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 Berelis : Histoire

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Berelis
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Sam 3 Sep - 0:17

___
Chapitre 25 – Selek Ikvin

___Devant les trois élèves de Mahora se tenait un jeune garçon aux cheveux bruns et à la peau légèrement hâlé. Il portait une chemise blanche et un jean bleu. Il faisait une tête de plus que le groupe mais semblait très jeune.

___- Mais depuis quand es-tu ici ?
___- Je suis arrivé la semaine dernière, après avoir enfin réussi à découvrir où tu étais partit. D’ailleurs, ce n’était pas sympa de partir comme ça, sans prévenir. On s’est fait un sang d’encre !
___- J’en suis désolé. C’est ma sœur qui l’a voulu. Nous ne devions jamais rester plus de trois mois au même endroit…
___- Bref, tout ça c’est du passé. Donc, je suis arrivé la semaine dernière et qu’est-ce que j’apprends ? Tu étais parti pour l’Amérique ? Franchement, t’es pas croyable ! On peut jamais te trouver quand on te cherche.
___- Eh bien… Excuse-moi ?

___Raito s’avança timidement puis donna une légère tape sur l’épaule de Berelis avant de lui murmurer quelques mots.

___- Dis, tu le connais ? C’est qui ?
___- Hein ? Ah oui ! Je n’ai pas fait les présentations. Selek, je te présente Hako et Raito, des amis de l’école. Raito, Hako, je vous présente…
___- Laisse-moi me présenter, voyons ! Je m’appelle Selek Ikvin. On s’est rencontré, moi et Berelis, il y a… Hum, ça fait combien maintenant ?
___- Cinq ans et demi.
___- C’est ça ! Cinq ans et demi. Et… C’était où déjà ?
___- Dans le sud de la Suède. Dis, si tu ne te souviens plus des détails, tu pourrais me laisser raconter, non ?

___Selek fit la moue, tira la langue puis se retourna, les bras croisés, drapé dans sa dignité.

___- Et donc ? demanda Raito.
___- Donc, on s’est rencontré dans le sud de la Suède. D’ailleurs, il ne les fait pas, surtout mentalement…
___- Eh ! Je ne te permets pas !
___- … mais il a trois ans de plus que moi. Bref, on montait à bord du même bateau en partance pour le Danemark. Plusieurs évènements ont fait que le bateau n’a pas terminé son voyage et nous avons dû finir à la nage.
___- Ah oui, tiens, je m’en souviens de ça…
___- Je me souviens surtout que tu y étais lié de très près…
___- Ah, euh, oui, aussi…
___- Dans tous les cas, c’est à ce moment que nous nous sommes vraiment rapprochés. L’un sans l’autre, nous ne serions plus ici aujourd’hui.

___Selek, toujours dos au groupe acquiesça vigoureusement, un sourire aux lèvres.

___- Nous étions dans des situations similaires. Lui et sa sœur n’avait également pas d’endroit où aller. Nous avons ainsi fait un bout de route ensemble, pendant plusieurs mois, puis un jour, ma sœur est venu me réveiller avant même que le Soleil ne se lève et nous sommes partis, sans un mot.
___- Ah ! Je le savais ! C’était elle, hein ? Saloperie d’Alice ! Elle aurait au moins pu nous prévenir. Lina n’a pas arrêté de pleurer pendant des jours !
___- Lina ? demanda Raito.
___- Sa sœur. Mais…

___Un frisson parcourra immédiatement le dos de Berelis quand ce dernier se tourna vers Selek.

___- Elle est venue avec toi ?
___- Bien sûr, pourquoi ? Elle avait tellement hâte de te revoir. Elle nous attend à Mahora.

___Berelis restait immobile. La terreur se lisait sur son visage. Selek ne comprenait pas, Raito s’empêchait d’éclater de rire et Hako, qui n’avait rien dit depuis l’arrivée de cet inconnu, pris le bras de Berelis.

___- Ça va ? demanda-t-elle.
___- Hein ? Euh… Oui, ça va.
___- Bon, continua Selek, on y va ?
___- Où ça ? répondirent en cœur les trois élèves.
___- Ba à Mahora.
___- Et on y va comment ? questionna Raito.
___- Avec ma voiture.
___- Depuis quand tu as une voiture ? demanda Berelis.
___- Oh, c’est un détail ça. Disons que je l’ai emprunté à un « ami » pour une durée indéterminée.
___- Et tu sais conduire, toi ? Tu as passé ton permis ?
___- Hum… Ça aussi c’est un détail… Bon, on y va ?
___- Eh ba, on est mal parti…

___Le voyage retour vers Mahora se passa globalement sans encombre. Selek manqua à quatre reprises de les envoyer dans le décor mais tous arrivèrent indemne à destination. Cependant, en descendant ils se jurèrent de ne plus jamais monter dans un véhicule conduit par cet inconscient et, dès que possible et s’ils avaient le temps, d’essayer de retrouver le propriétaire de la voiture.
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Berelis
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Dim 4 Sep - 23:41

___
Chapitre 26 – Conduit

___Les cours allaient bientôt commencer. Raito se préparait calmement tandis que Berelis, lui, se cachait sous sa couette.

___- Tu vas finir par te lever normalement, oui ?
___- Chuuut ! Elle va t’entendre !
___- Ca fait deux semaines que tu nous fais le même cinéma tous les matins ! Elle va pas te bouffer, quand même !
___- Raa mais t’es fou ! Tu la connais pas !!! C’est une vrai nympho !!!
___- Et il est où le problème ? J’aimerais bien me faire harceler par une fille comme ça…

___Raito s’approcha de la fenêtre et écarta légèrement les rideaux pour pouvoir observer la jeune femme qui dormait sur un banc, devant le dortoir des garçons.

___- Je ne vois pas ce que tu lui trouves de si diabolique. Elle est plutôt mignonne… Pas trop grande, long cheveux blonds, belle paire de…jambe… Et elle a un beau visage en plus… Tu m’avais dit qu’elle avait quel âge, déjà ?
___- Physiquement ou mentalement ?
___- Ahah, très drôle… Alors ?
___- Vingt-trois ans.
___- Et en plus elle est surement expérimentée ! Nan, franchement, je vois pas où est le problème…

___Berelis sortit sa tête de sous ses drap et regarda son ami avec un air dégouté.

___- On échange de place quand tu veux.
___- Eh mais c’est pas une mauvaise idée ça ! Lina Akihara. Ca sonne bien, non ?
___- Non.
___- Quelle mauvaise fois, ça fait froid dans le dos. Bon, allons-y.
___- Qu’est-ce que t’es encore en train d’inventer ? Toi et tes plans foireux…
___- Très simple, je me fais passer pour toi, elle me poursuit, et tu peux aller tranquillement en cours.
___- Et comment tu lui échappes ?
___- Oh, ba je pourrais toujours me débarrasser de mon déguisement dans un coin… Et puis, ça ne me gênerait pas plus que ça qu’elle me rattrape.
___- J’ai déjà du te le dire mais… Tu es un grand malade.
___- Je sais.
___Raito fouilla alors dans ses affaires, sortit une perruque qu’il se mit sur la tête, enfila la veste de Berelis et se précipita dehors.
___- A tout à l’heure !
___- Ouais, c’est ça, ouais… Tous dingue ici… Bon, c’est pas tout ça, mais faudrait quand même que je me lève...

___Berelis quitta tant bien que mal son doux cocon protecteur pour s’aventurer dans la jungle inconnue habité par l’hostile créature féminine. Surveillant toutes les directions à chacun de ses pas, il arriva dans sa salle de classe sans être tombé sur le monstre de ses cauchemars. Finalement, le plan de Raito avait peut-être marché. Le professeur entra dans la salle. En remarquant qu’il s’agissait du père d’Hako, Tatsuya, Berelis ne put s’empêcher de pousser un soupir d’exaspération. Dans la précipitation de son départ, il n’avait pas emporté les bonnes affaires. Alors que les élèves se rasseyaient après avoir salué, quelqu’un frappa à la porte. Raito entra alors, les vêtements partiellement déchiré et des traces rouges sur le visage. Le professeur s’avança vers lu
i avec un regard sévère.
___- Eh bien ? Peut-on savoir pourquoi vous êtes dans un tel état ?
___- Hein ? Oh ! Euh… j’ai… j’ai été attaqué… Par un chat sauvage ! Oui, c’est ça ! Un chat sauvage ! Il avait de grands yeux rouges et brillant et…

___Tandis que Raito mimait la scène imaginaire, la classe se mit à rire de plus en plus fort. Le professeur, leva alors une main pour demander le silence.

___- Bien, ça suffit. Votre histoire est très intéressantes, voyez comme elle amuse vos camarade. Regagnez votre siège calmement et sans bruit, le cours va commencer.

___Raito, tout en continuant de faire le pitre, alla s’installer à sa table, derrière Berelis. Ce dernier sentit alors une légère tape dans son dos et, lorsqu’il se retourna, c’est un Ratio tout souriant qui l’accueillit.

___- Quoi ?
___- C’était génial !
___- Tant mieux pour toi. D’ailleurs, comment ça se fait que le professeur ne t’ai rien dit ?
___- Oh, c’est parce que je lui est rendu un petit service il n’y a pas longtemps.
___- Quel genre de service ?
___- Un petit service…
___- D’accord… Enfin bon, si ça peut me permettre d’aller en cours sans craindre de me faire agresser, tu peux recommencer ton plan de ce matin tous les jours.
___- Attend, attend ! Je t’ai pas encore raconté ! Au début, elle me poursuivait en criant ton nom. Je l’ai fait courir dans tout Mahora. J’étais plié en deux et…
___- Dites, vous deux, si on vous dérange, vous pouvez le dire.
___- Excusez-nous monsieur.

___Berelis se redressa sur son siège tandis que Raito se penchait encore plus en avant pour continuer à raconter ses exploits.

___- Et donc, à un moment, il fallait bien que j’arrête si je voulais venir en cour. J’ai hésité à jeter discrètement mon déguisement et puis j’ai craqué. Je me suis arrêté et j’ai attendu qu’elle me rattrape. Elle m’a littéralement sauté dessus ! Elle commençait à m’embrasse partout ! Tiens, d’ailleurs, regardes ! Elle m’a embrassé sur la joue, on voit encore la marque !
___- Et t’en es fière ? murmura Berelis.
___- Ouaip. Bon, finalement, je comprends pourquoi elle te fait peur.
___- Enfin ! Eh bien, merci.
___- Ouais, de rien. Parce que bon, quand elle a vu que je n’étais pas toi, elle a changé complètement et commencé à me griffer et arracher mes vêtements.
___- Je t’avais prévenu. Viens pas te plaindre après.
___- Je sais. Par contre, je trouve toujours que Lina Akihara ça sonne bien…
___- T’es vraiment un cas désespéré…
___- Je sais.

___Raito se mit alors à éclater de rire. Il se fit mettre à la porte mais tout le monde pouvait continuer de l’entendre rire dans le couloir. Quand la pause de midi arriva, Berelis et Raito sortir de la salle pour s’installer dans un coin et manger tranquillement. Un fois un banc de libre trouvé sous un arbre, Berelis posa sa bouteille à côté de lui et commença à manger.

___- Dis, ta chérie devait pas nous rejoindre ?
___- Si, mais elle avait prévenu qu’elle serait en retard. Et ce n’est pas ma « chérie ».

___Soudain, les deux garçons sentir une étrange vibration venant du sol.

___- C’était quoi ça ? demanda je jeune Kuyen.
___- J’en sais rien.

___Une nouvelle vibration se fit ressentir, mais d’une intensité supérieure.

___- Mais c’est quoi ce bordel ?

___Encore une, plus forte et plus rapide. Le regard de Berelis et Raito se fixa alors sur la bouteille d’eau posé au sol qui tremblait avec les vibrations… Un énorme cri se fit alors entendre au loin tandis que le rythme des vibrations accélérait et leur intensité augmentait. Raito eu alors un petit sourire.

___- Tiens, c’est marrant, ça me fait penser à un film que j’ai vu il n’y a pas longtemps…
___- Chut ! J’essaye d’écouter…

___Raito, déçus de n’avoir pu raconter le film croisa les bras et se renfonça dans son siège. Les vibrations étaient tellement rapprochées qu’on avait maintenant l’impression que quelque chose courrait à très grande vitesse. De la fumé était visible au loin. Il aperçut alors des élèves qui se sauvaient dans tous les sens et d’autres, n’étant pas partis assez vite, qui tentait d’apprendre à voler, ou au moins à atterrir. C’est à cet instant précis qu’il vit ce qui faisait fuir tous ces gens. Ce n’était pas un monstre hideux et féroce, mais quelque chose qui s’en rapprochait grandement dans l’esprit de Berelis. Le « monstre » se mit alors à crier.___

___- BEEEEEEEEEEEEEREEEEEEEEEELIIIIIIIIIIIIIIIIIIISSSSS !!!!!!!!!!!!!!!
___- Eh mais, c’est pas Lina ? questionna Raito. Hein ? Mais… Où il est passé celui-là ?

