple sandwich au jambon. Pour les jours qui suivraient, elle se débrouillerait avec ce que voudrait bien lui donner sa chère amie la nature.

Son repas terminé, elle se leva, puis dégaina son katana. La lame coulissant dans le fourreau émit un léger son cristallin, qui résonna doucement aux oreilles de Stena. Kami no Uta. C’était le nom de son arme. Il signifiait « Chant des Dieux ».

Stena posa délicatement le fourreau sur le sol, à côté de son sac, et éleva son katana devant elle. La lame brillait toujours autant. Tout comme au premier jour. Cette arme faisait partie d’elle. Alors, elle commença à décrire des mouvements fluides avec la pointe de sa lame.

La musique commença à se faire entendre. Le vent délicat coulissait sur la lame, lame qui ne tranchait pas l’air, mais qui entrait en harmonie avec lui. Une harmonie parfaite. Une symbiose de cet élément et de cette arme, qui élevait une douce mélodie à la partition incroyablement douce, mais compliquée. Le vent portait au loin cette musique. Et le silence autour de Stena s’imposa, comme si la nature tenait à entendre ce son mélodieux.

SSRhapsody jouait. Et le monde entier l’écoutait.

Tout en décrivant des mouvements complexes mais lents, la lame extrayait différentes notes du vent capricieux. C’était une danse. SSRhapsody dansait. Dansait au rythme qu’elle imposait à son katana. Ce n’était pas la musique qui faisait bouger cette jeune fille, mais bien la musique qui la suivait. Pour elle, le Temps avait arrêté son cours. Rien ne bougeait autour d’elle. L’air qu’elle caressait lui répondait de son doux chant.

Puis elle accéléra ses mouvements. Le rythme s’accéléra aussi, tout comme la musique. Cette symphonie des cieux était maintenant rapide. SSRhapsody dansait gracieusement. Elle n’était plus Stena Sivilis, mais la musicienne du vent.

Elle jouait sa mélodie.

Des notes qu’elle jouait, et de la rapidité de ses mouvements, elle serait qualifiée de virtuose. Mais si un spectateur fermait les yeux, il aurait imaginé tout un orchestre. Pas une seule joueuse. Mais un véritable concert.

Ce concert lui avait valu son nom : SSRhapsody. Cette danse, tout comme cette symphonie, incarnaient la beauté, la grâce. Mais pour les ennemis de cette virtuose, elles incarnaient la mort.

Ses mouvements changèrent alors subtilement. Pour un spectateur lambda, elle n’aurait rien changé. Mais un œil attentif aurait vu cette différence spectaculaire : elle ne jouait plus seulement avec le vent, mais avec la lumière. Sa lame caressant le vent réfléchissait dans le même temps la lumière en une multitude de points distincts.

Elle était sur sa scène.

Et elle continuait de danser, toujours plus vite, mais par une étrange alchimie, toujours plus gracieusement. De son katana, on ne distinguait à présent plus qu’un éclair. Un éclair d’un blanc magnifique, qui bénissait de sa lumière cette musicienne du vent. Elle était à présent en parfaite symbiose avec le vent et le soleil. Elle était en parfaite symbiose avec la nature.

Elle jouait sa mélodie : la Symphonie de la Lumière.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:35

Chapitre VII
Le changement d'un être


Après trois heures intenses à jouer sa Symphonie, Stena s’écroula, épuisée. Epuisée, mais heureuse. Elle avait retrouvé son cher katana. Et la mélodie du vent parcourait toujours son corps, le faisant frissonner d’une joie indicible. Il n’y avait que comme ça qu’elle pouvait se sentir vraiment heureuse.

Sa technique, même si elle paraissait très jolie vue de l’extérieur, était d’une incroyable complexité. Pourtant, Stena n’avait mis qu’une seule année pour la créer et la perfectionner. Elle était un vrai génie. Mais le nombre de mouvements requis pour effectuer cette technique dépassait l’entendement. Surtout pour le grand final.

Il lui fallait, en une fraction de seconde, analyser les courants suivis par le vent, caresser le vent de sa lame et lui imprimer de rapides mouvements du poignet afin d’avoir également le contrôle de la lumière, mais aussi se mouvoir avec une fluidité extrême, non seulement pour ne pas couper la circulation stable du vent, mais aussi pour lui imprimer sa course.

Sa danse, elle ne lui avait pas donné de nom. Mais c’était elle qui lui permettait de contrôler partiellement la trajectoire du vent, afin de donner aux caresses de son arme les notes voulues. C’était aussi cette danse qui, en cas de combat, lui permettait d’esquiver les coups de ses adversaires.

Tout, dans sa Symphonie de la Lumière, était calculé. Absolument rien n’était inutile. Le son produit par son Kami no Uta permettait de brouiller l’ouïe de son adversaire, l’obligeant à compter sur sa vue. Et la lumière du soleil qu’elle déviait brouillait la vue de l’adversaire. Ainsi, son opposant ne pouvait plus compter, ni sur son ouïe, ni sur sa vue. Et un être dépourvu de ces deux sens n’est plus qu’un vulgaire fétu de paille entre les mains des attaquants. Et même sa lame brillante, tel un éclair d’un blanc pur, lui servait à embrouiller l’ennemi. Car, dans le cas où dévier la lumière ne suffirait pas (ou serait impossible d’utilisation, par les temps orageux), cette arme captivait l’adversaire, même inconsciemment. Et Stena, maîtresse dans l’art de l’épée, imprimait des mouvements si rapides à sa lame, qu’elle frappait en des endroits où l’adversaire, qui avait encore la lumière imprimée dans ses yeux, ne pouvait parer.

C’était une technique fabuleuse. Meurtrière. Personne n’avait survécu à cette Symphonie. Personne ne pouvait en parler, maintenant que les seuls proches qui en connaissaient l’existence veillaient sur elle depuis l’au-delà.

Mais quelque chose chagrinait Stena, au plus profond d’elle-même… Elle avait créé cette partition dans l’unique but de tuer. Pas pour son plaisir. Mais elle aimait son katana. Elle aimait le chant qu’il produisait, d’où le nom qu’elle lui avait donné. Et pourtant, cette Symphonie n’était pas destinée à être entendue par les vivants. Seules ses oreilles et la nature pouvaient en bénéficier.

Cela la rendait triste. Pourquoi ne pouvait-elle pas en faire bénéficier à d’autres personnes ? Pourquoi cette mélodie ne devrait servir qu’à tuer ? Pourtant, et depuis son plus jeune âge, cette partition s’était imprimée dans son être, et elle ne pouvait en changer la signification.

Il lui fallait changer de partition. Changer de notes. Changer de mélodie.

Mais cela ne suffirait pas à changer la signification de sa Symphonie. Il fallait quelque chose. Il manquait quelque chose. Quelque chose qui changerait tout. Quelque chose qui manquait à sa musique. Et soudain, elle trouva.

Sa voix.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:36

Chapitre VIII
Chant des Dieux et Voix des Anges


La fin des vacances approchait, et par la même occasion, la fin de son entraînement. Deux semaines. Elle avait passé deux semaines à modifier sa partition. Deux semaines à créer son chant.

Deux semaines à changer la signification de sa Symphonie de la Lumière.

L’aube n’allait pas tarder à se lever. Il fallait qu’elle aussi, se lève. Les rayons de l’aube étant les plus beaux, il s’agissait du moment propice pour finaliser sa nouvelle Symphonie.

Elle se leva et s’approcha du bord de la falaise. Cette scène était semblable à la montée sur scène d’un artiste, avant le grand lever de rideau. Le rideau, sur cette scène naturelle, c’était le ciel. Elle attendait que le soleil baigne de ses premiers rayons le ciel nocturne.

Une pâle lueur se montra à l’horizon. Ca commençait. Elle dégaina lentement son katana, lui arrachant une note cristalline. Elle ressemblait au chef d’orchestre qui levait sa baguette vers le ciel.

Les premiers rayons se montrèrent enfin. Lever de rideau pour Stena. Non, elle n’était déjà plus Stena. Elle était SSRhapsody.

Sous la lumière encore faible de l’aube, elle entama sa danse magnifique. Son katana vibra dans l’air et fit sonner ses douces notes. De très douces notes, qui n’avaient absolument rien à voir avec la partition d’origine.

Le rythme était doux. Infiniment doux. La danse de SSRhapsody était encore plus gracieuse qu’à l’accoutumée. Peut-être cette nouvelle partition avait fait don de la paix à son cœur.

Le soleil fit enfin son apparition. Le ciel s’éclaircissait. La scène s’illuminait, et la musicienne resplendissait sous se soleil matinal, ses cheveux d’un noir de jais flottant au gré du vent et de ses mouvements. Mieux encore, son sourire serein illuminait son visage, alors bien plus rayonnant que le soleil.

Puis le ciel devint d’un bleu clair, et elle ralentit ses mouvements. Puis elle se mit à chanter. Chanter d’une voix magnifique, cristalline, aussi pure que la lumière, aussi belle que la plus belle des roses.

« Dans cette nature apaisante
Où je vivais il y a longtemps
Elevée dans ce lieu apaisant
Où je voulais résider, pourtant…

Pourtant, ma vie fut gâchée
Par ces êtres malsains
Aux sombres pensées

Et la mort ainsi semée
Scella mon noir destin :
A moi-même je fus livrée.

De ce monde je ne voulais plus
Ce cauchemar je voulais oublier
La lumière fut perdue
Depuis j’erre sans but
Et je dois me livrer
À ma sombre destinée.

Egarée dans de grises contrées
Personne de moi ne voulait
Ainsi seule je fus délaissée
Car personne ne m’aimait.

Parcourant les vides plaines
Où toute vie était châtiée
Ne sachant où ma route mène
C’est ainsi que je fus oubliée.

De ce monde je ne voulais plus
Ce cauchemar je voulais oublier
La lumière fut perdue
Depuis j’erre sans but
Et je dois me livrer
À ma sombre destinée.

Ainsi deux années passèrent
Et désormais épuisée
Cette ville était la dernière
Que je n’avais point visité.

Soudain ma vie changea
Dans ce lieu de sérénité
C’est ici que s’acheva
Mon voyage si compliqué.

Et ce monde trouvé changé
Ce cauchemar je l’avais oublié
La lumière fut retrouvée
Ainsi je pus continuer
Ma nouvelle destinée. »


Sa voix s’éteignit sur ces paroles porteuses d’espoir. Sa lame ralentit. Sa danse freina. La musique s’estompait. Et elles s’arrêtèrent en même temps.

Alors le Temps reprit son cours. La nature s’exprimait de nouveau. Son public s’en allait. Son chant était terminé.

Et elle souriait. Un sourire d’une beauté jamais égalée. Stena vivait de nouveau. Elle recommençait son existence, débarrassée de ses remords et de sa peine.

Kami no Uta. Tenshi no Koe. Le Chant des Dieux et la Voix des Anges. C’était la nouvelle signification de sa Symphonie de la Lumière : le commencement d’une nouvelle vie.


Dernière édition par SSRhapsody le Mar 14 Aoû - 0:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:36

Chapitre IX
Une apparition étrange


C’était la fin des vacances. Le lendemain, elle reprenait les cours, comme tous les autres étudiants du campus. Mais il y avait un problème, et pas des moindres : Stena n’avait pas fait ses devoirs. Aussi se leva-t-elle encore plus tôt qu’à son habitude pour se rendre la première à l’île bibliothèque.

Comme elle s’en doutait, l’intérieur de l’immense bâtisse était encore plus impressionnant que l’extérieur. Toutefois, cela ne l’empêcha pas d’être abasourdie par la présence d’une telle quantité de livres. Ceux-ci s’étendaient sur des rayons et des rayons d’étagères, ces dernières formant un dédale digne des plus grands labyrinthes. Et ce dédale, Stena le savait, s’étendait sur au moins une quinzaine d’étages.

Il n’y avait pas grand monde, dans l’immense bibliothèque. Juste le personnel, qui faisait l’effort de venir plus tôt pour remettre les livres à leur place (ce qui n’arrivait pas souvent, les gens de Mahora étant très respectueux).

Après avoir demandé un bref renseignement, Stena se rendit dans la section éducative. Là, elle commença à travailler. Les devoirs n’étaient pas très difficiles, aussi Stena les finit en à peine une heure.

Mais alors qu’elle rangeait ses affaires, elle sentit une étrange sensation. Comme une pression sur la poitrine. Mais très légère. Elle se retourna vivement et réussit à apercevoir du coin de l’œil une étrange lumière, de toute petite taille mais brillant d’un bel éclat vif.