___Raito chercha autour de lui son camarade disparu pour l’apercevoir alors dans la direction opposé en train de prendre ses jambes à son cou. Raito éclata alors de rire.

********
___Berelis s’était précipité à l’intérieur des bâtiments, espérant perdre son assaillant au détour d’un couloir dans cet immense dédale scolaire. Au son, il pouvait savoir qu’elle se rapprochait de plus en plus. Il arrivait maintenant dans des zones qu’il ne connaissait pas. A chaque embranchement, il risquait de se perdre ou d’arriver dans un cul-de-sac, sans aucune échappatoire. Et bien entendu, ce qui devait arriver arriva. Après plus d’une demi-heure de course, Berelis se retrouva coincé au bout d’un couloir. Les salles de classes alentour étant fermés et les fenêtres donnant sur un vide de quatre étages, Berelis n’avait plus qu’à attendre le moment fatidique de la rencontre avec son cauchemar. Les bruits de pas s’intensifiaient de secondes en secondes. Ses oreilles lui disaient qu’elle n’était plus bien loin et que d’ici quelques instants, il allait la voir débouler du quoi du couloir. Il entendit alors un bruit métallique au-dessus de lui mais n’eut même pas le temps de chercher d’où cela venait qu’une force inconnu le souleva violemment du sol. Il se retrouva alors allongés dans un lieu étroit avec sous son visage une grille donnant sur le couloir où il se trouvait l’instant d’avant.

___- Beeeee-reeeee-liiiiiiis !

___Lina était maintenant dans le couloir. Ne comprenant toujours pas comment il était arrivé là ni même où il était, Berelis s’arrêta de respirer et s’immobilisa pour ne pas se faire repérer. Lina passa alors sous lui en le cherchant.

___- Ba ? Où il est passé ? J’étais pourtant sûr qu’il avait tourné par là…

___Lina se tenait toujours parfaitement sous la grille. Berelis transpirait. A l’étroit, il étouffait et une goutte de sueur tomba de son visage. Semblant se moquer de lui elle passa entre les barreaux et continua sa course vers la jeune femme. Berelis écarquilla les yeux. Si cette goutte touchait Lina, elle saurait qu’il était là et s’en serait finit de lui. Tout semblait aller au ralenti. Berelis avait envie de crier mais tout son corps était tétanisé de peur. La goutte n’était plus qu’à quelques centimètres. N’en pouvant plus il ferma les yeux et repensa à ses derniers instants de liberté. Ploc. La goutte venait de s’éclater et Berelis attendait. Il attendait que sa fin approche. Et puis il se dit qu’il avait déjà attendu étrangement longtemps. Il rouvrit les yeux et vit que Lina s’était déplacée. Il aperçut aussi la petite goutte étalé au sol. Un profond soulagement l’envahit mais il s’empêchait toujours de respirer pour ne pas être repéré et commençait doucement à suffoquer.

___- Bon, j’imagine qu’il a dû tourner à droite tout à l’heure…

___Lina repartit en courant vers le couloir opposé. Berelis, quand il fut sûr qu’elle était bien hors de portée, pris une grande et bruyante bouffé d’air frais. Il reprit son souffle quelques instants puis se souvint que quelqu’un l’avait aidé à monter ici. Il regarda alors devant lui. Là, plier en deux et au bord de l’étouffement à cause d’un rire silencieux, se trouvait Selek.

___- Ahahahahah ! Si t’aurais vu ta tête ! C’était génial !
___- Euh… Ouais… Si tu le dis… Enfin, merci… Tu…
___- Ouais, je sais, je t’ais sauvé la vie. Encore.
___- Oui, c’est ça, oui… Mais, qu’est-ce que tu fais ici ?
___- Oh ça… Eh bien, j’ai voulu m’inscrire dans ton école mais on m’a refusé l’accès. Alors j’ai décidé de m’inscrire moi-même.
___- Hein ?

___Selek mis alors bien en évidence son uniforme de l’école.

___- Mais où t’as trouvé ça ?
___- A la laverie.
___- Tu l’as volé ?!
___- « Emprunté » serait le terme exact.
___- C’est ce que je dis, tu l’as volé !
___- Oh oui, bon, ça va… Si tu commences à jouer sur les mots… Et d’abord, ils n’avaient qu’à pas m’empêcher de devenir élève !
___- Bon, soit. Mais ça n’explique pas ce que tu fais dans les conduits d’aération.
___- Je fais le tour du campus, je repère les lieux intéressants, tout ça…
___- Ah…
___- D’ailleurs, j’ai trouvé un accès au vestiaire des filles et…
___- Je ne veux pas savoir !
___- Nan mais attend ! C’est pas le mieux ! Ça fait un moment que je traine dans ses conduits et j’ai découvert des trucs géniaux ! Par exemple : en fait, la plupart des profs ici, ba c’est pas des profs ! Ils sont ma…
___- Je m’en fiche ! Bon, explique-moi plutôt comment on sort d’ici… C’est comme ça que tu l’ouvre la grille ?
___- Hein ? Non, non, attend. Tiens, comme ça. Voilà, elle est ouverte. Mais tu veux vraiment pas que je te raconte ce que j’ai découvert ? C’est hallucinant !
___- Non, merci. Et tu ferais mieux de sortir de là.
___- T’as franchement aucun humour…
___- A ce niveau, c’est pas une question d’humour.

___Berelis referma la grille, laissant Selek dans son conduit, et repartit en direction de sa salle de classe. Cette petite course poursuite avait duré assez longtemps pour amener la reprise des cours. Et il n’avait presque rien mangé.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Ven 21 Oct - 21:26

Chapitre 27 – Equinoxe

___En ce début d’automne, les rayons du Soleil levant perçaient avec difficultés entre les branches de l’Arbre Monde. Lorsqu’enfin un de ces rayons atteignit une de ses plumes rouges, Xiphen se réveilla. L’oiseau étira ses ailes, encore recouvertes de la rosée matinale, pour se réveiller, puis se propulsa dans les airs avec deux grands battements avant de commencer son habituel tour de Mahora. A cette heure, tout le monde dormait encore, ou presque. Les boulangeries commençaient à s’activer, préparant leurs pains de la journée. Quelques professeurs aussi étaient déjà réveillé et, plus rare encore, quelques élèves. Ceux-là faisaient surement partit de clubs. Xiphen s’éleva un peu plus dans les airs puis vira sur la gauche pour se diriger vers l’île bibliothèque. L’oiseau savait qu’elle n’était pas encore ouverte à cette heure, mais ce n’est pas ce qui l’intéressait. Xiphen fit le tour du bâtiment puis descendit en direction d’une petite structure à l’arrière. Là, dans de grandes cages, se trouvaient de nombreux oiseaux plus ou moins gravement blessé. Passant de cages en cages, une jeune fille emmitouflée dans un épais manteau déposait un peu de nourriture à chaque arrêt. Xiphen atterris en avant de la volière puis émit un petit piaillement. La jeune fille sursauta puis sourit chaleureusement en découvrant l’identité de son visiteur.

___- Oh ! Te revoilà bel oiseau rouge. Je ne t’ai pas vu la semaine dernière, je m’inquiétais.

___Xiphen s’approcha et frotta sa tête contre la jeune fille.

___- Doucement, doucement… Attend que j’aie finis de nourrir tes petits camarades puis je m’occuperais de toi.

___Xiphen recula et observa la jeune fille. Lorsqu’elle eut fini de distribuer ses derniers morceaux de pains destinés aux oiseaux blessés, elle alla s’assoir sur un banc et tapota la place libre à côté d’elle. Xiphen s’y posa en douceur puis attrapa le morceau que lui tendait la jeune fille. Elle semblait heureuse entourée d’autant d’oiseau. Elle posa une main sur Xiphen.

___- Quand j’y repense, je me rends compte que ça fait déjà plusieurs mois que je t’ai rencontré, et pourtant je ne sais pas grand-chose de toi. Je ne t’avais jamais vu avant la rentrée de cette année. J’imagine que tu dois appartenir à quelqu’un qui est arrivée en même temps que toi.

___Elle étouffa un petit rire.

___- Non, c’est plutôt toi qui es arrivé en même temps que cette personne. Je me demande comment elle est. Ce doit être quelqu’un de très gentil et attentionné pour avoir un si bel oiseau en si bonne santé.

___La montre dans la poche de la jeune fille sonna.

___- Oh ! Déjà ? Je vais devoir te laisser bel oiseau rouge. Aujourd’hui je ne pourrais pas rester plus longtemps, j’ai quelques petites choses à faire.

___La jeune fille s’éloigna gaiement. Xiphen l’observa quelques instants puis déploya à nouveau ses ailes pour s’envoler. L’oiseau rouge se dirigea cette fois vers le dortoir des garçons du collège. Berelis sortit alors en courant du bâtiment. Il était encore en retard. Xiphen se glissa dans la chambre de son jeune maître en passant par la fenêtre et attrapa un sac plastique contenant quelques gâteaux. L’oiseau rattrapa alors le garçon et poussa un cri quand ils furent au même niveau.

___- Hein ? Oh, Xiphen ! Je n’ai pas le temps de… Que… ah, oui, mon petit déjeuner, merci.

___Le garçon se saisit du sac puis attrapa une des brioches qu’il contenait. Il fit un nouveau geste de remerciement en direction de son oiseau puis continua sa course. Xiphen, maintenant rassuré pour son maître, repartit en direction de la forêt bordant Mahora. L’oiseau passa la majorité de la journée à chasser de petits rongeurs ou à se reposer sur des branches. Lorsque l’heure de fin des cours approcha, Xiphen se dirigea à nouveau vers Mahora. C’est sur la place de l’Arbre Monde que l’attendait son maître, assis sur un banc, une brioche posé à côté de lui. L’oiseau atterris assez violement et commença à manger la brioche.

___- Salut Xiphen.

*****

___Berelis passa sa main sur la tête de son oiseau qui émit un petit bruit de plaisir. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas eu une journée comme celle-ci. Ils étaient là, ensemble, sans penser à rien d’autre qu’a l’instant présent. Assis sur son banc, mangeant son pain et caressant son oiseau, Berelis observait les feuilles de l’Arbre Monde danser sous une légère brise d’automne, empreint d’une pointe de mélancolie. Xiphen, ayant finis son morceau de pain, vint se mettre sur les genoux de son maître et s’endormit. Berelis, lui, avait la tête en arrière, son regard se perdant dans l’immensité du ciel. Il repensait aux années passé avec sa sœur, à sa rencontre avec Selek, à son arrivé à Mahora. Tous ces souvenirs semblait si lointain et était pourtant encore tellement frais dans sa mémoire qu’il aurait pu s’agir d’hier. Le Soleil commençait à se coucher, allongeant les ombres et transformant le monde en un doux rêve. Les lampadaires s’allumèrent tandis que plusieurs élèves retournaient dans leurs chambres pour passer la nuit. Berelis sortit de sa poche sa montre en or avant de se souvenir qu’étrangement, elle n’indiquait pas l’heure et ne disposait d’aucun bouton de réglage. Malgré ce défaut plus que majeur, il continuait de la garder constamment sur lui. Il leva alors la tête en direction d’une horloge accroché un peu plus loin. Il était bientôt l’heure du rendez-vous. Il réveilla Xiphen en douceur puis se leva.

*****

___Xiphen suivait Berelis, sans trop savoir où celui-ci se rendait, même si cela semblait être en direction de la forêt. Lorsqu’ils s’enfoncèrent un peu plus entre les arbres et que Xiphen réalisa la direction dans laquelle ils se dirigeaient, celui-ci commença à s’inquiéter. Ils débouchèrent dans une clairière au milieu de laquelle se trouvait un feu de bois. Xiphen reconnu immédiatement la clairière. C’est là qu’il l’avait rencontré, elle, sous une autre forme. Mais si tout c’était correctement bien passé, il ne devait plus s’en souvenir. Xiphen jeta un coup d’œil à son maître. Aucune réaction. Il ne devait pas s’en souvenir. Assis en cercle autour du feu de bois se tenaient Hako, Raito, Selek et Lina. Lorsque cette dernière vit qui venait d’arriver, elle se leva, un immense sourire sur le visage. Mais avant qu’elle n’ait pu faire le moindre mouvement en direction du nouveau venu, une violente bourrasque secoua la clairière et Xiphen atterrit devant son maitre, les ailes déployées et criant, comme pour le protéger. Selek se leva immédiatement et s’approcha calmement de Xiphen.