Obéissant à une impulsion, Stena suivit cette lumière. Elle fut obligée de courir pour ne pas se faire distancer. La lumière, comme douée d’une volonté propre, s’était rendue compte qu’elle était suivie, et accéléra le mouvement, en tournant et retournant à chaque angle dans l’espoir de semer sa poursuivante. Mais Stena était loin d’être une amatrice, et ses deux semaines d’entraînement intensif avaient développé son endurance.

S’aidant de son fourreau pour négocier les tournants difficiles, elle arrivait toujours à voir à temps où la lumière changeait de direction. Mais elle était désavantagée. Un corps humain ne pouvait pas changer de direction aussi facilement qu’une luciole ou autre chose d’aussi petit. Mais quelque chose disait à Stena qu’il ne s’agissait pas d’un insecte lumineux. Autrement, elle n’aurait pas ressentit cette pression sur sa poitrine.

La poursuite continua, et Stena peinait de plus en plus pour déterminer la direction que prenait la lumière. Captivée par cette étrange chose, elle ne s’était pas rendue compte qu’elle avait déjà descendu jusqu’au troisième sous-sol.

À partir de maintenant, pensa Stena, la poursuite deviendrait plus difficile.

Et en effet, à peine eut-elle franchit la première étagère du niveau qu’une flèche jaillit d’entre les épais volumes pour éliminer l’intruse. Stena réagit par réflexe et stoppa le projectile avec son fourreau, sans même ralentir sa course.

Ainsi, les gens ne mentaient pas quand ils disaient que les étages inférieurs de la bibliothèque étaient dangereux.

Consciente du danger, et du fait que plus elle avancerait, plus cela serait dangereux, Stena sortit Kami no Uta de son fourreau. Le bruit cristallin qui s’ensuivit rassura la jeune fille qui redoubla d’efforts pour ne pas perdre de vue la lumière.

Avec son fourreau dans une main et son katana dans l’autre, elle put arrêter les nombreuses flèches qui sortaient des deux côtés sur son passage. Enfin une aventure comme elle les aimait. L’ivresse du danger à proximité lui fit oublier qu’elle risquait sa vie en continuant. Mais rien n’y faisait : elle voulait savoir ce qu’était cette lumière, et pourquoi elle avait ressenti cette étrange sensation.

Quatrième sous-sol. Et la lumière qui fuyait toujours plus bas. Mais Stena n’abandonnait pas.

C’est alors que la sensation de danger s’accentua subitement. Relâchant sa concentration sur sa vue un bref instant, et la reportant sur son ouïe, Stena entendit un léger grondement. Comme si quelqu’un traînait quelque chose de très lourd sur le sol. Elle lâcha des yeux la lumière et observa à droite et à gauche : les étagères se resserraient sur elle, inexorablement.

Stena reporta toute son attention sur ce piège mortel. Comment s’en sortirait-elle ? Elle avait trop avancé pour faire demi-tour, et vu la distance qu’il lui restait à parcourir pour s’extirper de ce piège, il était inutile de courir. Alors Stena envisagea une autre possibilité : au-dessus.
Il n’y avait qu’une vingtaine de mètres à monter, alors qu’il lui faudrait encore courir sur un bon demi-kilomètre si elle voulait continuer devant.

Décidant qu’il s’agissait de la meilleure solution, Stena bondit entre les deux étagères, s’élevant toujours plus haut. Au fur et à mesure que les étagères se rapprochaient, elle montait de plus en plus vite. Mais vint le moment où les étagères étaient trop rapprochées pour permettre des sauts. Alors elle jeta son sabre et son fourreau en l’air et commença son escalade.

Quand elle arriva au sommet des étagères, elle faillit ne pas pouvoir se dégager, mais heureusement pour elle, elle possédait une taille de guêpe. Stena récupéra son katana et son fourreau et se mit à observer les alentours avec attention. À cause de ce piège, elle avait perdu de vue la lumière.

Et tout en marchant sur les étagères, Stena cherchait, tel un faucon en quête d’une proie. De manière logique, la lumière devait emprunter l’escalier vers les étages inférieurs, mais elle n’avait aucune idée de la configuration des lieux. C’est alors que du coin de l’œil, elle l’aperçut.

La lumière descendait vers le cinquième sous-sol.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:36

Chapitre X
Poursuite à la bibliothèque


Stena déboula dans le cinquième sous-sol en haletant. Elle avait prit du retard sur cette lumière. Beaucoup trop de retard. Elle ne voyait à présent plus comment la rattraper. Mais il ne fallait pas abandonner.

Elle aperçut sur le côté deux lourdes étagères plutôt serrées. Elle s’en servit pour escalader rapidement et se posa sur le sommet. Comme à l’étage du dessus, elle observa attentivement les environs. Puisqu’elle ne pouvait pas rivaliser à la course avec cette étrange lumière, il fallait l’anticiper !

En prenant en compte la configuration des étages supérieurs, Stena détermina à peu près l’emplacement de l’escalier qui menait à l’étage inférieur. Elle courut à tout vitesse dans cette direction, ne prenant même pas le temps de récupérer son souffle. Courir sur les étagères procurait un avantage immense, dans ce labyrinthe. Si la lumière ne volait pas au-dessus, il lui faudrait emprunter tous les couloirs étroits.

Quand elle arriva face au mur opposé à l’escalier vers le quatrième sous-sol, Stena commença à scruter les environs à la recherche de cet escalier. Et elle le trouva, serré entre trois étagères formant un cul-de-sac.

Désormais, c’était quitte ou double : ou la lumière l’avait définitivement semée, auquel cas il serait inutile de poursuivre son investigation, ou bien elle avait récupéré une longueur d’avance, qui lui permettrai peut-être de répondre aux questions qu’elle se posait sur cette lueur.

Elle entreprit alors de descendre, calmement, l’étagère où elle se trouvait, en profitant pour reprendre son souffle. Rien ne pressait. Ou la poursuite était finie, ou elle continuerait avec encore plus d’ardeur.

Et alors qu’elle arrivait en bas, juste à côté de l’escalier, la lumière déboula d’un angle à toute vitesse. Bingo ! pensa Stena, qui reprenait confiance en elle.

Sans même marquer un temps d’arrêt, la lumière emprunta les escaliers, Stena à ses trousses.

Le sixième sous-sol. Celui-ci était très différent des autres. Il n’y avait que très peu d’étagères, même si elles étaient toutes remplies d’ouvrages importants. L’endroit était dégagé, beaucoup plus ouvert. Il n’y avait pas de labyrinthe, seulement les meubles éparpillés de manière totalement aléatoire.

La poursuite serait beaucoup plus facile ici. La lumière ne pouvant user des tournants en angle droits, Stena ne perdrait pas de terrain sur elle. Et encore une fois, la lumière, comme douée d’intelligence, donna l’impression d’avoir compris ça et accéléra encore la cadence.

Mais Stena était persévérante, et rien au monde ne l’aurait empêché d’obtenir les réponses qu’elle désirait. Aussi, grâce à une étrange force en elle, elle réussit à tenir le rythme.

La course-poursuite continuait, sans relâche, aucune des deux actrices ne voulant abandonner. Ainsi, la course continua jusqu’au septième sous-sol. À ce qu’on disait à l’extérieur, il s’agissait du dernier étage jamais exploré par des étudiants mineurs.

Cet étage possédait encore moins d’étagères que le niveau d’au-dessus. Mais il y avait une particularité que l’on ne retrouvait dans aucun autre étage : celui-ci n’était qu’un immense lac. Oui, un lac. Les étagères bancales étaient partiellement plongées dedans, voire entièrement en certains endroits plus profonds que d’autres. Des livres abandonnés flottaient à la surface de l’eau bizarrement propre et limpide. Mais par un mystère que Stena n’expliquait pas, les pages étaient en parfait état, comme si elles n’avaient jamais été en contact avec l’eau.

Ne laissant pas le temps à la stupéfaction de la ralentir, Stena ne lâcha pas la lumière. Mais elle était de nouveau avantagée : elle volait au-dessus de l’eau alors que la jeune fille devait en plus faire face à la résistance de l’eau. Heureusement pour elle, cet étage était beaucoup moins étendu que les précédents, et lorsqu’elle atteignit l’escalier, légèrement en hauteur pour que l’eau ne s’y infiltre pas, elle avait toujours la lumière dans son champ de vision.

Le huitième sous-sol. Cet étage était vide. Complètement. Il n’y avait pas une étagère. Pas un livre. Pas un signe de vie, hormis elle-même et cette étrange lumière qu’on eût dit vivante. Stena sourit intérieurement. C’était sa chance, pour elle, de réduire la distance qui la séparait de la lumière.

C’est alors que la dite lumière disparut. Subitement. Sans laisser la moindre trace. Ne ralentissant pas, Stena se demandait si un quelconque mécanisme l’avait fait disparaître. La lumière n’avait pas pu s’estomper d’elle-même, comme la flamme d’une bougie qu’on aurait soufflée, sinon, elle l’aurait fait bien plus tôt.

Mais alors, Stena fut obligée de s’arrêter : elle avait trouvé pourquoi la lumière avait disparu. Face à elle, le vide. Elle se tenait à présent au somment d’une falaise incroyablement haute constituée d’étagères remplies de livres. Malgré sa vue perçante, Stena n’aperçut pas le fond. Uniquement la lumière, qui s’éloignait inexorablement.

Il lui fallait abandonner la poursuite. Elle n’était pas équipée pour ça, et elle n’avait pas le temps pour une exploration complète. Elle dut donc se résoudre à rebrousser chemin.

Mais alors qu’elle tournait les talons, elle ressentit de nouveau cette pression sur la poitrine. Mais beaucoup plus forte qu’avant. Comme s’il y avait une gigantesque aura en bas.

Et cette gigantesque aura lui fit remonter en mémoire ses souvenirs d’enfance, avec l’immense démon, l'Akuma no Kami, qui, elle s’en souvenait parfaitement, possédait une aura aussi imposante.

Dévorée par la curiosité, Stena décida quand même de retourner sur ses pas. Il s’agissait peut-être du démon, en bas. Mais même rongée par son désir de vengeance soudain, elle n’était pas stupide : elle ne pouvait faire face à un être avec une telle puissance.

Pour l’instant.

Car elle reviendrait.


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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:37

Chapitre XI
Questions en suspens


Quand Stena déboucha enfin à l’air libre, il faisait déjà nuit. Si l’aller avait été plutôt précipité, elle avait décidé de faire le retour calmement. Non, elle ne s’était pas perdue en chemin. Malgré la rapidité de sa visite, elle avait eu le temps d’imprimer dans sa mémoire le chemin qu’elle avait suivi. Et au retour, elle avait imprimé tous les détails. Son crâne était une véritable carte, où l’on dessinait au fur et à mesure le chemin.

Toujours est-il qu’il était tard, et qu’avec les évènements de la journée, Stena était littéralement épuisée. Et demain, elle devrait se lever tôt pour se rendre au collège. Elle se rendit donc à l’Arbre Monde, son lieu de repos préféré. Comme à son habitude, elle se hissa jusqu’au hautes branches, repéra sa favorite et s’y allongea, pour s’y endormir instantanément.

Le lendemain matin, Stena ne se réveilla pas en avance. Mais alors pas du tout. En voyant que le soleil était déjà haut dans le ciel, elle se leva précipitamment et emprunta un raccourci jusqu’aux dortoirs. Tant pis pour son croissant matinal, il lui fallait récupérer ses affaires de cours et se rendre au collège en toute urgence.

Avec le footing de la veille, Stena avait les jambes entraînées, mais épuisées, et ce fut pile au moment de la sonnerie qu’elle parvint à sa salle de classe. Le professeur de mathématiques entra, Mr Shizuro. Cet homme était plutôt bien constitué, et faisait craquer la plupart des filles. De plus, il était incroyablement compréhensif, et il s’agissait du confident de nombreux élèves. Ayant conscience que sa matière était loin d’être facile, il n’hésitait pas à répéter maintes fois les parties mal comprises.

Par respect pour ce professeur, Stena évita de sombrer dans le sommeil qui la rongeait. Mais elle avait bien du mal à se concentrer sur le cours. La curiosité emplissait une bonne partie de son esprit déjà embrumé par la courte nuit qu’elle avait passée. Quelle était donc cette lumière ? D’où venait-elle ? Pourquoi était-elle apparue devant elle ? Elle n’avait aucune réponse à ces questions, et cela la tourmentait.