___- Oh là, doucement ! On se calme. Lina, rassieds-toi s’il-te-plait. Berelis ? Tu pourrais dire à ton piaf qu’il n’y… Aïe !

___Xiphen venait de jeter un petit caillou sur Selek et en ramassait déjà un autre dans son bec.

___- Aïe ! Mais, arrête ! Berelis ! Fais quelque chose !
___- Je ne sais pas… Ce n’est pas vraiment mon problème… Et puis tu l’as appelé « piaf », je t’ai déjà dit que ça l’énervait très facilement. Après, si tu t’excuses, peut-être que…
___- Ça va ! Ça va ! J’ai compris ! Aïe ! Pardon ! C’est bon maintenant ?

___Berelis pouffa puis siffla discrètement. Xiphen arrêta alors son attaque, se retournant vers son maître. Ils se regardèrent quelques instants, Berelis souriant calmement, puis l’oiseau s’envola.

___- Bon, on va pouvoir commencer. Bere, je t’ai placé là-bas, entre…

___Quelques bribes de la conversation parvinrent aux oreilles de Xiphen tandis qu’il s’éloignait. Conversation qui ne lui était pas destiné et à laquelle sa présence n’était pas désirée. Mais c’est tout de même avec un léger pincement au cœur que l’oiseau était parti. Xiphen n’allait plus pouvoir revoir son jeune maître pendant au moins deux mois, le temps de retrouver sa forme adulte. Xiphen s’installa dans le nid conçu spécialement à cet effet, dans les plus hautes branches de l’Arbre Monde. Il se roula en boule puis s’embrasa. Les flammes s’élevaient dans les branches de l’arbre mais sans en bruler une seule. Quand le feu disparut, là où quelques instants auparavant se tenait un oiseau majestueux de couleur rouge, on pouvait voir un petit tas de cendres au milieu desquels se trouvait un œuf rouge.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Dim 23 Oct - 21:46

Chapitre 28 – Multiples

___Une légère couche de neige recouvrait le campus. A cette époque de l’année, on pouvait clairement distinguer trois types de personnes. Les premiers, les plus raisonnables, restaient au chaud à l’intérieur autant que possible. Les seconds, les plus fous, se jetaient dans la neige à grand coup d’éclats de rire incontrôlés. Les derniers étaient ceux qui n’avaient pas choisi. Obligé de sortir alors qu’ils auraient tellement voulu rester au chaud. Observant la scène, perché sur le toit d’un des plus hauts bâtiments des environs, un homme en costume beige attendait. Il regarda sa montre. Une étrange lueur apparue alors en plein milieu de la forêt. Les oiseaux s’envolèrent. Il sourit.

___- Pile à l’heure. Voyons si cela se passe comme ce n’était pas prévu.

___Il referma sa montre et disparu dans une tornade de pétales blanc semblable à de la neige. Sortant de sa chambre, de l’autre côté du campus, Berelis tremblait. Il avait beau avoir mis son manteau le plus chaud, il avait encore froid. Il n’avait plus le temps de rentrer chercher quelque chose d’autre à mettre. Il prit sur lui et s’aventura dans ce monde blanc, froid et désert. Il devait retrouver Hako dans la rue commerçante. Elle voulait faire le tour des boutiques en prévision de Noël. Il la retrouva au lieu prévu, déjà en train d’observer quelques vitrines.

___- Salut.
___- Ah ! Berelis, tu m’as surprise. Merci d’être venu. Je… Je suis désolé… J’imagine que ça ne te fait pas spécialement plaisir de faire les boutiques avec moi mais…

___Berelis rougit en repensant à Raito qui, pendant toute la semaine précédente avait parlé de cette journée comme leur premier « rencard officiel ». Il essaya de ne plus y penser et ne voir là qu’un ami accompagnant un autre dans un magasin.

___- …mais tout le monde était occupé.
___- Oh, ne t’inquiète pas pour ça. Ça ne me gêne pas du tout. J’ai… J’avais justement quelque chose à voir.
___- C’est vrai ? Oh, merci ! Bon, je… On peut commencer alors ? Il y a cette boutique que j’aimerai voir….

___Hako se rua dans le magasin de vêtement juste à côté d’eux. Berelis regrettait déjà son petit mensonge, mais n’ayant rien à faire de sa journée, il suivit les pas de la jeune fille. Et puis, finalement, ça ne le dérangeait pas plus que ça de passer sa journée avec Hako. Mais à peine avait-il fait un mètre qu’il ressentit une énorme pression sur son ventre. Plus il s’avançait vers la boutique, plus la pression était grande, comme si il n’était pas censé y entrer. Il était maintenant presque immobile alors qu’il tentait de toutes ses forces d’avancer. Puis, il ressentit comme une déchirure en lui et la force qui le retenait disparu. Mais il avait maintenant l’impression d’avoir perdu quelque chose, une partie de lui. Juste avant de passer la porte du magasin, il se retourna et sursauta. Au milieu de la rue, là où il se tenait quelques instants auparavant, se trouvait un garçon en tout point identique à lui. Il se frotta les yeux et quand il regarda à nouveau, le « garçon » avait disparu. Il pensa avoir rêvé et entra dans la boutique, tandis qu’Hako choisissait déjà une cinquième robe à essayer.
___Au moment où la porte se refermait, un groupe de quatre personnes encapuchonnées et portant de long manteau noir arriva à une extrémité de la rue. Les quatre individus s’immobilisèrent. La première, une femme et la plus petite du groupe tendit son bras dans vers l’autre bout de la rue. Une des autres silhouettes, beaucoup plus grande et massive, s’avança et s’exprima d’une voix grave.

___- Alors, Quinze ? Il y a quelqu’un d’intéressant dans cette rue ?
___- Je ne ressens aucune énergie particulière… Cependant, quelque chose m’empêche de voir ce qu’il y a dans cette boutique. Treize ?

___La troisième silhouette s’avança, également de grande taille mais très efféminé. C’est une voix masculine et douce qui s’exprima.

___- D’après nos informations, il ne devrait pas y avoir de personne assez puissante dans les environs pour résister à ton pouvoir, quinze… Surement un résidu parasite d’un vortex précédent… Et puis…

___La quatrième silhouette bouscula ses camarades et se retourna vers eux. Légèrement plus grand que la femme, il avait aussi une voix beaucoup plus grave.

___- Et puis c’est qu’une boutique de fringue pour gamine. Ça m’étonnerait qu’on trouve quoi que ce soit d’intéressant ici… Treize, quinze, sept, on y va. Il nous reste d’autre zone à vérifier et nous n’avons toujours pas assez de candidat pour le tournoi.

___Les trois autres silhouettes acquiescèrent puis le groupe se remit en mouvement pour disparaitre au coin d’une autre ruelle. Quelques heures plus tard, Hako avait fini de faire le tour de tous les magasins qu’elle souhaitait voir. Elle n’avait finalement rien acheté. Elle avait cependant une dernière chose à voir mais, sentant que Berelis fatiguait légèrement, elle lui affirma qu’elle pouvait continuer seule. Berelis, quelque peu réticent à cette idée, fini par accepté de laisser Hako finir seule puis repartit dans la direction opposé, vers son dortoir. En chemin, il ressentit à nouveau l’étrange pression qui l’avait saisi auparavant. Il aperçut alors le garçon qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Il s’immobilisa et observa attentivement. Cela semblait bien trop réel pour n’être qu’un rêve et pourtant c’était parfaitement impossible. Il crut le voir sourire avant de s’enfuir. Berelis le poursuivit. Le garçon tourna au coin d’une ruelle et lorsque Berelis arriva à l’endroit où il l’avait perdu de vue, tout disparu.
___Il n’y avait rien autour de lui d’autre qu’une épaisse et enivrante brume pourpre et, devant lui, le garçon. Berelis avait beau regarder dans toutes les directions, il ne voyait rien qui ne ressemblait de près ou de loin à la rue qu’il connaissait. Il reporta alors son attention sur le garçon devant lui, parfaitement identique, qui souriait.

- Qui es-tu ?__________________________________________- Qui es-tu ?

___Berelis sursauta quand il entendit le garçon prononcer simultanément et avec la même voix la même phrase que lui. Quelque chose n’était définitivement pas normal dans ce qu’il se passait.

___- Qu’est-ce que ça veut dire ?
___- …
___- Qui es-tu ? Et pourquoi est-ce que tu me ressembles tellement ?
___- Je suis toi.
___- Hein ?
___- Et tu es moi.

___Berelis commençait à se sentir de plus en plus mal à l’aise.

___- Que… Que veux-tu dire ?
___- Nous sommes les mêmes. Mais pourtant, tellement différents.
___- Quoi ?

___Le garçon étira son sourire.

___- Un multiple. Une possibilité. Un chemin que tu aurais dû emprunter.

___Le garçon s’avança et posa une main sur le ventre de Berelis, au niveau de son coeur.

___- Un avenir que tu aurais dû embrasser…

___La main du garçon traversa alors sa peau et il se saisit du cœur de Berelis. Ce dernier ne pouvait plus ni bouger ni même respirer, pourtant il ne se sentait pas en danger. Du sang commença à couler par les yeux du garçon mais il souriait.

___- Ton cœur sait de quoi je parle. Je suis, ou plutôt j’étais, ce que tu devais être, ce que tu devais devenir, l’avenir qui t’étais destiné. Mais cette réalité future n’est plus. Il a été effacé. Non, retardé. Un autre se créera et la roue du temps, encore, tournera.

___Du sang coulait maintenant par de nombreuses plaies qui étaient apparu sur le corps du garçon.

___- Soit sans crainte. Tu vivras plus longtemps dans ce nouvel avenir. Je ne suis pas le premier à être effacé et je ne serais pas le dernier à être modifié. Le temps ne joue pas en ta faveur. Mais il ne joue pour personne. Oh, et lorsque tu le rencontreras… Ecoute…

___Le garçon commençait à disparaitre. Berelis s’avança vers lui, hésitant.

___- Qu’est-ce que tout cela veut dire ? Le rencontrer ? Qui ?
___- « Lui ».

___L’image du garçon s’évapora et une cloche sonna. Berelis eu l’impression que tout son corps se déchirait, arraché et découpé par des milliers de lames invisibles. Il criait de douleur mais aucun son ne sortait de sa bouche. La cloche sonna à nouveau, la douleur s’intensifia. A chaque coup, la douleur augmentait. Au final, elle était telle qu’il ne ressentait plus rien. Son cerveau, surchargé d’information provenant de toutes les parties de son corps, n’arrivait plus à effectuer aucun tri et se « désactiva ».
___Berelis revint à lui assis sur un banc au pied de l’Arbre Monde. Il se leva puis s’effondra immédiatement, sentant son cœur serré. Il aperçut devant lui un objet brillant. Il s’en saisit et identifia sa montre à gousset. La douleur disparue. Il ouvrit sa montre et découvrit que l’aiguille s’était déplacée. Elle indiquait maintenant le XI.
___Assis sur le toit d’un immeuble proche en buvant un thé, un homme observait le jeune garçon.

___- Bien. Ce n’est pas ce qui était prévu. Tout se déroule donc parfaitement. Profite bien de se cadeau, jeune Kuyen, tu devras le repayer un jour. Et puis, cela m’est très utile.

___L’homme disparut comme la fois précédente, dans une tornade de pétales tandis que la lueur qui était apparue dans la forêt s’éteignait.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Lun 31 Oct - 0:49

Chapitre 29 – Joyeux Noël, Kuyen

___Une nuit froide et magique, silencieuse et blanche… La nuit de Noël. Tous encore dormaient. Dans une certaine chambre, particulièrement. Dehors, la neige tombait par gros flocons. Le vent soufflait entre les arbres, transportant une clameur lointaine. En cet instant, tous dormaient. Sauf un. L’horloge murale sonna les deux heures. Apparu en un instant, un homme en costume beige se tenait debout devant le lit d’un des deux garçons de la chambre, les mains posé sur une canne en bois de rose. A chacune de ses expirations, on pouvait voir un nuage de vapeur sortir d’entre ses lèvres. De l’autre côté de la chambre, le deuxième garçon se redressa et tourna un regard vide vers le nouvel arrivant.

___- Rendors-toi Raito. L’heure n’est pas encore venue.
___- Bien…

___Raito s’allongea à nouveau, tira sa couette et s’endormi immédiatement, comme si rien ne s’était passé. L’homme restait immobile, devant le lit de Berelis, sans un mot. Un éclair déchira le ciel nocturne. De le grêle commençait à tomber et cognait contre les carreaux de la fenêtre, menaçant de se briser à tout instant. L’horloge sonna trois heures.

___- Bien que tu n’en aies pas encore conscience, tu m’as été très utile l’autre fois. Je ne suis normalement pas autorisé à intervenir directement mais, en ce jour particulier, je pense pouvoir faire une exception. Je te dois bien ça, pour le service que tu m’as rendu… Et pour tous ceux que tu me rendras…

___L’homme posa une main sur le front de Berelis. Ce dernier se mit à trembler légèrement et à suer. Son visage se fronça. Il donnait l’impression d’une grande souffrance.

___- Calme-toi. Ce ne sera pas long. Cette douleur n’est rien comparée à ce qui t’attend.

___Un bruit strident et une lumière vive s’échappaient du tiroir de la table de nuit. La montre qui s’y trouvait était comme chauffé à blanc. Le vieil homme enleva alors sa main du front du jeune garçon. Il cessa de trembler et reprit un visage calme. La montre ne faisait plus d’autre bruit que son tic-tac habituel. L’homme sourit.

___- Joyeux Noël, jeune Kuyen.

___Le sourire du vieil homme s’estompa soudainement et il se recula d’un pas. La fenêtre venait de voler en éclat, laissant entrer une bourrasque glacée mêlée de neige. Un grand oiseau rouge se précipita dans la chambre et se jeta sur l’intrus, qui évita l’attaque d’un simple pas sur le côté. Xiphen se plaça entre le lit de Berelis et le vieil homme et déploya ses ailes. Il émit alors une forte lumière dorée puis, quelques instants plus tard, une jeune femme d’une vingtaine d’années à la peau blanche et aux cheveux flamboyants se tenait là. Elle ne portait qu’une légère tunique rouge et deux anneaux de feu tournaient autour de ses avant-bras. Elle avait une posture défensive et un visage sévère.

___- Qui êtes-vous ?! Que voulez-vous à mon maître ?!

___L’homme ne répondit pas mais affichait un visage impassible.

___- Répondez !
___- Créature mythologique doté d’une incroyable longévité… Ayant le pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur… Souvent utilisé comme symbole des cycles de mort et de résurrection… C’est en tout cas la définition qu’a ce monde du phénix. Mais tous deux savons qu’elle n’est pas tout à fait exacte.

___La jeune femme restait immobile mais la colère montait en elle. Elle se demandait ce que pouvait bien savoir cet homme.

___- Je sais beaucoup de chose, très chère. Mais là n’est pas là question, Xiphen, oiseau-esprit de la famille du phénix… C’est exact ?

___Xiphen envoya alors deux boules de feu en direction de l’homme. Il les fit disparaitre d’un simple coup de sa canne.

___- Ne gaspille pas ton énergie. Je ne suis pas venu pour t’affronter. Dans l’état actuel des choses, ni toi ni ton maître n’avez une chance contre moi. Cependant, ça pourrait bien changer pour lui, bien plus tard…

___L’homme se retourna et fit quelques pas. Xiphen saisit l’occasion pour lui envoyer une nouvelle boule de feu mais celle-ci disparut instantanément à quelques centimètres de sa cible.

___- Je ne suis pas venu pour vous porter préjudice. Il m’est utile, pour l’instant. Et tant qu’il ne s’opposera pas à ma volonté, je n’ai aucune raison de m’opposer à la sienne. Je ne suis donc pas son ennemi…. Pour l’instant…

___Il se retourna à nouveau pour faire face à la femme enragée.

___- Bien, je me dois de vous laisser maintenant. Veille bien sur ton maître. Il aura besoin de toi. Et j’ai encore tellement besoin de lui…

___L’homme commença alors à disparaitre sous forme de pétales de rose blanche. Xiphen tendit une main en direction de l’inconnu.

___- Attendez !

___Trop tard. L’homme avait complètement disparut. Xiphen baissa les bras, toute sa rage s’envolant. Les flammes autour de ses bras s’éteignirent et ses cheveux redevinrent reflets d’or et d’argent. Xiphen s’affala sur le lit de Berelis qui dormait toujours. Elle reprit un peu sa respiration puis se redressa. Elle fixa le visage endormit de son maître et passa une main dans ses cheveux.

___- Dormez, jeune maître. En attendant le jour propice où tout vous sera expliqué, je m’occupe de tout. Vous pouvez avoir confiance en moi.

___Xiphen embrassa le front de Berelis puis reprit sa forme d’oiseau et s’envola par la fenêtre qui se reconstitua d’elle-même derrière elle.

********
___Quelques heures plus tard, le jour se leva. Toujours blottit dans son lit, c’est par de violentes secousses que Berelis fut réveillé.

___- Allez ! Debout ! Réveille-toi, feignasse ! C’est Noël !
___- Hum… Laisse-moi encore dormir un peu, Raito. On n’a pas cours.
___- On n’a pas cours, certes, mais je te rappelle que tu as promis de retrouver Hako et les autres pour qu’on s’échange nos cadeaux.
___- Hum… Oui… D’accord, je me lève… Mais arrête de me secouer.

___Berelis se leva et s’habilla lentement. Raito, lui, était déjà prêt depuis au moins une demi-heure. Berelis ouvrit son tiroir, prit son porte-monnaie qu’il fourra dans sa poche et attrapa sa montre. Il l’ouvrit pour l’observer en détail, petit rituel qu’il faisait chaque matin depuis qu’il l’avait trouvé, sans trop savoir pourquoi. Il se demanda alors si sa mémoire lui jouait des tours. Il était certains que la veille elle pointait encore vers le XI, mais maintenant il s’agissait du X.

___- Dis, Raito, t’as touché à ça ?
___- Hein ? Ta montre ? Non, pourquoi ?
___- Pour rien, pour rien. Bon, je suis prêt, on y va ?
___- Ouaip !

___Les deux garçons sortirent de leur chambre et se dirigèrent vers la place de l’Arbre-Monde. Ils y retrouvèrent Selek et Lina, déjà plongés dans une grande conversation, et Hako, qui attendait silencieusement.

___- Salut !
___- Ah, Berelis et Raito ! Vous voilà ! Lina et moi nous demandions justement si vous alliez finir par arriver.

___Raito, visiblement piqué au vif, répliqua :

___- Eh, on n’est pas si en retard que ça ! C’est vous qui êtes en avance.

___Hako s’avança timidement.

___- S… Salut Berelis.
___- Salut Hako. Joyeux Noël.
___- Merci... Joyeux Noël à toi aussi.

___Selek frappa dans ses mains pour attirer l’attention.

___- Bon, ce n’est pas tout ça mais, on a des choses à faire. On y va ?
___- Où ça ? s’exclamèrent en cœur Raito, Berelis et Hako, tandis que Lina souriait avec un éclat de malice dans les yeux.
___- C’est une surprise, répondit la jeune femme. Suivez-nous.

___Ils s’exécutèrent et suivirent Lina et Raito pendant une dizaine de minutes. Ils étaient arrivés devant un immense rideau suspendu entre deux arbres.

___- Lina et moi, on ne savait pas quoi vous offrir pour noël. Et puis, on voulait que ce soit quelques choses de magiques. Alors, on a fait ça !

___Lina et Selek tirèrent sur deux cordes aux deux bouts du rideau et celui-ci tomba, dévoilant une immense structure de glace. Elle les représentait, tous les cinq, de façon très détaillé, assis sur le dos d’un dragon. Berelis et Hako se tenait la main et avaient chacun une robe de mage. Raito et Selek avait des armures ainsi qu’une épée à deux-mains pour le premier et une masse d’arme pour le second. Lina, elle, était en… bikini.

___- Joyeux noël ! s’écrièrent en cœur le frère et sa sœur.

___Raito, Berelis et Hako étaient bouche bée. Il n’en revenait pas de la qualité et du nombre de détails de la structure de glace. Elle donnait l’impression qu’elle allait prendre vie à tout instant. Berelis se tourna alors vers Selek et Lina.

___- Mais, ça vous a pris combien de temps de faire ça ?
___- C’est un secret ! Bon, et maintenant, à votre tour !
___- Tu ne perds pas le nord toi, hein ?
___- Jamais quand il s’agit de cadeau, répondit Lina en riant.

___Ce fut alors le moment tant attendu de l’échange des cadeaux. Raito, dans sa grande originalité avait offert à chacun un peu d’argent. Hako avait offert à Selek et Lina deux pendentifs faits main identique, représentant le yin et le yang. Pour Raito elle avait fait un bracelet représentant un loup. Berelis, lui, offrit à Raito un porte-clés, pour qu’il ne perde plus constamment les clés de sa chambre. A Selek, il avait offert un plan détaillé de Mahora, lui qui voulait en connaitre tous les moindres recoins. Pour Lina, c’était un collier en argent. Quant aux cadeaux que s’échangèrent Berelis et Hako… Ces deux-là s’éloignèrent légèrement du groupe, Berelis voulant montrer quelque chose à Hako. Il l’amena sur une colline au bord de la forêt. De là, on avait une vue magnifique sur l’ensemble de Mahora. Berelis tendit alors un petit paquet à Hako. Elle le prit puis l’ouvrit pour dévoiler un pendentif représentant deux oiseaux, l’un en cage et l’autre volant autour.

___- Oh !
___- Quoi ? Ça ne te plait pas ?
___- Non, non, ce n’est pas ça. C’est magnifique, merci. C’est juste que… Tiens…

___Berelis prit le paquet que lui donnait Hako et l’ouvrit pour trouver un pendentif identique à celui qu’il venait d’offrir.

___- Ah, tiens, on a eu la même idée.

___Ils éclatèrent de rire. Quelques instants plus tard, Hako reprit un air sérieux en fixant Berelis, parfaitement droite. Berelis commença alors à s’inquiéter.

___- Euh… Quelque chose ne va pas ?
___- Non, non, tout va bien… C’est juste que… Dis-moi… Est-ce que je… Tu…

___Hako était maintenant complètement rouge. Berelis ne savait ni quoi dire ni quoi faire.

___- Je… Je…

___Hako s’avança d’un pas, toujours raide.

___- Je t’ai…

___Elle embrassa alors Berelis.

___- Joyeux noël.

___La jeune fille s’enfuit alors en courant laissant Berelis seul, encore sous le choc de ce qu’il venait de se passer, immobile. Son cerveau avait arrêté de fonctionner au moment où ses lèvres étaient entré en contact avec celles d’Hako. Xiphen se posa alors à côté de son maître et lui donna un petit coup de bec. Il reprit ses esprits puis posa une main sur son oiseau, le sourire aux lèvres.

___- Je crois bien que c’était mon plus beau noël depuis longtemps, Xiphen.

___Xiphen piailla puis Berelis repartit en direction de là où se trouvaient Raito, Selek et Lina.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Lun 31 Oct - 18:46

Chapitre 30 - Croisement

___Cela faisait maintenant deux jours que noël était passé. Deux jours qu’il avait embrassé Hako. Ou plutôt qu’elle l’avait embrassé, le prenant légèrement au dépourvu à cet instant. Mais il ne regrettait pas ça et chérissait intensément ce souvenir. Ils s’étaient revu le lendemain, Hako et lui, mais ils s’étaient contenté de se comporter « normalement », se jetant de temps en temps de petit regard lourds de sens et rougissant légèrement. Raito n’avait pas mis longtemps à comprendre que quelque chose s’était passé lorsqu’ils s’étaient éloignés, seul tous les deux, le jour de noël. Cependant, bien que Selek lui-même semblait également avoir compris, personne ne lui avait dit quoi que ce soit, à son plus grand désarroi. Berelis était appuyé contre la fenêtre de sa chambre, observant le monde extérieur. Il n’avait rien à faire. Il aurait bien voulu revoir Hako, il n’avait pas vraiment pris le temps de lui parler de ce qu’il s’était passé, mais elle était occupée ce jour-là. Aussi, attendait-il patiemment que le jour passe. La porte de la chambre s’ouvrit alors et Raito entra en s’étirant.

___- Ouaaaaah ! C’était génial.
___- Salut Raito. Tu parles de quoi ?
___- Ah, Bere ! Je ne t’avais pas vu.
___- Donc, tu parles tout seul… Faudra que je le note…
___- Ahah, très drôle… Bref, ce que je trouvais « génial », c’est ce que je viens de voir.
___- Mais encore ?
___- Ba, déjà, tu connais Stena Sivilis ?
___- Non. C’est qui ?
___- T’as jamais entendu parler de « la fille de l’arbre » ? Tu sors jamais de ta chambre ou quoi ? Bon, je vais t’expliquer rapidement alors. C’est une nouvelle élève, plutôt mignonne d’ailleurs… Enfin, nouvelle… Disons plutôt qu’elle est arrivé il n’y a pas très longtemps mais elle a déjà réussi à se tailler une belle réputation. D’ailleurs, c’est marrant mais elle ne dort pas dans son dortoir, c’est sa camarade de chambre qui me l’a dit. Elle préfère monter dans les branches de l’Arbre-Monde.