C’est alors que le moulin à paroles à côté d’elle répondant au nom d’Olivia dit une phrase, d’apparence anodine, mais qui éveilla en Stena un semblant de réponse : « Tu ne trouves pas que ce campus est magique et que… »

Magique… Oui, maintenant qu’elle y songeait, cela avait un sens. Une lumière d’origine magique. Une aura magique. Un démon venant du monde magique. L’explication était simple, mais elle répondait déjà à l’une de ses questions. Cela dit, il lui manquait une preuve…

L’Arbre Monde.

Comment un arbre, même vieux de plusieurs milliers d’années, pouvait-il atteindre cette taille ? Il n’y avait aucune explication scientifique ou rationnelle derrière tout ça. Et dans ce monde, si ce n’est pas rationnel, c’est forcément magique.

Mais la réponse à cette question éveilla en la jeune fille d’autres questions, plus profondes encore : si le Akuma no Kami était issu de la magie, pourquoi s’était-il attaqué à son clan ? Par pur plaisir ? Ou bien y’avait-il une raison ? Et donc, celui qui commandait le démon, était-il magicien ? Avait-il une rancœur envers son clan ?

Tant de questions qui subsistaient encore sans réponses. Mais elle avait bien la ferme intention de les obtenir.

Même si cela signifiait d’apprendre la magie…
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:37

Chapitre XII
Illumination


L’heure de la pause était arrivée. Stena sortit péniblement de ses pensées et suivit la foule qui se pressait pour sortir.

Apprendre la magie… Maintenant qu’elle y réfléchissait plus sérieusement, elle se rendait compte de la stupidité de cette remarque. Apprendre, oui, pourquoi pas. Mais comment ? Ce n’est pas comme si Mahora était une école qui enseignait la magie à ses élèves. Ce n’est pas non plus comme si la magie faisait partie intégrante de la vie dans ce campus. Et puis, c’était bien joli, mais, même si c’était le cas, il lui faudrait trouver quelqu’un qui voudrait bien lui enseigner.

Et puis, après tout, elle n’avait pas besoin de magie. Elle était suffisamment forte avec son katana. Mais ses deux défaites, face à Sinji et Haruhi lui remontèrent en mémoire.

Bah… Elle n’avait pas son sabre à ce moment… Elle n’était pas au maximum de ses capacités. Mais il lui fallait reconnaître une chose : seule et avec ses compétences, elle ne parviendrait pas à venir à bout du Akuma no Kami, ou du possesseur de l’immense aura qui se trouvait au fond de l’île bibliothèque.

Il lui fallait user de magie pour devenir plus forte.

Oui mais voilà, elle retournait à sa question de départ : comment apprendre la magie ? Peu importe la façon dont elle retournait ce problème, elle tournait en rond, sans trouver la moindre réponse.

Sans qu’elle s’en rende compte, la pause fut terminée. Stena retourna en classe, et tourna et retourna dans sa tête ces questions qui la torturaient. Et ce, durant toute la journée. Mais toujours sans rien trouver.

En sortant du collège, Stena se rendit machinalement à son lieu de prédilection. Oui, parce qu’une carte imprimée dans le crâne, c’est bien, mais l’automatisme, c’est mieux. Sans même faire attention à ce qui l’entourait, la jeune fille continuait de réfléchir. Elle savait qu’il y avait une réponse. Mais il lui manquait un déclic.

Dans sa marche, elle passa devant la boulangerie, et Akito l’aperçut. Celui-ci déboula au-dehors, comme si un essaim de frelons le poursuivait.

-Stena ! appela-t-il.
Celle-ci se retourna, et mit un moment avant de réaliser que la personne qui l’avait interpellée était Akito.
-Où étais-tu passée ? dit-il avec une vive inquiétude dans la voix. Ca fait deux semaines que je ne t’ai pas vue !
Sans décrocher le moindre mot, Stena fit un geste évasif en direction des montagnes qui bordaient le campus.
-Même ce matin ? demanda-t-il, toujours pas rassuré.
-Réveillée en retard, finit-elle enfin par dire, d’une voix monotone.
Akito sembla se calmer.
-Tu seras là demain, hein ? fit-il avec un espoir infini dans sa voix.
L’engagement du jeune homme envers elle la touchait. Mais elle n’était pas attirée par ce garçon. Il devait bien avoir 3 ans de plus qu’elle, et donc être déjà au lycée. Et puis, Stena avait d’autres chats à fouetter. Elle était suffisamment occupée avec ses questions pour ne pas avoir en plus à s’occuper d’un garçon éperdument amoureux d’elle. Mais songeant qu’elle n’était pas ici pour se faire des ennemis, elle hocha simplement la tête en réponse.

Puis elle partit sans dire un mot de plus, levant simplement la main en signe d’au revoir.

Un problème de plus sur les bras… Elle savait bien qu’il n’était pas respectueux de penser ça de ce sympathique garçon, mais elle ne pouvait s’embarquer dans des histoires encore plus compliquées que celle à laquelle elle était déjà soumise.

Et enfin, elle arriva devant l’Arbre. Elle posa sa main sur l’écorce et tenta d’oublier tous ces soucis. La nature l’apaisait. Cela avait toujours été ainsi, et cela le resterait. Mais l’Arbre était différent. Il veillait sur elle, comme sur tous les habitants de l’académie. On avait l’impression qu’il écoutait et comprenait tous nos tracas. On avait aussi l’impression qu’il nous répondait, qu’il nous aidait à tout résoudre. C’était comme magique.

Magique… Mais oui ! À cette pensée, Stena regarda l’Arbre et sourit. Il venait de lui donner la réponse qu’elle cherchait.

L’Arbre Monde était la clef.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:38

Chapitre XIII
De problème en problème


Comment avait-elle pu oublier cet immense végétal ? C’était pourtant cet Arbre qui était au centre de tout ! Aussi bien physiquement que spirituellement !

Il était absolument impossible qu’un arbre atteigne cette taille. En plus, elle y avait pensé le matin même ! Il y avait forcément de la magie derrière tout ça. Et si quelque chose de si imposant était dû à la magie, il y avait forcément des personnes au courant dans le campus !

Mais qui ? Un problème était résolu, mais elle devait maintenant passer au suivant. Il devait forcément y avoir quelqu’un qui savait toute la vérité. Quelqu’un de vieux, sûrement… Il n’y en avait pas tant que ça, sur le campus. Presque que des profs. Ca limitait le choix. Alors, Stena pensa au directeur.

C’était la personne la plus haut placée ici, alors il devait forcément être au courant de quelque chose. En plus, la forme de sa tête n’était pas particulièrement naturelle non plus, pensa Stena avec un sourire en coin.

Se pouvait-il que seul le directeur du campus soit au secret ? Non… Avec l’Arbre, il devait forcément y avoir d’autres gens. Mais quoiqu’il en soit, il y avait de nombreuses chances que le directeur soit au centre de l’affaire.

Mais voilà, elle ne pouvait pas entrer dans son bureau et demander comme ça si la magie existait. Elle avait besoin d’autres informations. Et ces informations, il n’y avait qu’à l’île bibliothèque qu’elle pouvait les obtenir. Et puis, elle en profiterait pour s’entraîner. Quoi de mieux pour aiguiser ses réflexes que de se placer dans des pièges mortels ?

C’était décidé. Ce week-end, à la première heure, elle se lancerait de nouveau à l’assaut de l’île. Pas maintenant, elle avait encore des cours, et elle ne voulait pas passer pour une délinquante. Mais elle devait se préparer dès maintenant. Elle allait devoir dépenser son précieux argent de poche en équipement. Mais là encore, il n’y en avait peut-être pas assez. Et il n’y en avait sûrement pas assez pour acheter l’équipement et subvenir à ses besoins culinaires. Il allait falloir trouver un petit boulot.

Mais, encore et toujours, elle en revenait à la même question : quoi ?

En y songeant, la vie était absurde. À chercher comment apprendre la magie, elle en finissait à chercher un boulot. Totalement rien à voir.

Décidant de remettre cette question au lendemain, Stena grimpa dans l’Arbre et s’endormit tôt, afin de rattraper sa dernière nuit. Ce soir là, elle rêva qu’elle poursuivait de nouveau l’étrange lumière. Mais cette fois-ci, elle parvenait à l’attraper. Un rêve agréable, en somme.

Quand elle se leva, le lendemain matin, elle avait l’esprit apaisé. L’une de ses plus grandes questions étant résolue, elle descendit de l’Arbre le cœur léger. Et elle partit pour son petit jogging matinal. Comme elle l’avait promis (et que de toutes façons, elle avait l’intention de le faire), Stena partit en direction de son petit-déjeuner.

Et elle eut l’illumination. Oui, la vie était vraiment absurde. En arrivant dans la rue commerçante, Stena vit Akito lui faire de grands signes de la main, cette dernière tenant un croissant qui déjà mettait l’eau à la bouche de la jeune fille. Deux semaines qu’elle se privait de ce petit plaisir. Deux semaines, et maintenant, elle ne s’en priverait plus !

Akito, comme à son habitude, lui lança deux croissants au lieu d’un. Mais Stena, contrairement à son habitude, s’arrêta devant lui (pour son plus grand bonheur, il faut préciser).
-Qu’y a-t-il ? interrogea-t-il, ayant du mal à contenir son sourire.
Stena lui décocha un magnifique sourire, et le garçon manqua tomber à la renverse. Si elle ne voulait pas s’embarquer dans une relation amoureuse, Stena savait se servir de ses atouts, et elle ne s’en privait pas lorsque la situation lui obligeait. Akito lui appartenait, à présent.
-P…p…pardon, bégaya-t-il. J…j…j’ai oublié la politesse. B…b…bonjour Stena.
À nouveau, elle lui décocha un sourire qui cette fois le fit lâcher son panier de croissants. Décidément, ce garçon était perdu une fois en face d’elle.
-Bonjour, Akito, salua-t-elle.
Cette fois, ce fut les genoux du jeune homme qui se dérobèrent sous lui. Que la fille qu’il aimait prononce son nom lui procurait une joie intense qu’il ne parvenait pas à encaisser.
-Q…q…q…q…
-Je voulais te demander un service, déclara gentiment Stena, sans cesser de sourire.
-T…t…t…tout ce que tu voudras !
-Eh bien… Je me disais… hésita-t-elle en feignant la timidité, ce qui manqua faire fondre le pauvre Akito qui ne tenait plus en place. Est-ce que il y aurait du travail, pour moi, à la boulangerie ? J’ai besoin d’un peu d’argent, et euh…
Cette phrase laissée en suspens était entièrement voulue. Elle permettait à l’imagination d’Akito de s’enflammer, et ce fut inévitablement ce qui se produisit.
-J…j…je vais voir ! s’écria-t-il, heureux de pouvoir rendre service à cette splendide jeune fille.
Il s’empressa de se relever, de ramasser son panier et disparut dans la boutique. Stena jubilait intérieurement. Elle devrait penser plus souvent à manipuler les hommes. C’était si facile !
Sur ces entrefaites, Akito revint, sa face exprimant une joie indicible.
-Tu es la bienvenue ici !
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:38

Chapitre XIV
Nouvel assaut


Une nouvelle semaine commençait pour Stena. Même si elle commençait un mardi. Désormais, elle travaillait le matin et le soir à la boulangerie, avant et après les cours, et ce, tous les jours. Parfois même elle parvenait à se libérer le midi pour venir aider.

Ses journées à présent bien remplies, elle n’avait presque plus de temps à consacrer à son entraînement. Mais cela était justifié : elle travaillait pour gagner de l’argent pour s’acheter de l’équipement et ainsi obtenir une preuve que la magie existait. En un bref résumé, elle faisait du pain pour découvrir la magie.

Oui, en résumé, cela était totalement absurde. C’est ce que se répétait Stena bien souvent, maintenant.

Autre absurdité, Akito, plutôt que de se concentrer sur son pain et ses croissants, n’arrêtait pas de la dévisager. Travailler avec un regard scrutateur posé sur soi n’était pas très agréable. Mais c’était en partie grâce à lui qu’elle était ici, alors elle ne disait trop rien. Mais lorsqu’il s’approchait un peu trop, elle lui faisait doucement remarquer que cela la dérangeait un peu, et il s’éloignait, de peur de la froisser.

Vraiment, Stena n’était pas loin de penser qu’il s’agissait là d’un vulgaire animal qui venait toujours traîner dans les pattes de sa maîtresse. Ce qui l’empêchait de penser ça, c’était son talent. Outre le fait qu’il soit constamment déconcentré par le visage de la jeune fille, ses pâtisseries étaient délicieuses. Et il les faisait toujours en double, histoire de pouvoir partager l’une des pâtisseries avec Stena. Et cette dernière ne refusait pas ces petites douceurs qui fondaient dans la bouche.

Si elle restait trop longtemps ici, elle finirait par devenir obèse…

Ainsi, deux semaines s’écoulèrent, et Stena ne négligea pas son entraînement du soir afin de perdre toutes les calories qu’elle emmagasinait tout au long de la journée. Une troisième semaine passa, puis vint enfin le jour de paye. Enfin sa récompense pour avoir durement travaillé ! Il y avait même une petite somme symbolique de la part d’Akito. C’était la moindre des choses pour lui avoir permit de la reluquer à longueur de journée, pensa-t-elle, non sans une once d’ironie.

Il était vendredi soir, et Stena prit congé, en avertissant son patron qu’elle ne serait pas là du week-end. Le soleil avait bientôt fini sa descente, et Stena se dépêcha pour acquérir tout ce dont elle avait besoin. Heureusement pour elle, les magasins fermaient plus tard le vendredi soir. Ainsi, elle s’acheta plusieurs lampes torches, un équipement complet pour escalade, quelques encas et de quoi faire des repas complets, puis aussi une petite gazinière afin d’avoir le loisir de manger chaud, car il était hors de question de se servir des livres pour en faire un feu.

Elle repassa ensuite au dortoir pour récupérer son sac, qu’elle vida de ses livres de cours pour y mettre son équipement flambant neuf. Puis elle repartit vers l’Arbre Monde afin d’y passer sa nuit. Demain serait une journée trépidante.

Elle se leva avant l’aube, prête à affronter de nouveau les dangers de la bibliothèque. Elle s’y rendit d’un pas tranquille, léger. Après tout, elle n’était pas pressée par le temps. Et elle arriva devant la porte de service, qui menait directement au troisième sous-sol. Elle avait eu connaissance de cette porte de service grâce au patron de la boulangerie, un étudiant majeur, qui, pendant la conception du pain, se vantait d’être un aventurier invétéré.

Stena constata avec satisfaction qu’il ne mentait pas, au moins au sujet de la porte. Alors, elle sortit sa lampe torche de l’arrière de son sac et pénétra dans le château.

Cette fois-ci, elle obtiendrait des réponses…
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:38

Chapitre XV
À la recherche de la vérité


Stena avait fini de descendre les escaliers en colimaçon, et elle s’engageait à présent dans le troisième sous-sol. La lampe dans sa main gauche, et son katana toujours dans son fourreau dans sa main droite, elle se prépara à affronter les premiers pièges. Cela faisait trois semaines qu’elle n’était pas venue, et les pièges avaient été remis en position initiale.

La première flèche ne tarda pas à partir. Sans même en prendre conscience, elle la repoussa avec son fourreau. Elle fit de même avec les flèches qui suivirent, en balançant habilement le fourreau de son katana, et sans jamais détourner le regard de devant elle. Ainsi, elle franchit cet étage sans encombres.

Elle atteignit le quatrième sous-sol, et se rappelant le piège redoutable de cet étage, elle prit l’initiative de grimper sur l’une des étagères. Et elle reprit tranquillement son chemin, riant de la facilité de sa progression.

Mais son rire disparut bien vite : l’un des ponts reliant deux étagères s’ouvrit par le milieu, laissant Stena marcher dans le vide. Heureusement pour elle, les deux étagères en question n’étaient pas très éloignées l’une de l’autre. Dans un mouvement vif, elle lança sa lampe torche en l’air, passa son fourreau dans sa main gauche et en extirpa son katana, lui arrachant ce son cristallin si particulier. Elle tendit les bras au maximum et réussit à se suspendre, le katana et son fourreau étant les seuls liens avec les étagères.

Elle avait de la chance que cet ancien cadeau soit de si bonne qualité. Malgré la pression soumise à ces deux objets, ni le fourreau, ni le katana ne se courbèrent. Prenant une impulsion en poussant l’étagère de son fourreau, elle réussit à se réceptionner sur l’une des étagères. De là, elle sauta vers l’autre, récupérant sa lampe torche au vol.

Et toute l’action n’avait duré que quelques secondes.

Décidant de marcher avec encore plus de prudence, Stena parvint au cinquième sous-sol. Cet étage n’avait pas de piège mortel, elle l’avait constaté lors de son premier aller-retour. Le niveau lui-même était le piège : un dédale complexe d’étagères. N’hésitant pas à réutiliser son astuce de la dernière fois, elle se hissa jusqu’au sommet de l’une des étagères et poursuivit sa route, sans s’embêter dans ces couloirs aux directions multiples, mais à l’unique sortie.

Elle atteignit ensuite le sixième sous-sol. Là encore, que ce soit à l’aller ou au retour, Stena n’avait décelé aucun piège. Et le nombre réduit d’étagères à cet étage n’offrait pas de bons emplacements pour des pièges efficaces. Aussi traversa-t-elle ce niveau sans difficultés, en prenant le temps de jeter un coup d’œil à quelques bouquins, très vieux mais parfaitement conservés.

Le septième-sous sol. L’étage au lac. Son estomac clamant famine, Stena s’assit sur le bout de la rampe d’escalier et déboucla la lanière de son sac. Elle en sortit sa bouteille de thé (du thé Oolong, oui, car Stena avait également un palais raffiné, mais pas difficile) et l’un de ses sandwichs au jambon. Et elle dégusta son repas tout en observant la beauté de cet étage.

Etant légèrement en hauteur, elle avait presque une vue d’ensemble de l’étage. L’eau limpide luisait à la lueur des rares lumières qui se trouvaient au plafond. Mais cela donnait l’étrange impression à la jeune fille qu’elle se trouvait vraiment sur les rives d’un lac sous le ciel nocturne, reflétant la lumière des étoiles. C’était magnifique. Et remarquablement étonnant de trouver ça dans un sous-sol de bibliothèque, mais depuis qu’elle était arrivée ici, Stena avait eu le temps de se familiariser avec la surprise, quasi perpétuelle, en ce lieu magique.

Décidant qu’il était temps de repartir, la jeune fille s’engagea dans l’eau peu profonde de ce lac. Le liquide lui arrivait à peine jusqu’aux genoux, mais là, il fallait faire preuve de prudence : même si l’eau était transparente, placer des pièges ou des trous était aisé, et le moindre faux pas pourrait être fatal. S’en tenant au chemin qu’elle avait prit l’autre fois, elle atteignit l’escalier sans trop de mal.

Le huitième sous-sol. Cet étage qui avait mit un terme à la poursuite de l’autre fois. Mais cette fois-ci, elle était équipée. Arrivée au bord du précipice, elle déballa son équipement, l’enfila tant bien que mal et chercha un point d’accroche pour enrouler la corde.

Seulement, cet étage était aussi vide qu’une bouteille d’alcool après une soirée dans un bar. Les seules étagères présentes constituaient la falaise elle-même.

Incroyablement déçue, Stena remballa son équipement. Encore une fois, cet étage de malheur avait eu raison d’elle. Mais maintenant, elle ne voyait vraiment pas comment descendre, puisqu’un équipement spécialisé ne faisait pas l’affaire.

Elle se pencha par-dessus le bord du précipice et observa le vide, le regard plein de regrets. Comme à son passage précédent, elle ne voyait pas le vide. Elle pointa sa lampe torche vers le fond et tenta d’apercevoir où s’arrêtait ce précipice. Mais ce qu’elle vit à la place la surprit :

La lumière mystérieuse. Elle était là.

Sa curiosité prenant le pas sur sa conscience, elle se jeta dans le vide.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:39

Chapitre XVI
Vie souterraine


Reprenant enfin ses esprits après plusieurs mètres de chute, Stena se maudit pour sa stupidité. En regardant vers le haut, elle comprit qu’il était trop tard pour remonter. Elle allait donc continuer son aventure, de gré ou de force. Seulement, il se pouvait que cette aventure touche à sa fin en même temps que Stena toucherait le sol.

Et d’ailleurs, elle le voyait enfin, ce sol. Et il se rapprochait un peu trop vite pour sa santé. Réagissant rapidement, elle prit la lampe torche entre ses dents (elle ne pouvait pas prendre le risque de la perdre, car il faisait trop sombre, en bas), puis elle dégaina son katana, reproduisant ce son si doux à ses oreilles. Faisant attention à ne pas toucher aux livres, elle planta sa lame dans les rebords de bois pour freiner sa chute. La tension qu’elle ressentit sur son bras à ce moment faillit lui déboîter l’épaule.

Mais elle atterrit, saine et sauve. En rengainant Kami no Uta, elle observa les alentours, cherchant désespérément à savoir où était partie cette lumière. Mais elle n’était plus là. Et en réfléchissant, peut-être n’avait-elle jamais été là. Il s’agissait peut-être d’un reflet lointain de sa lampe torche sur quelque chose. Et sa thèse fut confirmée par la présence de flaques d’eau.

Elle avait agi stupidement. Elle tenait tellement à retrouver cette lumière qu’elle avait imaginé la voir. Mais elle aurait dû y penser : elle n’avait pas ressenti cette légère pression sur sa poitrine.

D’ailleurs, elle ne ressentait aucune pression. C’était troublant. En admettant que la lumière ne soit pas là, ou du moins, pas dans les environs, il y avait pourtant, à sa dernière visite, quelqu’un (ou quelque chose) possédant une gigantesque aura.

Mais là, rien. Le vide total. Peut-être le possesseur de cette aura faisait un somme, se dit Stena à elle-même pour se rassurer, mais sans grande conviction.

Alors, Stena se mit à chercher un chemin, et elle le trouva sous forme d’un tunnel, creusé à la place d’une étagère manquante. La jeune fille s’y engagea, lampe torche à la main, car il s’agissait maintenant de son unique source de lumière.

Le neuvième sous-sol n’était constitué que de cet unique tunnel. Il n’y avait pas de galeries, incitant le touriste de base (même si c’était peu probable d’en croiser un à cet étage) à se perdre dans le labyrinthe naturel qu’elles auraient formées. Juste cet unique couloir aux parois de calcaire, rendant la lumière de la lampe un peu plus efficace.

Stena arriva à un escalier rudimentaire, en vieux bois. Elle se demandait même comment il était possible que ce morceau d’arbre branlant soit encore en une seule pièce. Mais quand elle arriva au dixième sous-sol, elle fut, encore une fois, surprise par ce qu’elle vit.

Face à elle, les rangées de livres continuaient, plus que jamais, sur une surface si étendue que Stena avait du mal à en voir le mur opposé. Cet étage devait contenir à lui seul au moins autant de livres que les neuf autres au-dessus, le précipice compris. Et ces livres là n’étaient pas de simples ouvrages. Il s’agissait d’épais volumes de cuir relié, datant au minimum du dix-septième siècle, et contenant les pensées de maints hommes et femmes, qu’ils soient connus ou non.

Emerveillée qu’on puisse stocker autant de livres en un seul endroit, Stena, lampe éteinte car le lieu était étonnamment bien éclairé, se balada entre les étagères, qui manquaient de craquer sous le poids de tous ces ouvrages. De plus, la plupart des intrus étant censés être éliminés avant d’atteindre cet étage, la jeune fille ne fut confronté à aucun danger, et elle put se rendre au onzième sous-sol.

Tout en descendant les escaliers, elle se demandait jusqu’où la bibliothèque continuait. Elle devait être au minimum à plus d’un kilomètre de l’air libre, et la structure de l’imposante bâtisse ne semblait pas s’achever ici, loin de là.

Encore une fois, Stena fut surprise des différences qu’elle observait entre les étages. Dans celui-ci, ce n’était pas des étagères, mais des coffres remplis de parchemins qui étaient éparpillés partout. En regardant les écrits, Stena se rendit compte que plus elle allait profondément dans cette bibliothèque, plus elle remontait le temps.

Peut-être trouverait-elle des écrits d’hommes préhistoriques, pensa-t-elle avec amusement.