___Berelis frémis à l’idée même que quelqu’un puisse prendre plaisirs à monter régulièrement dans cet immense arbre, ses expériences personnelles d’escalades n’ayant pas été très fructueuses….

___- Quand tu dis « une réputation »… De quel genre de réputation tu parles ?
___- Elle se bat.
___- Hein ?
___- Elle sait super bien ce battre ! Elle est juste géniale ! Et on en vient justement au « génial » de tout à l’heure. Il y a même pas dix minutes, elle était en train d’affronter Tetsuji Ken, le capitaine du club de kendo. C’était magnifique. Je crois que je n’ai jamais vu un aussi beau combat. Y avait une foule immense, rassemblée juste pour voir le combat. La première fois que j’ai entendu parler d’elle, j’ai immédiatement eu envie d’aller l’affronter, pour voir si les rumeurs sur sa force étaient fondées. Maintenant, je pense que je ne tiendrais pas plus d’une seconde contre elle…
___- Oh oh ! Ce pourrait-il que tu ais trouvé une fille hors de ta portée ? Intéressant. Répète-moi son nom ? Que je lui demande quelques techniques pour me débarrasser de toi quand tu deviens un peu trop collant…
___- Toujours le mot pour rire, hein ? N’empêche, je suis prêt à parier que même toi tu ne la battrais pas.
___- Facile, je ne te bas même pas… Alors si tu dis que tu n’as aucune chance, moi je ne pourrais même pas espérer ne serais-ce que l’effleurer…
___- Pas faux… Enfin, c’était quand même incroyable comme combat… Je ne sais pas comment elle fait mais, quand elle faisait tournoyer son katana autour d’elle, on avait l’impression d’entendre tout un orchestre jouer…
___- Attend deux secondes… Son « katana » ? Tu veux dire qu’ils se sont battus avec des armes ?
___- Ouais, bien sûr. Sinon, ça n’aurait pas été un vrai combat.
___- Mais… Et les professeurs, ils ne disent rien ?
___- Hein ? Non… enfin, tant qu’il n’y a pas de blessé grave, ils tolèrent.
___- Mais c’est quoi cette école de dingue…___
___- Eh, t’avais qu’à pas venir si ça ne te plait pas, répliqua Raito en riant.
___- J’ai pas eu le choix… Mais je ne le regrette pas…

___Berelis reporta alors son attention sur la fenêtre et se mit à sourire, pensant à Hako.

___- Ah ! J’en étais sûr ! Il s’est passé quelque chose entre toi et Hako ! Tu vas finir par me raconter, oui ou non ?
___- Non.

___Le sourire de Berelis s’élargit.

___- Bon, puisque c’est comme ça, je ressors. A plus tard. Traitre !
___- A plus tard…

___Raito sortit de la chambre en claquant la porte. Berelis, lui, continua de regarder par la fenêtre quelques minutes puis enfila son manteau et sortit à son tour. Etrangement pour cette heure, il n’y avait pas beaucoup de monde dehors. Berelis passa à la boulangerie la plus proche et pris un morceau de pain chaud, pour se réchauffer un peu. Il se promena ainsi quelques minutes avant d’arriver devant l’Arbre-Monde. Il leva alors les yeux et observa les nombreuses branches de cet immense végétal. Comment pouvait-on dormir entre ses branches alors que les nuits étaient plutôt fraîches en hiver ? Berelis n’en avait aucune idée. Il se demanda alors si la « fille de l’arbre » se trouvait à ce moment même entre les branches qu’il observait, mais il n’avait pas le courage de tenter une nouvelle montée pour vérifier. Et puis, si elle dormait ici, c’était surement pour pouvoir être tranquille. Si Raito avant utilisé d’autant de superlatif pour la décrire, c’est qu’elle devait être assez connue, et par conséquent assez sollicitée. Elle n’avait surement pas besoin qu’un imbécile de plus, qui ne savait même pas se battre, viennent l’ennuyer. Berelis ferma les yeux puis expira violement en baissant la tête. Il mit ses mains dans ses poches puis continua sa promenade. Il remarqua un peu plus loin d’étrange marques au sol. Il en déduit, d’après ce que lui avait raconté Raito, que c’était là qu’avait eu lieu le combat. Il resta immobile quelques secondes, cherchant à s’inspirer de la force qui avait été dégagé en ce lieu quelques minutes plus tôt, puis, se trouvant ridicule, il continua sa route. Il aperçut alors Xiphen au loin qui se dirigeait vers lui. Il tendit son bras devant lui et attendit que son oiseau s’y pose.

___- Salut toi. Ça va ?

___Xiphen émit un petit cri de joie puis Berelis aperçus un petit rat mort entre ses serres. Berelis sourit et caressa son oiseau.

___- J’espère que tu ne fais pas trop de carnage chez les rongeurs. Ils n’ont aucune chance contre toi, laisses-en quelques-uns en vie sinon ils vont tous disparaitre.

___Berelis continua de se promener un peu, Xiphen sur son épaule, mangeant son rat. Il s’arrêta une heure à la bibliothèque, faisant le tour des étagères, mais sans ouvrir un seul livre. Avant de sortir, il emprunta un livre qui avait attiré son regard, « créatures mythologiques et autres légendes ». Sur la couverture on pouvait voir un dessin d’oiseau très stylisé qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Xiphen. Une fois dehors, le vent s’était intensifié. Berelis se dépêcha de retourner se mettre au chaud dans son dortoir en attendant l’heure du repas.


Dernière édition par Berelis le Dim 11 Mar - 18:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Dim 6 Nov - 1:20

Chapitre 31 - Eventualités

___C’est le chant des oiseaux qui réveilla à temps Berelis ce jour-là. En effet, après avoir insulté ces imbéciles de piaf, il remarqua que son réveil était par terre, brisé. Il jeta alors un coup d’œil au réveil de Raito qui n’était pas là. Il ne lui restait que cinq minutes pour se préparer, traverser Mahora et arriver dans sa salle de classe. Autant dire qu’il allait être très en retard. Il enfila en vitesse ses vêtements, sans rien manger et, juste avant de sortir en courant, il se souvint que son premier cours était un cours d’histoire. Il s’empara alors du livre emprunté deux semaines plutôt à la bibliothèque, n’ayant pas encore eu le temps de le lire et souhaitant éviter de subir l’ennui mortel que représentait pour lui les cours du professeur Tatsuya Hanakita.
___Berelis sortit en courant dans la fraicheur matinale pour se rendre compte qu’il était bel et bien seul dehors, tous les autres élèves surement déjà en cours. Il croisa quelques professeurs qu’il salua au passage et qui lui répondirent par un regard interrogateur. Lorsque Berelis arriva devant sa salle, tous les cours avaient déjà commencé, et les échos qui provenaient de l’intérieur de sa classe commençaient déjà à l’endormir. Décidément, il n’aimait vraiment pas l’histoire. Berelis pris une profonde inspiration, se redressa puis frappa trois fois à la porte et attendit qu’on l’invite à entrer. Le professeur dans la salle avait arrêté son discours et quelques bruits de pas se firent entendre. La porte s’ouvrit sur un professeur visiblement mécontent.

___- Berelis Kuyen. Nous n’attendions plus que vous. J’espère que vous avez une bonne excuse cette fois ?
___- Euh… Bonjour monsieur Hanakita… Non, je… J’ai oublié de me lever…
___- Comme les sept autre fois depuis le début de l’année ! Enfin, passons. Allez vous assoir à votre place. Vous viendrez me voir après les cours.
___- Bien.

___Berelis gagna sa place en silence, prenant tout de même le temps de jeter un regard noir à Raito qui riait silencieusement. « Il aurait au moins pu me réveiller » se disait-il.

___- Reprenons... Où en étions-nous déjà ? Ah oui ! Les invasions mongoles de la période Kamakura. Ainsi donc, je vous expliquais à l’instant que…

___A peine le professeur eu-t-il commencé son récit que la fatigue s’emparait du jeune élève retardataire. Sa raison, justifiée par la mauvaise impression donnée par son retard, l’empêchait de fuir l’ambiance scolaire en lisant le livre qu’il avait pris. Aussi, essayait-il vainement de suivre le cours avant de sombrer dans un sommeil profond.

********
___Berelis se tenait debout dans un vide sombre et froid. Il se demanda pourquoi ses rêves commençaient tous de la même façon puis un escalier composé de petite plateforme blanche apparu devant lui. Alors qu’il montait les marches, il essaya sans succès de se souvenir de ce qu’il faisait avant de s’endormir. Il arriva alors sur une plateforme plus grande que les autres et parfaitement circulaire qui flottait dans cet étrange endroit. Il se plaça en son centre puis une voix grave résonna dans cet étrange lieu.

___« Berelis. Kuyen. IX. »

___De nombreuse chaines sortirent alors du sol et s’enroulèrent autour du jeune garçon, l e soulevant à plusieurs mètres du « sol ». Ce monde noir devint blanc. Il entendit un tic-tac résonner à plusieurs reprise puis ses pieds entrèrent à nouveau en contact avec le sol. Les chaines se défirent d’elle-même, mais une force l’empêchait de s’échapper. Il sourit légèrement à la simple pensée d’espérer s’échapper d’un rêve.
___Un grand « IX » apparu sous ses pieds, puis peu à peu, d’autre nombre, de I à XII, formant un cercle parfait. Des ombres commencèrent à se former au-dessus de chaque nombre. Sur le X apparu un petit tas de cendre. Au niveau du VIII, un corps dont on avait arraché la peau était suspendu dans le vide. Berelis faillit vomir lorsque l’odeur s’infiltra dans ses narines. Une intense lumière rouge prenait forme sur le XII, laissait ensuite apparaitre un jeune garçon de presque vingt ans à la peau et aux cheveux blancs. Le garçon regarda autour de lui et, lorsqu’il croisa le regard de Berelis, se dernier remarqua qu’il avait un œil bleu et l’autre vert. Se sentait mal à l’aise, Berelis regarda de l’autre côté. Sur le VI se tenait une petite fille vêtue seulement d’un morceau de tissu marron déchiré et partiellement recouvert de sang. Sur le III, c’est un jeune homme portant une splendide armure légère qui se tenait là. Les autres silhouettes restèrent sous la forme d’ombre. Une aiguille apparu au centre de cet immense cadran et se mit à tourner. Elle s’arrêta sur plusieurs nombres, entrainant à chaque fois la disparition de celui qui s’y trouvait. L’aiguille se mit alors à ralentir en approchant de Berelis. Le garçon sur le XII tendit sa main vers Berelis. L’aiguille s’arrêta. Tout disparu et Berelis eu l’impression d’être tiré en arrière. Il se tenait à nouveau dans cet espace blanc mais devant lui, un homme en costume beige, appuyé sur sa canne, l’observait.

___- Qui êtes-vous ?

___Aucune réponse. Berelis regarda autour de lui puis fixa à nouveau son attention sur le vieil homme.

___- Et… Où sommes-nous ?
___- Dans un rêve.
___- Un rêve ? Comment ça ?

___Encore une fois, pas de réponse. Un rêve ? S’il était dans un rêve, tout cela n’était donc que le simple fruit de son imagination. Il pensa alors aux personnes qu’il avait vues.

___- Ces gens… Je ne crois pas les connaitre… Comment je pourrais rêver d’eux si je ne les ai jamais vus ?
___- Ce sont des éventualités. Tu es toi aussi une éventualité.
___- C’est-à-dire ?

___Un autre silence. Décidément, ce vieil homme ce n’était pas très loquace. Mais sachant qu’il était dans un rêve, Berelis ne chercha pas à comprendre plus.

___- Ce n’est pas que « un rêve ».
___- Vous pouvez pas être plus clair ? Je sais pas moi… Si c’est un rêve, vous êtes dans ma tête, je devrais donc pas avoir de mal à vous… à me comprendre…
___- Ce n’est pas que « un rêve ».

___Berelis et le vieil homme restèrent silencieux quelques instants puis il reprit.

___- Ces éventualités, elles viennent d’un monde différent du tien, différent du monde où tu te trouves. Cependant, parmi ces éventualités, il y a deux incohérences, dont l’une découle de l’autre. Tu es la première de ces incohérences. C’est d’ailleurs pour ça que tu m’intéresses au plus haut point.

___L’homme s’approcha alors de Berelis, qui se pencha en arrière pour éviter d’être trop prêt de lui, se sentant soudainement en danger.