À sa droite, elle vit une estrade munie d’une table ronde autour de laquelle étaient disposés des sièges à l’air confortable. Stena décida donc de faire une pause. En posant son sac sur la table, elle remarqua qu’une carte y était étalée. Une carte de l’île bibliothèque et de ses sous-sols. Tout en débouchant sa bouteille pour se désaltérer, elle imprima dans son esprit les détails de ce plan. À son grand désarroi, la carte n’était pas complète. Elle affichait tous les étages supérieurs, et jusqu’au quinzième sous-sol, mais après, plus rien. En voyant les annotations, elle comprit qu’il y avait encore bien d’autres choses en dessous, mais elle préféra ne pas y penser.

Prête pour une nouvelle marche, Stena suivit, confiante, le chemin indiqué par la carte.

Au douzième sous-sol, il n’y avait que des installations pour faciliter la lecture. Des tables de toutes formes étaient disposées en vrac dans cet étage spacieux. Il y avait la place d’accueillir au moins un millier de personnes, en cet endroit, mais le lieu était vide, bien entendu. Mais bizarrement, il n’y avait pas un grain de poussière sur les tables.

Pourquoi ? La poussière devait pourtant être abondante, ici, et il n’y avait sûrement pas de femme de ménage assignée au nettoyage de la bibliothèque. Si cela avait été le cas, il aurait fallu au moins dix ans à la pauvre femme pour nettoyer les huit premiers étages, estima Stena.

Toujours sans rencontrer le moindre piège, elle continua au treizième sous-sol. Ici, dans cet étage beaucoup moins étendu où elle fut obligée de rallumer sa lampe, il n’y avait de nouveau pas de livres, mais des installations consacrées à la vie de tous les jours : des lits, des rangements divers et variés… Comme si quelqu’un vivait ici autrefois, ayant fait de la bibliothèque sa maison.

Le quatorzième sous-sol l’emmena dans une sorte de jardin souterrain. Bien évidemment, le manque de lumière empêchait tout végétal de pousser, mais il y avait des fontaines asséchées, des braseros où subsistaient encore les cendres d’antan et des statues toutes plus réalistes les unes que les autres. Cela devait être un vrai petit paradis sous terre, à l’époque où cet endroit était animé (si il l’avait été un jour).

Conformément à la carte, le chemin vers le quinzième sous-sol n’était qu’un étroit passage semblable aux bouches d’aération. Aussi, Stena fut obligée de s’allonger pour passer. Grâce à sa taille de guêpe, elle parvint sans trop de mal à se faufiler à l’intérieur. Puis elle trouva la trappe qui menait au quinzième sous-sol.

Et à peine toucha-t-elle le sol qu’elle ressentit une forte pression sur sa poitrine. Forte, comme jamais auparavant. Il ne s’agissait pas de l’aura qu’elle avait perçue l’autre fois, au huitième sous-sol, mais la proximité de cette aura faillit la faire tomber.

Et elle entendit un grondement bestial, pas rassurant du tout…
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:39

Chapitre XVII
Naturel ou magique ?


Ce grondement était proche. Beaucoup trop proche au goût de Stena. Et il était menaçant. Cela n’annonçait rien de bon.

Puis un hurlement retentissant se fit entendre. Ce hurlement était gigantesque, et il ne pouvait appartenir qu’à un animal de belle taille. Mais Stena ne savait pas qu’est-ce qui pouvait pousser un tel cri. Cet animal était inconnu de la jeune fille, malgré le temps qu’elle avait passé au contact de la nature. Et très honnêtement, elle ne voulait pas savoir.

Levant sa lampe torche, elle s’enfuit dans la direction opposée au grondement, qui se faisait de plus en plus proche. Prise de panique, elle manqua trébucher de nombreuses fois sur le sol irrégulier.

Qu’est-ce que c’était que cette chose ? Le cri assourdissant du monstre ressemblait en certains points à celui du démon de son enfance, mais elle ne reconnaissait pas la même sonorité. Si il y avait bien une chose en laquelle Stena avait confiance, c’était son ouïe. Mais là, elle ne lui était d’aucune utilité.

Elle fuyait, fuyait comme si sa vie en dépendait, ce qui était peut-être le cas. Elle avait sa main tenant son arme qui était posée sur sa poitrine. La pression était toujours aussi forte. Mais à présent, cela lui faisait mal. Sa vue se brouillait. Déjà que la lumière de la lampe quasiment morte ne lui permettait pas de voir très loin, là, c’était presque comme si elle était aveugle.

Ainsi, elle buta contre quelque chose. Cela devait être un mur de pierre, élevé à hauteur de ses genoux. La vitesse qu’elle avait prise la fit basculer de l’autre côté de ce petit mur. Mais elle ne rencontra aucun sol. Elle chuta, précipitée dans un vide sombre. Elle avait dû tomber dans un puits. Auquel cas, une fois au fond, le choc serait mortel. Stena ferma les yeux, en attendant l’impact.

Mais cet impact ne fut pas celui escompté : elle ne tomba pas sur un sol rigide, mais dans de l’eau. Remontant à la surface, Stena inspira à fond, autant pour reprendre de l’air que pour se libérer de la pression qu’elle avait dû subir en un si petit laps de temps.

Tout en récupérant de ses dernières émotions, elle nagea vers la rive la plus proche, couverte de sable. Et elle se réjouit d’être encore en vie. Après un bref instant, elle s’assit et observa les alentours.

Un paradis. C’était un mot parfait qui résumait ce qui l’entourait.

Installée sur sa plage de sable fin, elle avait face à elle un lac d’eau pure, encore plus qu’au septième sous-sol, si cristalline qu’on voyait sans peine le fond. Derrière elle se trouvait des étagères remplies de livres, adossées contre des murs et même des arbres. Des chaises longues étaient installées non loin d’un kiosque fait d’un marbre blanc magnifique. Au loin, on entendait le bruit d’une chute d’eau. Et élément le plus important, cet endroit était baigné de lumière, comme en plein jour.

La bibliothèque étincelante. Son patron lui en avait parlé, une fois. Pour lui, il s’agissait d’une légende. Un lieu se trouvant au plus profond de la bibliothèque, qui restait secret.

En sentant un léger courant d’air frais, Stena leva les yeux au plafond et constata qu’il y avait une petite ouverture qui laissait passer l’air et la lumière de la surface. La lumière atteignait un cristal de quartz qui réfractait la lumière. Le plafond étant couvert de ces cristaux de quartz, la lumière devenait abondante.

Dommage, se dit Stena. La preuve de l’existence de la magie ne serait pas pour cette fois.

En regardant l’endroit d’où elle était tombée, la jeune fille ne tarda pas à voir son sac en train de flotter à la surface de l’eau, juste en-dessous. Elle alla le récupérer et fut surprise de constater que ses encas étaient toujours secs. Elle remercia sa bonne étoile et se mit à déguster un sandwich. Après avoir fini de manger, elle s’approcha de la cascade et se déshabilla.

Avec l’abondance de lumière, sa peau d’albâtre luisait d’un étrange éclat envoûtant. Ses longs cheveux noirs ne faisaient qu’augmenter ce charme mystique. Quand elle se doucha sous la cascade, l’eau glissa délicatement sur sa peau, et la fraîcheur du liquide la fit frissonner. Quand elle sortit de sa douche froide, elle secoua la tête, faisant virevolter ses cheveux magnifiques.

Ses vêtements étant en train de sécher, et puisqu’il n’y avait aucune chance que quelqu’un puisse l’épier dans un tel endroit, Stena resta nue et nagea de long en large du lac. Puis elle se laissa flotter. Après tant d’évènements, elle avait bien le droit de se détendre.

Quand elle sortit de l’eau, beaucoup plus tard, Stena s’installa sur une chaise longue avec un livre et attendit que l’eau sur son corps s’assèche. Quand ce fut fait, elle remit ses vêtements, prit son katana et son sac, puis elle explora les environs. La bibliothèque étincelante était très vaste. Plus vaste que les étages supérieurs. Et bizarrement, la nature vivait, dans cet étage.

Mais alors qu’elle allait s’engager dans une caverne, son état de sommeil l’alarma soudain. Avec ce qu’il s’était passé, il était normal qu’elle soit fatiguée, mais le lien qu’elle avait créé avec la nature en ce lieu lui disait qu’il faisait nuit, au-dehors.

Pourtant, la bibliothèque étincelante était toujours éclairée comme en plein jour.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:40

Chapitre XVIII
Vérité et preuves


Ce n’était pas normal. Même si la plus infime lumière filtrant du dehors était amplifiée par les cristaux de quartz, si il faisait nuit dehors, il n’aurait pas dû y avoir tant de clarté ici. Revenant sur ses pas, Stena posa son katana et son sac sur une table et chercha un moyen de grimper jusqu’à l’ouverture au plafond. Après avoir décidé de son itinéraire, elle entreprit son parcours.

Elle grimpa à l’un des arbres, celui le plus haut et le plus proche de sa destination. Etant habituée à grimper aux branches, elle n’eut aucun mal à arriver au sommet. Se maintenant en équilibre sur une branche, elle analysa la distance qui la séparait du plus gros cristal de quartz, qui lui offrirait une bonne prise pour atteindre le plafond. Dosant sa vitesse et la force à laquelle elle sauta, Stena parvint à s’accrocher au quartz, ses mains ayant trouvé des fissures adéquates pour ne pas tomber. Cherchant à tâtons ses prises, la jeune fille se hissa tant bien que mal jusqu’à hauteur du plafond. À partir de là, elle passa de cristal en cristal, faisant attention d’avoir de bonnes prises avant de s’engager.

Et ainsi, elle parvint à l’ouverture. Elle était toute petite, et Stena avait du mal à croire que la lumière de l’extérieur parvienne si profondément. Pour qu’un tel miracle se produise, il fallait que l’ouverture soit parfaitement dégagée et qu’elle aille en ligne droite. Mais ça, Stena en doutait. Aussi regarda-t-elle à l’intérieur du trou.

L’étrange lumière était là, immobile dans l’ouverture. Mais quand Stena approcha sa main pour l’attraper, elle se mit soudain à bouger, faisant ressentir de nouveau à la jeune fille cette pression sur la poitrine. Manquant lâcher prise, Stena se rattrapa au dernier instant. La lumière profita de cet instant pour s’échapper.

Stena sourit intérieurement. La poursuite recommençait. Elle prit une impulsion et bondit vers l’arbre le plus proche. Elle se rattrapa habilement à une branche, qui se plia sous le choc, lui permettant d’atteindre le sol sans se blesser. Toujours en courant, la lumière devant elle, la jeune fille attrapa son arme et son sac qu’elle enfila sur le dos. Elle était prête pour une nouvelle course effrénée.

La lumière, lancée à pleine vitesse, fila vers le lac. Elle devait être intelligente, pensa Stena. La jeune fille serait ralentie par l’eau et permettrait à la lumière d’avoir tout le temps pour s’enfuir hors de portée. C’est alors qu’elle eut une splendide idée.

Sans s’arrêter de courir, Stena passa à côté de l’une des chaises longues, dont elle en découpa trois morceaux, qu’elle envoya en l’air avec le plat de sa lame et un habile mouvement du poignet. Puis elle sauta en l’air tout en pivotant. Avec le fourreau de son katana, elle frappa la première planche, qui fonça droit sur la lumière. Toujours dans le même mouvement, mais cette fois avec son pied gauche, elle frappa une seconde planche qui suivit la même direction. Et pour finir, elle frappa la dernière planche du plat de sa lame en dosant sa force pour l’envoyer non loin du bord de l’eau. Elle atterrit ensuite en un parfait équilibre.

La première planche faillit atteindre la lumière, qui esquiva de justesse. Mais Stena, qui avait prévu l’esquive, avait envoyé la deuxième planche sur une trajectoire bien précise, et l’objet percuta l’étrange lumière de plein fouet. Cette dernière tomba à l’eau.

Préférant parer à toute éventualité, Stena ne ralentit pas la cadence. Elle sauta sur la troisième planche et grâce à sa vitesse, elle put s’en servir comme d’une planche de surf. Elle atteignit ainsi l’endroit où était tombée la lumière. Celle-ci surgit hors de l’eau, tel un boulet de canon. Stena essaya de l’attraper au vol, mais elle ne fit qu’effleurer la lumière, qui lui fit éprouver une étrange sensation de chaleur sur la main.

Sa tentative avait échoué, mais elle n’abandonna pas. La lumière, alourdie à cause de l’eau (du moins, c’est ce que suggérait Stena), allait un peu moins vite qu’avant. Elle se dirigea vers la cascade, la jeune fille à ses trousses. Cette dernière sauta de planche en planche jusqu’à atteindre la terre ferme. De là, elle contourna le lac pour atteindre la cascade, juste après la lumière. Mais elle n’était plus là.

La même chose ne marchant pas deux fois sur Stena, elle continua derrière la cascade, pour trouver une porte entrouverte, qui donnait sur un long escalier en spirale longeant les murs de l’immense pièce circulaire. Apparemment, l’étrange lumière ne pouvait pas voler à plus d’une certaine altitude au-dessus du sol, aussi emprunta-t-elle les escaliers. Stena fit de même et gravit les marches quatre à quatre.

Elle arriva au sommet de l’escalier, essoufflée, et vit un ascenseur direct vers la sortie, et la lumière qui était coincée dedans. Les portes de l’ascenseur commencèrent à se refermer. Pour Stena, il s’agissait de la dernière chance. Ou bien elle attrapait la lumière et remontait vers la surface, ou alors elle laissait s’échapper cette autre chance de découvrir la vérité, et par la même occasion, du loisir de remonter à la surface immédiatement.

Dans un dernier élan, elle se jeta en avant et réussit à bloquer la porte avec son fourreau. Se relevant immédiatement, elle empêcha toute échappatoire à la lumière. Elle entra elle aussi dans l’ascenseur, et prit la lumière dans sa main, qui diffusa une étrange mais agréable sensation de chaleur dans tout son corps.

-Je te tiens, sourit Stena.


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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:40

Chapitre XIX
Rumeurs


Stena jubilait. Son aventure à l’île avait été couronnée de succès ! La lumière avait à présent prit place dans son sac, bien fermé pour éviter qu’elle ne s’échappe à nouveau. Elle tenait à présent sa preuve. La magie existait.

L’ascenseur atteignit la surface, et à l’ouverture des portes, la lumière du jour aveugla momentanément la jeune fille. C’était le matin. La poursuite avait commencé en pleine nuit, et l’ascenseur avait mis du temps à monter les trente étages. Avec les escaliers qu’elle avait dû gravir, Stena pensait que la bibliothèque étincelante se trouvait au cinquantième sous-sol environ.

Quoiqu’il en soit, la jeune fille avait tout son dimanche de libre pour se poser des questions. Mais elle avait aussi très sommeil, car elle n’avait pas dormi de la nuit. Mais elle avait une priorité : mettre en sécurité la lumière. Elle prit donc le chemin qui menait aux dortoirs, en faisant bien attention de ne pas passer devant la boulangerie.

Une fois dans sa chambre, Stena farfouilla dans les placards pour finalement trouver un grand bocal de cornichons. Elle vida son contenu dans une boîte à bentô et y plaça la lumière. Puis elle emporta le tout avec elle.

De retour à l’Arbre, Stena grimpa au sommet et reprit sa branche favorite pour y piquer un somme, le bocal non loin d’elle. Le rêve qu’elle avait fait il n’y a pas si longtemps était devenu réalité, pour son plus grand bonheur. Demain, elle irait voir le directeur de Mahora avec sa preuve et elle lui poserait de nombreuses questions, auxquelles elle espérait obtenir une réponse.

Mais en fin d’après-midi, quand elle se réveilla, le bocal n’était plus à côté d’elle. En regardant en bas, elle vit des morceau de verre, signifiant ce que Stena redoutait : la lumière était partie. Dans un élan désespéré, elle grimpa aux branches avec l’intention d’obtenir une vue d’ensemble des environs. Sauf que la lumière était sur son chemin.

D’un mouvement vif, Stena tendit la main vers cette luciole magique, mais elle s’arrêta net : la lumière n’avait pas fait le moindre mouvement. Comme pour répondre à la question muette de la jeune fille, la lumière décrivit des huit en l’air sans s’éloigner. Le message était clair : elle ne bougerait pas de l’Arbre. Aussi Stena descendit de l’Arbre, confiante.

Bon, qu’allait-elle faire, à présent ? Elle n’allait pas déranger le directeur un dimanche, et il était trop tard pour débuter une activité intéressante. Souriant légèrement, Stena avait prit sa décision. Et elle se dirigea vers la boulangerie.

Comme elle l’avait prévu, Akito sortit immédiatement de la boutique lorsqu’il la vit.
-Stena ! Comment vas-tu ?
Ne changeant pas ses habitudes, la jeune fille répondit simplement d’un sourire.
-Alors, qu’est-ce que tu as fait de ton week-end ?
Stena indiqua l’île bibliothèque du bout de son bras. C’est alors que sortit le patron de la boulangerie. C’était un homme d’une trentaine d’années, il avait les épaules carrées et de courts cheveux d’un blond cendré. Ses énormes mains pleines de farine saluèrent Stena. Son nom, personne du coin ne le connaissait. On l’appelait juste « patron ».
-Ah, cette bonne vieille bibliothèque, dit-il avec nostalgie. De mon temps, on y allait toujours par groupe de cinq au minimum, et on explorait les lieux de fond en comble. On est descendus comme ça jusqu’au huitième sous-sol ! s’exclama-t-il, comme s’il s’agissait d’un exploit incroyable (évidemment, pas pour Stena). C’était dangereux, mais on a fait une carte détaillée de ces étages. Ah… C’était le bon vieux temps…
Stena sourit à ces mots. Quand le patron commençait à parler, il avait du mal à s’arrêter, et les rares cas où cela arrivait, il entrait dans une profonde nostalgie.
-Et toi, jusqu’où es-tu allée, ma chère ? demanda-t-il en sortant de sa rêverie.
Une excellente question, à laquelle la jeune fille prit le temps de choisir une réponse.
-Le troisième, répondit-elle simplement, en sachant que si elle disait la vérité, cela surprendrait fortement son auditoire réduit.
-Tu as raison, en-dessous, c’est dangereux, approuva le patron.
Puis il rentra dans la boutique pour sortit le pain du four.
Akito, se pencha vers son oreille :
-C’est pas vrai, hein ?
Stena le regarda sans mot dire.
-Tu sais, je ne t’oblige pas à le dire, mais je sais bien que tu es plus forte qu’il n’y paraît. Il y a des rumeurs qui courent sur toi.
-Ah bon ? fit-elle, surprise.
Akito hocha la tête.
-Beaucoup de monde parle de la jeune fille qui s’entraîne tous les matins et tous les soirs à l’Arbre Monde. Une fille qui dort dans l’Arbre même. Et Olivia est passée il n’y a pas si longtemps, car elle s’inquiétait que tu ne dormes pas dans ta chambre. Ici, tu es maintenant connue comme la fille de l’Arbre.


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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:40

Chapitre XX
La fille de l'Arbre


Stena marchait silencieusement dans les rues éclairées par la pâle lueur de la lune. L’hiver approchait, et avec lui les jours froids. On était en décembre, après tout. Le vent léger qui soufflait était un peu frisquet. Mais la jeune Sivilis, qui avait passé ses deux dernières années dehors et sans toit n’en avait pas grand-chose à faire.

Tout en se baladant, elle croisa quelques personnes, qui dès qu’ils la virent se mirent à la dévisager bizarrement ou à chuchoter avec leur camarade. Akito avait raison. Les rumeurs sur elle circulaient, bien trop vite au goût de Stena. Il était vrai qu’elle ne se cachait pas lors de ses entraînements du matin et du soir, mais elle ne voulait pas devenir un phénomène de foire. Le problème avec les rumeurs, c’est que plus elles étaient répandues, plus elles étaient déformées. D’ici à ce qu’elle passe pour une folle, il n’y avait pas des kilomètres. Mais elle aimait juste son lien avec la nature, il ne fallait pas chercher plus loin.

Après avoir fini son petit tour, Stena grimpa à l’Arbre et s’installa sur sa branche favorite. À sa grande surprise, la lumière sortit de derrière une branche et vint se poser délicatement sur sa poitrine. L’étrange petite luciole magique diffusa sa chaleur mystérieuse dans tout le corps de la jeune fille, lui faisant oublier le froid. Et l’Arbre monde, protecteur, la couvrait de son feuillage éternel et empêchait le vent de l’atteindre. C’était ironique. La magie qu’elle avait cherché pendant longtemps l’entourait et la protégeait, maintenant.

Le lendemain matin, après son petit travail à la boulangerie et après son jogging, Stena entra au collège. Maintenant consciente de quoi il retournait, elle remarqua des choses dont elle n’avait pas fait attention avant : les conversations s’intensifiaient sur son passage, et les murmures étaient nombreux.

Pendant les cours, ce n’était pas forcément mieux. Assise au fond de la classe, Stena remarquait tout ce qu’il se passait, et elle aperçut de fréquents regards en coin et des murmures qui, sans aucun doute, avaient pour sujet la fille de l’Arbre.

Bien malgré elle, sa popularité était grandissante. Heureusement pour elle, le collège où elle étudiait était exclusivement féminin, mais cela ne l’empêcha pas de subir les assauts de filles hystériques qui voulaient absolument savoir pourquoi elle s’entraînait ou pourquoi elle dormait dans l’Arbre.

Exaspérée, Stena leur répondait sincèrement en disant qu’elle aimait la nature, mais cette réponse ne suffit pas à ses admiratrices, qui continuaient de la suivre, à peine quelques mètres derrière elle. Tous ses mouvements étaient aussitôt reproduits par le groupe de ses fans. D’un point de vue extérieur, Stena aurait peut-être trouvé ça marrant, mais étant au cœur du problème, elle en riait beaucoup moins.

Dès que la cloche du midi se fit entendre, la jeune fille s’esquiva habilement à ses admiratrices. Aujourd’hui, elle prendrait un peu de pain à la boulangerie et en ferait son déjeuner. Elle voulait rester seule pour méditer. Enfin, plus pour avoir la paix que pour méditer.

S’installant sur sa branche, Stena mordit à belles dents dans son morceau de pain garni de jambon (encore un cadeau d’Akito) et observa les gens qui se pressaient en-dessous d’elle. Quelques uns levaient les yeux pour tenter de la voir, mais elle était trop bien cachée dans les branches.

D’ailleurs, comment se fait-il que cette rumeur existe si personne ne la voit dormir dans l’Arbre ? En repensant à sa conversation de la veille, Stena se souvint que le jeune boulanger avait mentionné le nom d’Olivia.

Vraiment, il allait falloir qu’elle s’occupe de son cas, un de ces jours, à cette pipelette…

Lorsque l’heure de la reprise sonna, Stena descendit de son perchoir et se dirigea vers le collège. Les cours de l’après-midi ne différèrent pas tellement de ceux de la matinée. Elle ne prêtait plus attention aux regards fréquents qu’on lui jetait. Quand elle sortit, Stena poussa un soupir de soulagement.

Mais il ne s’agissait que de sa première journée de célébrité…
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:40

Chapitre XXI
Une revanche à prendre


Le week-end arriva vite pour Stena. Les rumeurs, au lieu de s'atténuer, se propageaient de plus en plus, à son grand désarroi. Aussi resta-t-elle en compagnie de l'Arbre et de la lumière toute la matinée. Elle voulait voir le directeur de Mahora, mais la lumière refusait catégoriquement de quitter l'Arbre, et bizarrement, la jeune fille ne ressentait point l'envie de l'obliger à faire ce voyage.

Son estomac se fit vite entendre, lorsque l'heure du déjeuner arriva. Elle sauta habilement de branche en branche et atteignit le sol en un instant, sous le regard surpris des passants. Voilà qui ne ferait qu'accentuer la rumeur, pensa Stena. Mais sans daigner tourner le regard vers ceux qui chuchotaient derrière elle, la jeune fille partit au réfectoire du dortoir. Cela faisait longtemps qu'elle n'y avait pas mis les pieds. Même si la chaleur de l'établissement était accueillante, jamais rien ne serait plus fort que son lien avec la nature.

Ayant fini de manger, Stena sortit pour retourner à l'Arbre. Mais sur le chemin, elle croisa une tête connue. Elle reconnut immédiatement ses cheveux bleus : Sinji. Celui-ci l'interpella, désireux d'entamer un combat avec elle, non seulement parce qu'il voulait se mesurer à elle, mais aussi parce qu'il était au courant qu'elle était descendue dans l'île bibliothèque. À présent, Stena ne s'étonnait plus des rumeurs qui couraient sur elle, sauf que cette fois, l'origine était ce cher Akito.

Mis à part ses tourments, Stena jaugea du regard son premier adversaire du campus. Elle avait perdu son premier combat face à lui, et il serait intéressant d'avoir un nouveau combat avec cette même personne, pour prendre sa revanche. Toutefois, elle se maudit de ne pas avoir pris son katana avec elle, mais bon...