___- Dis-moi, comment as-tu fais ? Je suis normalement le seul à pouvoir circuler comme je le souhaite… Cependant, toi, tu y es arrivé… Comment ?
___- Je… je ne vois pas de quoi vous parlez…
___- Tu ne… Oh, oui, ce n’est pas toi… On t’as déplacé… Je me suis déjà occupé d’elle… Bien, dans ce cas, je n’ai plus rien à faire avec toi pour aujourd’hui… A plus tard… Oh, une dernière chose… Ne fait pas confiance à ce qu’il y a en toi…

********
___- KUYEN !

___Berelis se réveilla en sursaut. Il était encore une eu dans les vapes, son rêve encore en tête. Penché sur sa table, son professeur le regardait avec un regard noir.

___- Que vous n’aimiez pas ma matière, je peux comprendre. Que vous ne suiviez pas en cours, passe encore… Mais que vous DORMIEZ !

___Le professeur frappa de son poing sur la table. Il se fotta les yeux pour reprendre son calme puis fixa à nouveau l’élève problématique.

___- Le cours est terminé, suivez-moi.

___Berelis comprit alors que ça semaine allait être une très mauvaises semaine et suivit son professeur en dehors de la salle de classe. Il pensa à se rappeler de faire payer Raito pour ne pas l’avoir réveillé à temps.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Dim 6 Nov - 17:37

Chapitre 32 – Rencontre express

___Berelis se remettait tranquillement d’une semaine difficile au fond de son lit un samedi matin de février. Cependant, Raito, lui, avait prévu d’utiliser sa matinée autrement.

___ - Allez, lèves-toi !
___- Hmm… Laisse-moi… dormir… encore un peu…
___- C’est pas parce qu’on a pas cours aujourd’hui qu’on doit passer la matinée au lit ! Allez, debout Berelis !
___- Ouais, ouais, c’est bon… Arrête de me secouer et, s’il-te-plait, arrête de crier !

___Berelis se leva, encore endormis, et s’habilla sans grande joie.

___- Bon, tu te dépêches ? On a plein de truc à faire !
___- Hein ? De quoi ? Des trucs à faire ? Une journée sans cours ?
___- Ouais, j’ai plein d’endroit à te montrer, dont certains que je suis sûr que tu ne les a pas encore vu !
___- On verra ça… Mais on ne peut pas manger un truc avant de courir dans tous les sens ?
___- Si, et c’est par là qu’on commence. Je vais te montrer une boulangerie géniale. Je connais celui qui s’en occupe.

___Les deux garçons sortirent alors de leur chambre, puis du dortoir, et se mirent à courir en direction de la boulangerie.

___- Raito, attends un peu ! Tu sais bien que j’aime pas le sport, surtout juste après m’être levé et sans rien avoir avalé…
___- Ohlala… Mais plus vite on court, plus vite on y sera et plus vite on pourra manger quelque chose. En plus, si on arrive assez tôt, le pain sera encore chaud.
___- Hum…
___- Tiens, regardes, c’est là !

___Ils arrivèrent en vue de la boulangerie. Elle semblait venir d’ouvrir, l’odeur du pain chaud flottait encore dans l’air. Raito arriva le premier, suivi par Berelis, quelque peu essoufflé.

___- J’espère qu’elle est vraiment bonne cette boulangerie…
___- Mais oui, ne t’inquiète pas. Salut Akito ! Ça va ?
___- Hum ? Oh, salut Raito. Ça pourrait aller mieux…
___- Ah ? Qu’est-ce qu’il se passe ?
___- Et bien, tu vois Stena Sivilis ?
___- Euh… La fille de l’arbre ? Jamais rencontré mais j’en ai entendu parler. Et alors ?
___- Et bien, elle m’aide dans mes livraisons, ici, à la boulangerie. Le problème c’est qu’aujourd’hui elle ne peut pas venir. Tiens regarde, elle a accroché une affiche sur le mur, à gauche.
___- Celle-ci ? dit Berelis.
___- Oui. Mais, je n’ai pas le plaisir de te connaître…
___- Je m’appelle Berelis, enchanté.

___Les trois garçons lurent alors la fiche. Il y était inscrit ceci :

___« Je cherche quelqu'un pour me rendre un service : on m'a demandé de l'aide pour les livraisons de la boulangerie, seulement, je suis assez occupée et je ne pourrais pas venir. Si quelqu'un veut bien accomplir ces livraisons pour moi, j'en serais très reconnaissante. Bien évidemment, vous serez rémunéré.
Stena Sivilis »

___- Enfin, toujours est-il que ce n’est pas forcément le meilleur jour pour ça, reprit Akito. Mais je ne peux pas lui reprocher. Elle vient m’aider souvent et je ne la remercierai jamais assez pour ça.
___- Eh bien, Akito, j’ai l’honneur de te dire que tu viens de gagner deux livreurs pour la journée ! dit Berelis.
___- Hein ? s’étonna Raito. Mais, et tous les endroits que je devais te montrer ?
___- On verra ça plus tard, c’est pas important. Par contre, si les livraisons ne sont pas faites, là, c’est plus grave.
___- Ouais, bon d’accord, se résigna Raito.
___- Vraiment ? Vous voulez bien faire les livraisons ? continua Akito. Ça m’aiderait beaucoup, merci. Et puisque vous êtes deux, ça devrait aller plus vite. Tenez, passez derrière le comptoir que je vous donne la liste des livraisons.

___Akito pris alors quelques minutes pour expliquer aux deux garçons les différentes livraisons à faire. Les livraisons furent séparées en deux paquets égaux. Raito s’occuperait de celles au Nord et Berelis celle au Sud. Akito leurs remit ensuite un charriot contenant les différentes livraisons ainsi que deux vélos.

___- Faites attention si la route n’est pas en très bonne état à ne pas abimer les gâteaux. Bon Et bien, encore merci et bonne chance. Ah, et pour la paie, il faudra voir directement avec Stena. Elle traine souvent autour de l’Arbre Monde.

___Après quoi, les deux garçons partirent chacun dans des directions opposées. Berelis parti donc vers le Sud. La première livraison n’était pas très éloignée, quelques baguettes pour une gardienne d’un des dortoirs du Lycée. Il s’arrêta devant la porte, pris les baguettes et frappa à la porte.

___- J’arrive, j’arrive…

___La porte s’ouvrit et une dame d’un certain âge s’approcha.

___- Oui ? C’est pour quoi ?
___- Livraison !
___- Ah, oui, le pain. J’en avais juste assez pour ce soir. Mais, dis-moi, ce n’est pas la petite Stena qui fait les livraisons en temps normal ?
___- Si, mais aujourd’hui elle ne pouvait pas, alors je la remplace exceptionnellement.
___- C’est bien gentil de ta part. Passe le bonjour à Stena et Akito, c’est un bon petit garçon lui aussi.
___- Bien madame, je n’y manquerai pas. Au revoir.

___La première livraison était déjà terminé, et sans aucun problème. Il est restait quatre. Berelis enfourcha son vélo et partit vers sa nouvelle destination. Cette fois, il sortait de la zone scolaire. Il devait livrer un gâteau d’anniversaire pour une personne qui allait avoir quatorze ans, à en juger par le nombre de bougie. Il n’avait qu’une adresse mais aucun nom. L’absence de nom força Berelis à se repérer grâce au numéro des rues. Il alla deux fois dans une mauvaise direction avant d’enfin trouver la bonne maison. Il frappa à la porte et ce fut une jeune femme qui ouvrit.

___- Oui ?
___- Livraison.
___- Oh, le gâteau d’anniversaire ! Je me demandais si nous l’aurions à temps. Eh bien, ça a été rapide. Je pense que je referais appelle à vous la prochaine fois. Merci bien.
___- Merci et au revoir, madame.

___Encore trois. Cette deuxième livraison avait été un peu plus longue que prévus et, par conséquent, Berelis pédala plus vite pour rattraper son retard. Il manqua de tomber dans quelques virages mais tout était intact quand il arriva au troisième point de livraison. Arrivé devant la porte, il s’apprêta à frapper quand il remarqua un petit mot sur la porte :

___« Nous ne sommes pas là pour l’instant, merci de repasser plus tard. PS : A l’ intention du Boulanger : déposer la livraison devant la porte, merci. »

___Eh bien, voilà une livraison facile. Les Deux dernières avaient la même adresse. Elles étaient destinées à… l’île Bibliothèque ? Etrange… De plus, il allait devoir rebrousser chemin sur une petite distance. Après une dizaine de minutes, il était enfin arrivé. Il descendit du vélo et se dirigea vers l’accueil de la bibliothèque. Un immense bâtiment. Berelis se jura de revenir y faire un tour, surtout qu’il avait entendu d’étrange rumeur à son sujet.

___- Excusez-moi, dit-il à une jeune demoiselle, c’est ici pour la livraison ?

___Celle-ci sursauta lorsqu’elle remarqua le garçon et devint toute rouge.

___- Ah, euh… Une livraison… Euh, non, je ne crois pas… Enfin… Dans une bibliothèque… Eh bien...

___Elle avait du mal à articuler et était extrêmement nerveuse. Soudain un cri se fit entendre en provenance de l’entrée.

___- Aaaaaaaaah ! C’est moi ! C’est moi ! Attendez ! C’est moi qui ai passé commande !!

___C'était une jeune fille. Elle s’étala par terre en arrivant devant Berelis et la jeune bibliothécaire.

___- C’est moi qui ai fait la commande, pardon. Je, euh, je peux la récupérer ?
___- Bien sûr, elle est dehors, suivez-moi.

___Berelis et la jeune fille inconnue sortir alors de la bibliothèque.

___- Je m’appelle Midori Nishimori. Et toi ?
___- Ravi de vous rencontrer. Moi, c’est Berelis Kuyen.
___- Euh… Vous… Tu... Tu peux me tutoyer tu sais, on doit avoir presque le même âge.
___- Hein ? Euh, oui. Excuse-moi.

___Ils arrivèrent devant le vélo et Berelis sortit les deux paquets.

___- Voilà ! Tout est là. Mais, ça fait un peu beaucoup pour une personne, tout ce pain.
___- Et bien, ce n’est pas vraiment pour moi… J’ai trouvée plusieurs oiseaux blessés que je garde dans des cages derrière la bibliothèque en attendant qu’ils se rétablissent. Et comme il faut bien les nourrir…
___- Ah d’accord. Bon, je vais devoir te laisser, il faut que je retourne à la boulangerie. Au revoir. On se reverra peut-être.
___- Oui, au revoir et à la prochaine, peut-être.

___Berelis repartit en direction de la boulangerie. Une fois arrivé, il vit Akito lui faire des signes.

___- Alors, ça c’est bien passé ?
___- Sans problème. Raito à finit lui aussi ?
___- Je ne sais pas, il n’est pas encore…
___- Je suis là ! cria ce dernier, du bout de la rue.
___- Ah ! Enfin ! s’écrièrent en cœur Berelis et Akito.
___- Alors ? Et toi, ça c’est bien passé ?
___- Euh… En fait, j’ai écrasé les deux derniers gâteaux…
___- Quoi ?! s’écria Akito. Tu as écrasé DEUX gâteux ? Tu vas voir toi ! Je vais te faire rembourser ça !
___- Hein ? Euh… Mais nan… Attends… Berelis, aides moi !
___- Berelis, va à l’Arbre Monde. J’ai prévenu Stena que quelqu’un s’était chargé des livraisons. Elle t’attend. Oh, et tu peux garder le vélo, ce sera un petit cadeau de ma part. Quand à toi… dit-il en se retournant vers Raito.
___- Merci et à la prochaine Akito ! Bonne chance Raito ! dit Berelis, en essayant de retenir un petit rire.

___Berelis pris donc le vélo et se dirigea vers l’Arbre Monde. Comme convenu, la jeune fille était là.

___- Salut ! dit Berelis.

___Il n’eut qu’un hochement de tête pour réponse. Elle ne devait pas être de nature très bavarde, cependant elle était très mignonne

___- Tu dois être Stena Sivilis ? (autre hochement de tête) Je m’appelle Berelis Kuyen. J’ai fait les livraisons, comme tu le demandais sur la fiche. Il n’y a eu aucun problème.
___- Merci.

___Elle s’approcha et lui tendit un sac qui contenant la paye.

___- Je vais te laisser maintenant. Ah, et je tiens à te dire Bravo. Ce doit être dur d’aider tous les jours à la boulangerie en faisant des livraisons. Je comprends que tu dois avoir besoin de jours de repos pour te changer les idées.

___Berelis se retourna puis s’arrêta soudainement.

___- Oula, y a beaucoup trop d’argent là-dedans. Tiens, je n’en prends que la moitié et je te rends le reste. Je ne l’ai fait qu’une journée, contrairement à toi. Mon travail ne vaut pas tant, dit-il avec un sourire. Allez, cette fois, je te dis au revoir. J’espère pouvoir te croiser à nouveau un de ces jours.