Sinji, toujours aussi galant, lui laissa porter le premier coup. Décidant de commencer doucement, rien que pour voir à quel point il avait progressé, Stena débuta le combat avec un coup de poing, dirigé vers son flanc droit.

Sinji, réactif, bloqua le coup de poing aisément avec sa main gauche, puis il enchaîna directement avec un tacle. Mais Stena, qui n'avait pas perdu son temps à ne rien faire, profita du fait que son adversaire tienne sa main pour faire un magnifique bond. Ayant placé un couteau récupéré à la cantine sur la trajectoire de la jambe de Sinji, celui-ci poussa un hurlement à en percer les tympans.

Mais Stena était loin d'avoir fini. Maintenant au-dessus de Sinji, la tête vers le bas, et sa main droite toujours tenue par celle de son ennemi, elle décocha un magnifique coup de poing vers sa tête.

Sinji, malgré la douleur, ne se laissa pas perturber et bloqua habilement le coup de Stena avec son bras droit. Puis il libéra sa main gauche pour frapper la jeune fille. Mais maintenant que plus rien ne la retenait en l'air, Stena s'écroula sur lui, et le coup de jeune homme rata sa cible.

Sentant que le combat touchait à sa fin, Stena se releva rapidement et regarda son adversaire au sol. La douleur lancinante que lui infligeait le couteau fit presque pitié à la jeune fille. La blessure avait besoin de soins. Il fallait terminer ce combat au plus vite et l'emmener à l'infirmerie.

Mais elle vit bien dans les yeux de Sinji qu'il ne voulait pas abandonner le combat. Il allait falloir le guérir de force, aussi ironique que cela puisse paraître.

Et sans attendre qu'il se relève, Stena lui décocha un nouveau coup de poing. Le coup filait droit vers sa cible, mais un peu trop lentement à cause des sentiments mitigés de Stena. De ce fait, Sinji réussit à esquiver à temps, et le poing de la jeune fille rencontra le sol un peu trop violemment. Profitant que Stena secoue sa main endolorie, Sinji s'approcha d'elle avec la ferme intention de lui mettre un coup de pied dans le dos, en prononçant ces mots : "Dans un combat, il ne faut jamais avoir pitié de l'ennemi".

Ces mots résonnèrent profondément en Stena, et celle-ci, maintenant irritée, pivota sur elle-même et bloqua le pied de Sinji. Elle le tira vers elle et balança son poing vers son visage. Mais malgré tout, son coup rata, et atteignit des ronces, à son grand malheur. Elle poussa un petit cri de douleur et retira sa main tant bien que mal des ronces. Sinji avait saisi cette occasion pour pivoter sur une jambe et lui enfoncer son pied à l'arrière de sa tête. Projetée vers l'avant, Stena se retrouva face contre terre.

Mais Sinji, que la douleur à la jambe rendait intenable, se jeta sur elle, et la frappa au ventre de son poing droit. Le coup de son adversaire porta, et le choc lui fit cracher du sang en plus de lui couper net son souffle.

Elle était mal en point. Très mal en point. Et Sinji relançait déjà sa main vers sa nuque vulnérable. Mais elle ne pouvait pas perdre une seconde fois. Pas encore. Elle ne devait pas abandonner.

Alors, en une fraction de seconde, elle se remit sur ses jambes avec un petit bond, et Sinji, qui avait trop avancé sa main, se racla contre le sol. Ayant mis trop de force dans son coup, il se brisa les doigts, et il s'écroula sur le sol, la douleur l'empêchant de se relever.

C'était fini. Enfin. Et elle avait gagné. Pour la première fois depuis son arrivée au campus de Mahora, elle avait gagné. Mais bien qu'elle soit heureuse, ils avaient tous les deux besoins de soins. Elle devait avoir une ou deux côtes cassées, et Sinji avait une plaie profonde à la jambe et les doigts formant un angle bizarre.

Ramassant son adversaire au sol, elle courut vers l'infirmerie des dortoirs les plus proches, ceux des garçons. Elle entra précipitamment et déposa Sinji sur le lit. Avertissant l'infirmière qu'il avait besoin de soins, elle partit ensuite en adressant un petit sourire à Sinji. Il n'y avait pas de moquerie dans ce sourire. Seulement de la reconnaissance.


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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:41

Chapitre XXII
Une compagnie chaleureuse


Quand elle ressortit dehors, Stena fut ébahie par la foule qui s’y trouvait : une véritable cohue. Et à peine eut-elle passé la porte du dortoir des garçons, que tout le monde s’avança vers elle avec des acclamations. Les flashs des appareils photo l’éblouissaient, et les applaudissements l’assourdissaient.

Elle-même blessée, elle réussit à se frayer un chemin jusqu’à l’infirmerie du dortoir des filles, et elle se laissa tomber dans un lit en attendant l’infirmière, épuisée.

Trop absorbée par son combat contre Sinji, un peu plus tôt, elle ne s’était à aucun moment rendue compte que la foule s’accumulait. Voilà qui n’améliorerait point sa discrétion. Bien au contraire, cela finirait de l’achever. Ses exploits seraient diffusés partout dans le campus, et nul doute que des photos d’elle circuleraient de la même manière. Désormais, elle n’aurait plus la paix. Elle avait désormais quelques comptes à régler avec Olivia et Akito.

Toujours est-il que cela devra attendre son rétablissement.

Un peu plus tard, elle sortit de l’infirmerie, des bandages autour de sa main droite. L’infirmière avait confirmé qu’elle s’était brisée une côte. Rien de bien grave, mais il lui faudrait une semaine de rétablissement. Une semaine où elle ne devait pas se surmener. Fini l’entraînement, pensa Stena en soupirant.

Malgré tout, elle ne changerait pas de coin pour dormir. Aussi se dirigea-t-elle vers l’Arbre. Le combat n’avait pas duré excessivement longtemps, mais avec son passage à l’infirmerie, le soleil se couchait déjà sur l’horizon. Obéissant à une intuition, la jeune fille ne prit pas le chemin le plus court vers sa destination. Et elle avait bien raison, car des fans avides de prendre des photos d’elle l’attendaient sur ce point stratégique.

Seulement, certains avaient même pris l’initiative d’attendre au pied de l’Arbre Monde. Encore une fois, Stena se maudit de ne pas avoir pris son katana avec elle. Contournant l’Arbre, elle parvint à y grimper sans se faire voir. Immédiatement, elle fut accueillie par la lumière qui se posa sur son épaule.

Quand elle s’allongea, toujours sur la même branche, plus large que les autres, la lumière s’installa sur son ventre. Mais à ce moment, elle s’envola soudain, comme avec surprise, puis se mit à décrire des mouvements complexes en l’air, mais toujours en lignes droites. Se demandant ce qui arrivait à l’étrange lumière, elle tenta de se relever, mais une force invisible la maintint contre la branche.

Puis une pluie de lumière coula au-dessus de son ventre, et la petite luciole se posa sur son front. Stena sentit une étrange satisfaction émaner de cette lumière, elle ne savait pas comment, ni pourquoi. Mais quand elle se releva, elle ne ressentait plus aucune douleur au ventre : sa côte était réparée !

Elle regarda avec stupéfaction son étrange compagne, qui décrivit des mouvements de bas en haut, comme pour exprimer de la joie. Alors, Stena, prise d’une subite pulsion, prononça ce simple mot :
-Merci.

À ce moment, la lumière se posa sur sa joue et diffusa sa chaleur dans tout son corps. Toujours surprise, mais fatiguée par les évènements de l’après-midi, Stena s’allongea et s’endormit.

C’était vraiment un mystère que cette lumière. En premier lieu, elle ne voulait pas se faire capturer, mais maintenant, elle l’accueillait quand elle montait à l’Arbre, elle la soignait par magie, et elle démontrait une certaine forme d’affection envers elle.

Vraiment, Stena ne comprenait pas.
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:41

Chapitre XXIII
Représailles


Dimanche matin. Stena se leva encore très tôt, avant même le lever du soleil. La lumière était toujours posée sur sa poitrine. Encore à moitié endormie, la jeune fille pensa qu’il était lassant de toujours appeler cette lumière magique « la lumière ». Alors elle essaya le premier nom qui lui vint à l’esprit.
-Spirit, debout, j’aimerais me lever.

La lumière vola alors jusqu’au visage de Stena, comme pour demander confirmation de ce qu’elle avait dit. La jeune fille répéta le nom, et la lumière, comme pour exprimer de la joie, se mit à virevolter dans tous les sens. Stena sourit en voyant cela et descendit de l’Arbre.

Fort heureusement pour elle, il n’y avait encore personne, à cette heure matinale, pour lui demander une quelconque photo. Elle entreprit alors son jogging matinal, en faisant bien attention de ne pas emprunter les rues trop fréquentées, pour éviter ses nouveaux fans.

Malgré tout, elle avait un compte à régler avec Olivia et Akito. En ce qui concernait Olivia, Stena la verrait en cours, alors, elle aurait tout le temps de lui en parler. Mais Akito, elle ne pouvait le voir qu’à la boulangerie, et cette dernière se trouvait dans la rue la plus bondée du campus. Il lui faudrait prendre le risque de se faire aborder, ou bien laisser tomber les représailles envers ce jeune homme à la langue bien pendue. Cela dit, si elle se mettait à engueuler Akito en pleine rue, cela ne manquerait pas de créer un scandale du genre « la fille de l’Arbre se dispute avec son petit-ami ». Et cela, Stena ne le voulait pas.

Mais en même temps, elle devait travailler à la boulangerie, pour subvenir à ses besoins, et elle n’aurait d’autre choix que de s’y rendre, paparazzis ou non. Poussant un profond soupir, la jeune fille tourna dans une ruelle pour rejoindre la rue commerçante.

Et immédiatement, elle fut assaillie de tous les côtés par des garçons qui tenaient absolument à lui faire leur déclaration ou à prendre une photo, et par des filles en admiration qui voulaient absolument faire sa connaissance.

Stena courut le plus vite possible jusqu’à la boulangerie, et referma la porte derrière elle, essoufflée.

-Eh bien, eh bien. Tu nous ramènes des clients de si bonne heure ? sourit le patron à son arrivée et en voyant les fans qui se pressaient derrière la porte.
Stena lui jeta un regard exprimant toute son exaspération à l’égard des gens de dehors. Cela fit éclater de rire le patron, qui sortit dehors en beuglant : « ou vous achetez quelque chose ou vous déguerpissez ! »

En rentrant, seul, il regarda Stena dans les yeux.
-J’ai entendu parler de tes exploits, dit-il simplement. En même temps, qui n’en a pas entendu parler ? J’imagine que ça doit être dur pour toi, de supporter tout ça.
Stena hocha vivement la tête pour confirmer.
-Tu t’es battue, et tu as fait le spectacle de tes remarquables prouesses devant tant de gens, ce qui ne t’as pas aidé. Rappelle-moi pourquoi t’es-tu battue ?
-Une revanche contre la première personne que j’ai croisée sur ce campus.
-Aaah…
Akito rentra sur ces entrefaites. En voyant Stena, il se raidit immédiatement.
-B…bonjour Stena. Ca va ?
Celle-ci ne répondit pas, et elle ne daigna même pas le regarder.
-Sinon, pourquoi maintenant, cette revanche ? interrogea le patron.
-On s’est croisés. Et puis, il était au courant que je suis descendue dans l’île bibliothèque, déclara fraîchement Stena en fixant Akito avec un regard pas très amical.
Celui-ci baissa immédiatement les yeux de honte.
-J…je n’aurais pas dû en parler.
-Non, en effet.
Le patron, saisissant l’atmosphère de la pièce, intervint :
-Allons, ne t’en fais pas, Stena, cela se tassera bien un jour. Et puis, si tu utilises ta force pour les disperser, tu n’auras aucun mal à faire taire tout le monde.
La jeune fille se retourna vers son patron.
-Peut-être bien, mais si ils continuent comme ça, il risque d’y avoir des blessés.
Le patron éclata de rire.
-Je n’en doute pas un seul instant ! Si seulement tu pouvais éviter d’en tuer au passage. Je sais la force que cela demande, pour descendre aussi bas dans l’île bibliothèque. D’ailleurs, jusqu’à où tu es descendue ? Car je me doute que tu as dû descendre bien plus bas que le troisième sous-sol pour susciter autant de bruit, n'est-ce pas ?
Stena haussa les épaules, prise en défaut.
-Je sais pas précisément, je suis arrivée jusqu’au quinzième sous-sol, puis je suis tombée dans la bibliothèque étincelante.
Le patron et Akito écarquillèrent les yeux de stupeur. Stena se dit tout bas qu’elle aurait mieux fait de se taire, sur ce coup-ci. Mais avant qu’ils aient eu le temps d’en placer une, la jeune fille reprit :
-Je vous raconterai tout en détail, si vous voulez, mais pas un mot, compris ? dit-elle en regardant plus particulièrement Akito, qui hocha la tête.