___Berelis enfourcha son vélo nouvellement acquis et se dirigea vers son dortoir.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Dim 6 Nov - 18:14

Chapitre 33 – Premier sang

___Enfin une journée tranquille. Berelis avait réussi à se débarrasser de Raito qui voulait encore lui montrer tous les recoins de Mahora. Le Soleil se couchait déjà. Berelis n'était pas fatigué et ne souhaitait pas rentrer immédiatement au dortoir. Il continua alors de se balader. Il aperçut au loin Xiphen chasser un autre oiseau de plus petite taille.
___Soudain, une jeune fille apparut. Elle lui sourit et lui demanda s'il était au courant que des combats entre étudiants avaient lieu ici. La vue de cette jeune fille le surprit. Elle s'adressait à lui si directement. Elle devait le connaître. Il réfléchit alors à l'endroit où il aurait pu rencontrer cette jeune fille. Il se souvint alors avoir effectué une livraison pour elle. Stena Sivilis. Il se souvenait de son nom.
___Ayant retrouvé l'identité de la jeune fille, il lui répondit qu'il n'avait jamais entendu parler de combat entre élève. Berelis remarqua que les yeux de Stena pétillaient. Il comprit alors que les mots de la jeune fille n'étaient pas une question mais une provocation en duel. Berelis souhaitait éviter de se battre, il n'aimait pas ça et ne s'était jamais vraiment battu contre un autre être humain. Pourtant, il ne pouvait renoncer, la détermination de la jeune fille était palpable. Il accepta alors le défi de Stena, à contrecœur.
___La jeune fille laissa Berelis porter le premier coup. Ne sachant comment si prendre en face d'un tel adversaire dont il ne savait rien, il commença à tourner autour d'elle. Stena ne bougeait pas, parfaitement calme. Elle attendait le premier coup. Elle semblait expérimentée. Berelis pensa qu'il serait facile pour elle d'éviter ou de contrer un coup frontal. Il tenta alors de se faufiler rapidement derrière elle pour lui donner un coup de poing au niveau de la colonne vertébrale.
___Lamentable. C'est ainsi que Berelis qualifiait sa minable tentative d'attaque. N’ayant pas pensé à observer son environnement, il s'était étalé par terre. Tentant de se relever, il sentit alors un puissant coup de pied dans son dos. Il s'étala à nouveau. Le combat venait à peine de commencer mais Berelis était déjà salement amoché et Stena n'avait toujours reçus aucun coup.
___Elle se recula alors, laissant Berelis se relever. Il lui faisait face mais, soudainement, elle disparut. Berelis la chercha du regard. Elle réapparu derrière lui, son poing fonçant vers sa nuque. Sans même s’en rendre compte, Berelis plaça son bras en travers et dévia le coup de Stena vers le sol, qui se mordit la lèvre lorsque son poing pénétra la terre.
___Encore sous le choc de son incompréhensible réflexe, Berelis tenta un violent coup de pied gauche en sautant, pour essayer d'atteindre le visage de Stena. Peine perdu. Stena plaça ses deux bras croisés devant elle et bloqua le coup sans broncher. Berelis pris alors un peu de distance mais Stena se jeta sur lui, les deux pieds en avant.
___Le coup propulsa le garçon en l’air. Stena reprit ses appuis un cours instant puis sauta à la hauteur de Berelis. Avant même d'atterrir, Berelis reçu un violent coup de poing dans les côtes. Il s'effondra au sol. La puissance du coup associé à l'impact lui firent cracher un peu de sang. Il avait mal. Cette fille semblait imbattable. Il voulait se relever mais Stena fonçait encore sur lui, le poing en avant.
___Il était à nouveau au sol. Berelis, en observant Stena, comprit alors qu’elle voulait en finir le plus vite possible. La jeune fille arma un nouveau coup de poing.
___De manière presque instinctive, Berelis effectua une roulade sur le côté, évitant de justesse le poing de Stena qui s'enfonça dans le sol avec un craquement sinistre. Berelis pris alors appuis au sol, leva ses deux jambes et les tendit d'un coup en visant la tête de Stena.
___Stena arrêta le coup, mais à seulement quelques centimètres de son visage. Berelis se maudit intérieurement de ne pas avoir frappé encore plus fort, peut-être n’aurait-elle pas pu arrêter le coup ainsi.
___Encore une fois la jeune fille visait les côtes de Berelis, déjà fragilisé par les coups précédents. Malgré sa situation critique, Berelis réussit juste à temps à attraper le poing de Stena avant qu'il n'atteigne sa cible. Profitant du fait de tenir Stena par une main, Berelis tenta à nouveau un coup de pied, visant cette fois-ci les côtes de la jeune fille.
___Lorsque son pieds entra en contact avec les côtes de la jeune fille, Berelis n’en cru pas ses yeux. Les poumons de Stena se vidèrent sur le coup et Berelis en profita pour tenter une seconde attaque avec son poing en direction du visage de la jeune fille.
___Le poing atteignit sa cible. Le coup fit reculer la jeune fille. Berelis pouvait le faire. Il était à bout de force mais il était sûr de pouvoir le faire. Il le devait. Il fallait en finir. Il s'élança alors, poussant un cri de rage, et envoya son pied gauche de toutes ses forces vers la jeune fille. C'était sa dernière chance. La victoire ou la défaite, décidée sur un unique coup. Il ne devait pas échouer.
___Berelis mit quelque instant à remarquer que son coup avait atteint sa cible. Son sang bouillonnait, tapant contre ses tympans et brouillant quelque peu sa vision, mais tout son corps était prêt pour un nouvel assaut. Il vit alors la jeune fille se relever, lui faire un sourire et partir. Il avait gagné. Il resta quelques secondes sans bouger afin de retrouver pleinement ses esprits. Après quoi, constatant ses blessures, il se dirigea vers l'infirmerie.


Dernière édition par Berelis le Lun 16 Jan - 2:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Dim 13 Nov - 1:23

Chapitre 34 – Rose ensanglantée

___La classe était parfaitement silencieuse. Le professeur, assis à son bureau, lisait son journal, mais personne ne l’interrompait. Chaque élève écrivait consciencieusement sur une feuille disposé devant lui. Au tableau, on pouvait lire inscrit à la craie blanche « interrogation de mathématique – 1 heure ». Un élève toussa dans le fond de la classe. Le professeur leva un sourcil en direction de celui-ci puis reprit sa lecture, comme si de rien n’était. Raito se dandinait sur son siège, sa copie complètement remplit, attendant la fin de l’interrogation pour partir. Berelis, lui, s’arrachait les cheveux sur sa copie. Il n’avait pas particulièrement de difficultés pour répondre, loin de là, le contrôle était assez simple, mais il avait un peu trop rêvassé et manquait de temps. Il n’avait plus que cinq minutes pour terminer.

« C’est bien ennuyant depuis qu’il m’a interdit l’accès à son esprit… Je lui ferais payer un jour… »

___Berelis sursauta. Il venait d’entendre une voix. La voix d’une femme. Il jeta un coup d’œil autour de lui, pour savoir qui avait parlé et le professeur n’ayant pas réagi. Ce dernier baissa une page de son journal.

___- Vous, là-bas ! Les yeux sur la copie !

___Berelis reprit la rédaction de sa copie. Il avait dû rêver. Si quelqu’un avait parlé à voix haute, le professeur l’aurait entendu. Mais pourtant, quelque chose l’intriguait. Il connaissait cette voix mais il était sûr de ne pas l’avoir entendu parmi ni les élèves ni les professeurs de Mahora. Il jeta un coup d’œil à l’horloge. Trois minutes. Il chassa ces pensées parasites et se remit pleinement à sa copie.

« Pff… Particulièrement ennuyant aujourd’hui… Là, c’est quarante-deux… »
___- Oui, je sais merci.
___- Silence pendant les interrogations !

___Berelis se mordit la lèvre d’avoir parlé à voix haute puis réalisa qu’il avait encore entendu cette voix.

« ‘Je sais’ ? Comment ça ‘je sais’ ? Tu… Tu peux m’entendre ? »

___Berelis jeta à nouveau un coup d’œil autour de lui. Cette fois, il était sûr d’avoir entendu quelque chose.

« Tu peux m’entendre ? Vraiment ? Mais… Mais depuis quand ? »

___Berelis commençait à s’inquiéter. Il restait moins de deux minutes, il n’avait pas terminé et voilà qu’il entendait des voix.

« Pourtant… Après ce qu’il a fait, je ne devrais plus… Oh, mais oui ! C’est ça ! »
___- Siiiileeence ! siffla Berelis.

___Une minute.

« Bien bien bien… C’est parfait… Nous allons donc pouvoir reprendre où nous en étions… »
___- Bien, l’interrogation est maintenant terminée. Faite passer vos copies devant et sortez calmement.

___Berelis s’empressa de terminer la dernière question avant qu’on ne lui arrache la copie des mains avec un sourire narquois. Berelis sortit de la salle et retrouva Raito.

___- Alors ? T’as réussi ? Moi j’ai…
« Hum… Je n’arrive pas à prendre de contrôle… »
___- … trouvé que c’était…
« J’imagine qu’il a toujours un certain pouvoir… »
___- … Super simple !
___- Euh…
___- Quoi ? T’as…
« C’était à prévoir... »
___- … réussi ou pas ? Si…
« C’est lui qui a choisi… »
___- … tu me dis que t’as…
« … d’affaiblir son propre sceau. Malheureusement… »
___- … pas réussi, c’est vraiment que…
« … pour lui, ça me suffira largement. »
___- … tu n’as rien révisé.
___- Silence ! Tous ! Taisez-vous !
« Ah oui, c’est vrai qu’il m’entend maintenant… »

___Berelis se prit la tête entre les mains. Cette voix qu’il était le seul à entendre, elle n’arrêtait pas de parler. Il ne comprenait plus rien.

___- Houlà… Tu es sûr que ça va ?
___- Non… Rentre sans moi… Je dois… Je dois passer à l’infirmerie…
___- Tu veux pas que je t’accompagne ?
« … je n’aurai tout simplement qu’à… »
___- Non !

___Berelis partit en courant en direction de l’infirmerie. Il entra et referma la porte derrière lui. Il n’entendit alors plus rien. Il regarda autour de lui. Personne. L’infirmière devait être occupée ailleurs. Le jeune garçon s’assit alors sur un lit vide en attendant son retour. Il souffla un cours instant avant de sursauter lorsque la voix se manifesta à nouveau.

« Hum… Je te demande pardon, je parlais… Hum… Comment dit-on ? Je pensais à voix hautes ? »
___- Mais qui êtes-vous ?! cria Berelis en regardant dans toutes les directions. Où êtes-vous ?!
« Très bonnes questions… Disons pour faire simple que je suis dans ta tête… »
___- Hein ?
« Dans ta tête. Je ne peux pas faire plus simple. Je suis en toi. »

___Berelis continuait de regarder autour de lui mais avait repris son calme. Il continua à voix basse.

___- Dans ma tête, hein ? Et pourquoi je suis le seul à vous entendre ?
« Je te l’ai dit. Je suis dans ta tête. »
___- Super ! Je suis schizo ! J’entends des voix maintenant !
« Il est vrai que ça pourrait s’en rapprocher, mais pas dans ce cas. Moi aussi ça ne me fait pas plus plaisir que ça. Ecoute. Ecoute-moi juste quelques instants, Berelis Kuyen. »
___- De toute façon, j’ai rien à perdre... Parti pour l’asyle, autant devenir taré jusqu’au bout…
« Vu comme ça... Ecoute, crois-moi ou pas, mais je ne te veux aucun mal. Je ne sais pas ce qu’il t’a dit mais saches que je ne te ferais aucun mal. »
___- « il » ?
« Tu ne vois pas de qui je parle ? Oublie ce que je viens de dire alors. Toujours est-il que c’est à cause de cette personne que je suis coincé en toi. »
___- Coincé en moi ? Eh ba, je dois avoir un esprit bien tordu pour imaginer ça…
« Je ne suis pas ton esprit. Je suis juste prisonnière du tien. Mais cela n’empêche que ton esprit est, lui, bel et bien… particulier… »
___- Certes. Et on peut savoir comment tu t’appelles ?
« Hum… Non, ça ne vas pas être possible… »
___- Ah ? Mon esprit n’aurait pas réussi à inventer un nom convenable pour une voix coincé dans ma tête ? Je sais pas moi, « conscience » ?
« Je n’ai pas à te le donner. Mais si tu y tiens vraiment, je te propose un marché. »
___- Quel genre ?
« Très simple. J’aimerai que tu fasses quelque chose pour moi. Si tu y arrive, je te dirais mon nom et je répondrai à toutes tes questions. »
___- Et qu’est-ce que je dois faire ?
« Tu acceptes ? »
___- hum… Oui, oui… Si ça peut me permettre de ne plus entendre de voix… Alors ?
« Bien… Très bien… c’est parfait… Sors du bâtiment puis marche une dizaine de minutes en direction du Soleil… »
___- Hein ? C’est tout ? Et qu’est-ce que je dois faire quand je suis arrivé ?