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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:42

Chapitre XXIV
Popularité grandissante


Lundi matin arriva, et avec, le retour des cours. À la fin de cette semaine, Stena serait en vacances, et elle pourrait à nouveau s’entraîner comme elle le souhaitait. Le vent froid soufflait fort, lors de l’hiver, et c’était l’occasion rêvée pour jouer sa Symphonie de Lumière. Mais pour le moment, il lui fallait se rendre en cours.

En arrivant devant la porte du collège, Stena aperçut un jeune homme, qui devait aller sur ses seize ans. Il avait de courts cheveux bruns, et il attendait adossé au mur à côté du portail. Quand il vit la jeune fille, il se dépêcha de la rejoindre.

-Tu es la fille de l’Arbre, c’est ça ? demanda-t-il immédiatement.
Stena, que la popularité n’impressionnait plus, hocha la tête.
-Je me présente : Takeshi Sudô, première année de lycée et membre du club de kempô de Mahora. Je viens te défier en duel, fille de l’Arbre.
La jeune fille poussa un profond soupir. Sa popularité avait atteint les oreilles des combattants, et elle n’aurait plus la paix. Cela dit, il fallait aussi regarder le côté positif des choses : elle aurait de bons entraînements, désormais.

Stena se mit en position, face à son adversaire. Celui-ci était heureux que l’on réponde aussi favorablement à son défi, et il se mit en position avec joie. La foule autour d’eux commença à grandir, les entourant, jusqu’au point que personne ne pouvait sortir de cette masse grouillante de spectateurs.

À peine Takeshi eut-il amorcé un mouvement que Stena était déjà sur lui. Elle attrapa son bras et le fit passer dans son dos, puis elle le força à se coucher au sol, menaçant de briser son bras.

-J’abandonne ! J’abandonne ! s’écria-t-il en paniquant.
Et voilà. Le combat était déjà fini. La jeune fille relâcha le bras de son adversaire et partit vers le collège. La foule s’écarta de son passage par respect. Mais avant qu’elle ne franchisse le portail, elle se retourna vers Takeshi et lui dit :
-J’ai beau être la fille de l’Arbre, j’ai un nom : Stena Sivilis. Tâche de t’en souvenir.
Puis elle partit, ses fans lui emboîtant le pas.

Les cours de la matinée commencèrent, et Stena remarqua, en observant le comportement de Mr Shizuro à son égard, que même les professeurs étaient au courant des rumeurs qui circulaient sur elle. Enfin, une personne de plus ou de moins, pour ce que cela changeait…

Quand midi arriva, la jeune fille se dépêcha d’aller à l’Arbre Monde récupérer son cher katana. Elle en aurait sûrement besoin, si d’autres personnes venaient lui demander un duel. Même si elle n’avait pas l’intention de tous les relever, certains pourraient se montrer insistants, et seule une défaite cuisante pourraient leur faire lâcher le morceau.

Ainsi, après le déjeuner, elle suivit les cours de l’après-midi, son fourreau posé contre le mur non loin d’elle. Si il y avait bien une règle que Stena aimait, c’était que le port d’armes n’était pas prohibé dans le campus, à condition de ne pas en faire mauvais usage, ou c’était l’exclusion. Du coup, la jeune fille pouvait se balader partout, son arme à la main, sans se soucier de la masquer d’une quelconque manière.

La journée fut vite terminée. Stena avait retenu toutes les leçons, non pas en écoutant les professeurs, mais en lisant ses livres. Méthode qu’elle trouvait infiniment plus simple. Mais bon, elle possédait une mémoire visuelle hors-normes. Même si ça mémoire auditive était excellente, pour pouvoir reproduire sa Symphonie, elle comptait plus sur ses yeux que sur ses oreilles.

Quand elle arriva à l’Arbre Monde, une personne l’attendait. Il s’agissait d’un autre garçon, mais celui-là sortait de l’adolescence. Il avait de longs cheveux bruns et gras qui tombaient derrière sa nuque, un corps élancé et des piercings un peu partout sur lui. Il portait également un sabre à son côté. Comme Stena le pensait, lorsqu’il la vit, le garçon se redressa de toute sa hauteur, ce qui était significatif, dans son cas.

-Alors, c’est toi la fille de l’Arbre ? fit-il avec un sourire dévoilant des dents jaunâtres.
Stena faillit reculer de dégoût devant l’horrible face qui se tenait devant elle.
-Bah, j’suppose que oui, si t’es là, poursuivit-il sans attendre de réponse. Alors j’viens pour te mettre une raclée et m’faire une réput’. Viens t’battre !
Stena soupira. Voilà l’un de ceux qu’elle ne voulait pas combattre. Un type sans honneur quelconque, qui ne pense qu’à lui-même. Sans même daigner le regarder, elle redescendit de la place de l’Arbre. Mais c’est alors que le type l’interpella :
-Eh ! Poupée ! Tu tiens à c’morceau d’bois, pas vrai ?
Immédiatement, Stena se retourna.
-Aaaaaaah… J’savais bien qu’ça t’ferait réagir, déclara-t-il en souriant une nouvelle fois. Alors, maint’nant, si tu tiens à c’t’arbre, tu vas v’nir m’affronter. Ou sinon…

Sur ces mots, il balança son sabre vers le tronc de l’Arbre. Mais il arrêta son mouvement net : Stena avait lancé le fourreau sur son poignet et la sabre tomba au sol, alors que le fourreau continua sa trajectoire en l’air, en une ligne droite parfaite. Surpris par cette attaque, le type n’avait pas vu la jeune fille arriver.

Stena avait suivi son fourreau immédiatement après l’avoir lancé, et elle fut sur le type en un instant. En un magnifique bond, elle plaça son genou dans la face du type, qui s’écroula sur le sol. Toujours en l’air, la jeune fille rattrapa son arme en l’air et dégaina son katana, faisant résonner la note cristalline dans l’air.

Pour finir, elle conclut son mouvement en venant se poser genoux écartés sur le type, et la pointe de sa lame touchant son cou vulnérable. Le type écarquilla les yeux de peur, et tenta de s’enfuir, mais dans une telle position, il ne réussit qu’à se planter la pointe du katana dans le cou, faisant perler une goutte de sang.

-Plus jamais tu ne poseras un doigt ou quoique ce soit d’autre sur l’Arbre, tu entends ? fit Stena d’un ton menaçant et très convaincant.
Le type ne bougea pas d’un poil.
-Tu entends ? répéta-t-elle, beaucoup plus fort.
-Oui oui oui !
-Alors dégage et ne reviens pas rôder dans le coin.

Après que Stena se fut relevée, le type détala à toute vitesse. Elle allait avoir du fil à retordre, avec tous les combats qu’annonçait son avenir…
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MessageSujet: Re: SSRhapsody : Histoire Partie I   Lun 18 Avr - 12:42

Chapitre XXV
L'âme de Noël


Durant toute sa dernière semaine de cours avant les vacances de Noël, Stena avait dû répondre à de nombreux duels. Malgré le fait qu’elle terrassait tous ses adversaires, ceux-ci, au lieu d’avoir peur comme elle l’aurait pensé, revenaient toujours plus nombreux. Elle qui pensait que cela se serait calmé avec le temps, c’était tout le contraire. Et les vacances étant là, ce n’était pas maintenant que les choses s’arrangeraient.

Elle pensa tout d’abord à se rendre dans les montagnes, pour parfaire sa Symphonie de Lumière et pour continuer son entraînement, mais les nombreux défis qui lui étaient proposés lui permettait déjà de s’entraîner, et cela bien mieux que si elle était restée seule. De ce fait, Stena décida de rester en ville. Après tout, si elle en avait marre, rien ne l’empêchait de se réfugier à l’île bibliothèque.

Mais en plus de tous ces combats, elle devait encore travailler à la boulangerie, et donner un coup de main à la pâtisserie juste à côté, qui travaillait avec acharnement pour satisfaire toutes les commandes de cette période de fêtes.

À y penser, cela faisait plus de deux ans qu’elle n’avait pas fêté Noël. Sa famille lui manquait atrocement. Mais maintenant, c’était les gens du campus qui constituait sa famille. Akito et le patron lui offriraient sûrement quelque chose. Il fallait donc qu’elle aussi se préoccupe de leur offrir un petit quelque chose, même symbolique.

Les trois premiers jours de ses vacances, Stena avait enduré une incroyable suite d’évènements. Le matin, elle travaillait à la boulangerie et à la pâtisserie, et à peine sortait-elle que des combattants venaient l’assaillir pour obtenir un combat avec elle. Et après avoir expédié ces combats, elle devait retourner travailler. Bref, ce n’était pas des vacances, pour elle.

Mais le jour de Noël arriva. Ce jour-ci, personne ne vint lui demander un combat à son réveil. Toutes les boutiques étaient fermées, sauf la boulangerie, ouverte spécialement pour permettre à Stena, Akito et leur patron de s’échanger leurs cadeaux.

Ce Noël là, Stena reçut de beaux vêtements de la part du patron, et un magnifique bracelet d’argent de la part d’Akito, qu’elle s’empressa de passer à son poignet. Elle les remercia tous les deux d’un baiser sur la joue (Akito faillit s’évanouir de bonheur). Elle leur offrit ensuite ce qu’elle avait acheté et mit longtemps à choisir : pour le patron, un roman d’aventures, lui qui aimait raconter ses histoires, et pour Akito un petit porte-clefs représentant un ange féminin.

Quand elle sortit de la boutique avec ses nouveaux vêtements à la main, personne ne vint l’embêter. Ah, la magie de Noël… Stena partit déposer ses nouvelles affaires dans sa chambre (qui lui servait du coup d’armoire géante) et alla se détendre dans les bains du dortoir. Encore une folie artistique qui avait dû coûter très cher.

Quoiqu’il en soit, elle passa deux longues heures dans ces bains, sans se préoccuper un seul instant de ses petits soucis. Qu’il était bon de ne rien faire d’autre que se relaxer en étant immergé dans l’eau chaude !

Stena sortit libérée de tous ses problèmes, un léger sourire flottant sur son visage. Et pour la première fois depuis le début des vacances, elle observa les nombreuses décorations de Noël. Elle vit que des guirlandes lumineuses aux mille couleurs étaient accrochées aux façades des bâtiments, et que les sapins qui avaient été installés en vue de cette fête étaient alourdis par d’autres guirlandes et des boules aux dessins divers.

C’était féérique. Mais malgré tout ça, Stena était heureuse que personne n’ait touché à l’Arbre Monde. Après tout, il était déjà d’une beauté à couper le souffle, et il n’avait besoin d’aucune décoration pour se démarquer des autres.

Elle passa tout le reste de sa journée dans les branches de l’Arbre, à se remémorer sa merveilleuse enfance. Et quand le soir vint, elle s’endormit sur ces souvenirs.

Quand elle se réveilla, le lendemain matin, elle entendit un brouhaha inquiétant venant du pied de l’Arbre. Prise par la curiosité, elle se pencha par-dessus sa branche et vit qu’un groupe de jeunes en kimono l’attendait les bras croisés.

Elle descendit avec souplesse et demanda la raison de tout ceci.

Un homme baraqué s’avança. Il devait avoir dans les vingt ans et il était chauve. Son kimono blanc portait une ceinture noire, et tous les autres qui le suivaient devaient être ses disciples.
-Fille de l’Arbre, moi, Otonashi Gosuke, ceinture noire du club universitaire de kempô, a reconnu ta valeur. Je te propose donc un défi : si tu arrives à nous battre, mes quinze disciples et moi-même, dans un seul combat, alors je ferai en sorte que tu ne sois plus embêtée par d’autres combattants qui ne sont pas à ta hauteur. Relèveras-tu le défi ?

Stena fut séduite par cette proposition. Il était vrai que combattre seize personnes en même temps serait dur, mais elle arrêterait de perdre son temps avec des gens incapables de tenir ne serait-ce qu’une dizaine de secondes face à elle. Elle serra son fourreau dans sa main fermée, et sourit de toutes ses dents.

-J’accepte.
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