___Berelis attendit une réponse de la voix mais rien ne vint. Il se leva alors et sortit de l’infirmerie. Cette voix, il l’avait déjà entendu. Une jeune femme. Elle lui semblait trop familière pour n’être qu’un simple rêve éveillé. Sans vraiment savoir pourquoi, il avait suivi les indications de cette voix. Il s’était retrouvé dans un endroit tout à fait banal. Il resta sur place quelques minutes, attendant de nouvelles indications de cette voix quand il se fit bousculer par un jeune garçon. Berelis tomba au sol et observa le jeune garçon. Il devait faire une quinzaine de centimètres de moins que lui. Il portait un pull rayé blanc et noir avec une capuche cachant ses cheveux. Il avait des yeux bleus azur si profond que cela en était envoutant. Le ciel semblait se refléter dans son regard. Après avoir observé le jeune garçon, il se releva, enleva la poussière de son pantalon et s’apprêta à faire demi-tour quand il entendit à nouveau cette voix :

« Affronte ce garçon. Si tu le vaincs, tu auras la réponse à tes questions. »

___Berelis s’arrêta, se retourna à nouveau et jeta un coup d’œil au garçon. Il semblait attendre une réaction de sa part. Berelis sourit. Il ferma les yeux et inspira profondément. Après quelques instants, il expira et rouvrit les yeux, affichant une expression bien différente. Il se souvenait de son dernier combat, contre cette jeune fille, Stena Sivilis. Il se souvenait de la sensation qu’il avait ressentie à la fin de son combat. Il voulait à nouveau ressentir cela. Il plaça ses deux points devant son visage, le pied gauche légèrement en avant, adoptant ainsi la posture d’un boxeur. Il attendit alors que le début du combat soit donné et dit :

___- Je m’appelle Berelis Kuyen. J’aimerais connaître l’identité de mon adversaire avant de commencer.

___Le jeune garçon face à Berelis esquissa un sourire puis fit craquer ses articulations. Il prit une position de karaté puis fit enfin connaître le timbre de sa voix.

___- Anass Levander…

___C’est une voix à la fois chaleureuse et sombre qui parvint aux oreilles de Berelis. Un doux vent se leva, emportant de nombreuses odeurs différentes, enivrantes. Les deux garçons s’observèrent quelques instants, immobile, dans un silence uniquement brisé par le bruissement des arbres. Soudain Berelis s’élança vers son adversaire. Il s’approchait en réalisant de léger bond successivement sur la gauche puis sur la droite. Arrivé devant son adversaire, il s’abaissa pour éviter une possible riposte, et tenta un violent uppercut dans le menton du jeune garçon en se relevant pour y ajouter en puissance.
___Le jeune Levander évita l’attaque en se reculant simplement d’un pas. Il appuya alors légèrement sur le pied de Berelis, avant qu’il ne retouche le sol, mais suffisamment fort pour qu’il se torde la cheville à l’atterrissage. Une grimace passa furtivement sur le visage de Berelis mais celui-ci était loin d’en avoir fini. Anass prit un peu d’élan et exécuta un rapide coup de pied retourné.
___Berelis esquiva de justesse en se penchant en arrière. Emporté par un coup n’ayant pas rencontré sa cible, Anass fut déséquilibré et trébucha. Profitant de l’ouverture ainsi créé, Berelis tenta un autre coup de poing, visant cette fois-ci son foie.
___Anass, plutôt que de tenter d’arrêter le coup, utilisa sont déséquilibre pour rouler par terre et ainsi éviter l’attaque. Sans corps pour l’arrêter, le poing de Berelis entra violement en contact avec le sol. Ses doigts craquèrent et une petite blessure s’ouvrit sur son index, laissant perler quelques gouttes de sang.
___Berelis était encore concentré sur la douleur de sa main quand il sentit un violent coup sur son crâne. Il s’effondra au sol. Il essaya de se relever mais la douleur était trop forte. Il tomba à nouveau, haletant, perdant peu à peu conscience de ce qui l’entourait. Sa vision commençait à se troubler. Tandis qu’il sombrait dans le coma, il entendit une voix, féminine, résonner au loin, dans laquelle il put tout de même déceler une pointe d’ironie :

« Dommage… Je m’attendais à mieux… J’avais pourtant plus d’espoir face à cet adversaire… Peut-être pas une victoire, certes, mais un spectacle plus impressionnant… Eh bien, ce ne sera pas pour aujourd’hui… Fait de beau rêve, Berelis… »

___Anass emmena le jeune garçon inconscient à l’infirmerie. Berelis y passa la nuit. Et durant cette nuit, lorsque tout le monde dormait, les lumières éteintes, la main droite de Berelis se mit à bouger d’elle-même, le garçon pourtant toujours endormi.

« Ohoh ! Moi qui pensais que tu ne me servirais à rien après ce pitoyable combat… Ainsi, quand tu dors profondément, j’arrive encore à contrôler certaines parties de ton corps… Bien… C’est très bien… Je vais peut-être finalement réussir à te trouver une utilité… Qui sait, peut-être même est-ce toi qui te donnera à moi de ton plein gré ? »

___La voix cristalline se mit alors à rire, un rire démentiel inaudible aux autres créatures mortelles. Pourtant, ce rire ne passa pas inaperçu pour un vieil homme assis devant son orgue, loin, très loin de Mahora.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Mer 28 Déc - 4:55

Chapitre 35 - Conscience

___Lorsque Berelis revint à lui, les yeux toujours fermé, il sentit qu’il était allongé sur quelque chose de mou et doux. Son combat contre Anass, et surtout sa défaite, lui revint en mémoire de manière très douloureuse, son dos le faisant atrocement souffrir. Il supposa qu’il devait être soit à l’infirmerie soit dans sa chambre… Mais il n’avait pas envie d’ouvrir les yeux pour vérifier laquelle de ses deux hypothèses était juste. Il entendit alors un léger bruissement à côté de lui. En fonction du lieu où il se trouvait, il pouvait aussi bien s’agir de l’infirmière que de Raito. Toujours sans ouvrir les yeux, il tourna la tête en direction du bruit puis entrouvrit ses lèvres.

___- Quelle heure est-il ?
___- Ca, je n’en sais rien.

___Berelis se redressa soudainement. Ce n’était pas la voix de Raito qui lui avait répondu, ni même celle de l’infirmière, bien qu’il s’agisse d’une voix féminine. La voix qu’il avait entendu avant son combat. Devant lui se tenait une femme vêtu d’une longue robe rouge, les jambes croisées et flottant dans le vide, la tête en bas. Berelis était bel et bien sur un des lits de l’infirmerie mais tout autour de lui il n’y avait rien d’autre qu’un vide sombre.

___- Bonjour Berelis. Ou bonsoir ? Ca dépendrait de l’heure mais vue que personne ne connait l’heure exacte… J’espère que tu as bien dormi.

___La jeune femme sourit.

___- Que… où sommes-nous ?
___- Ca, je ne le sais pas non plus. Cela ne dépend en fait que de toi.
___- Quoi ?
___- Hum… Disons que, si tu le souhaitais, nous pourrions être ailleurs. Pour l’instant, je ne pense pas que nous soyons dans un lieu particulier... Tiens, je vais te donner un exemple… Pense à ta chambre.
___- Ma chambre ? Mais pourq…

___La fin de sa phrase refusa de sortir quand Berelis constata que sa chambre venait littéralement d’apparaitre autour de lui, même le lit où il se trouvait était devenu celui de sa chambre. Berelis était stupéfait.

___- Bien, bien. C’est un bon début. Alors, une idée de l’endroit où nous sommes ?
___- Je… C’est… Mais comment…
___- Oui ? Continue…
___- Je… je dois être en train de rêver…
___- Bingo ! C’est ça ! Tu es en train de rêver ! Enfin, c’est un peu plus compliqué que ça, mais l’idée globale est là, donc on s’en contentera pour l’instant.

___La jeune femme déplia ses jambes et s’approcha du garçon en volant.

___- C’est vous que j’ai entendu avant ?
___- Oui.
___- Qui êtes-vous ?
___- Hum ? Oh, oui, c’est vrai. Tu ne sais pas qui je suis. Eh bien… Comment pourrais-je m’appeler ?
___- Hein ?
___- Quoi « hein » ? Nous allons être amenés à rester ensemble un long moment, aussi j’aimerai me trouver un nom classe… Hum… Oh ! Je sais ! Et en plus, ça colle parfaitement avec lui… Appelle-moi Schwarz !
___- Schwarz ?
___- Ca veut dire noir en allemand.
___- Mais… Ce n’est pas ton nom ?

___La jeune femme éclata de rire et s’envola dans toute la pièce.

___- Bien sûr que non ! Tu pensais que j’allais te donner mon nom, comme ça ?
___- Je…

___La jeune femme le fit taire d’un geste. Elle s’immobilisa juste au-dessus de Berelis.

___- Dis-moi, crois-tu au destin ?
___- Le… Destin ?
___- Oui. Le destin. La destinée. La fatalité. Tout serait écrit.
___- Eh bien…
___- Je n’y croyais pas. Et j’aime encore à ne pas y croire. Pourtant, lui… Enfin, ça suffit pour aujourd’hui. Rendors-toi, je dois encore explorer ton esprit…
___- Hein ? Mais, qu…

___Schwarz frappa dans ses mains et la chambre de Berelis disparu tandis que ce dernier se rendormait. Une espèce de dédale prit alors forme autour de la jeune femme.

___- Bien, où en étais-je ?

___La jeune femme regarda autour d’elle puis remarqua un fin fil rouge relié à sa robe.

___- Ah ! Je viens de là. Bon, continuons…

___Avançant dans cet immense labyrinthe, Schwarz croisa de nombreux objets volant de façons anarchique dans ce lieu. Il y avait aussi de nombreuses images. Des souvenirs. Les plus nombreux dataient d’après l’arrivée à Mahora. De temps en temps, elle en croisait datant d’avant, quand Berelis vivait encore avec sa sœur. Elle s’arrêtait alors pour les observer plus longuement. Après un temps qui semblait infinie, la jeune femme s’arrêta et regarda derrière elle.

___- Bon, eh bien il semblerait que je n’en apprendrais pas plus. C’est décevant. Tu n’es finalement pas si intéressant Berelis Kuyen. Un enfant banal qui a perdu ses parents, j’aurais pu trouver mieux comme hôte… Hum ? Qu’est-ce que…

___Elle venait de trouver un petit renfoncement dans un des murs de pierre qui l’entouraient. Elle poussa avec ça main et un pan du mur s’écroula, dévoila une porte munie de lourd cadenas.

___- Ohoh ! Qu’est-ce donc ?

___Schwarz posa la main sur le cadenas et celui-ci explosa, la porte s’ouvrant alors lentement dans un long grincement. Elle en franchit le seuil puis s’avança dans l’obscurité. La porte se referma d’elle-même juste derrière elle. Schwarz sentit alors une présence juste devant elle.

___- Amusant, tu arrives à me détecter…

___Une silhouette s’avança, une flamme dansant dans sa main et éclairant ce sombre lieu.

___- Berelis ? Mais, j’avais endormis ton esprit…

___Le jeune garçon agita lentement son index de gauche à droite avant de l’arrêter sur ses lèvres.

___- Je ne suis pas celui que tu « connais ». Je suis en quelque sorte sa conscience, bien que lui-même n’en ait pas… « Conscience »…
___- Pfff… Et que fais-tu ici ?
___- Ma mission est relativement simple à exprimer. L’accomplir requière cependant une attention plus élevée. Je me dois de protéger ce qui réside en ce lieu.
___- Ah ? Oh, c’est une tâche très noble… Eh bien, je vais te laisser continuer et partir explorer un peu.

___La jeune femme fut alors immédiatement immobilisée.

___- Je crois que tu ne m’as pas bien compris. Personne n’est autorisé en ce lieu. Pas même ce « Berelis ».
___- Grrr… Qu’essayes-tu de me cacher sur lui ?! Dis-moi ! Il m’appartient ! J’ai droit de vie ou de mort sur lui !
___- Continuer ton exploration par ce chemin ne t’apprendrais pas grand-chose de plus sur « celui dont la vie t’appartient ». Ce lieu, bien qu’enfermé au plus profond de son esprit, ne contient aucun de ses souvenirs. Ce sont ceux d’autres, certains même datant d'ancien temps oubliés.
___- Libère-moi ! Tu n’as aucun droit de me retenir ici !

___Une étrange fumée noire commençait à s’échapper de la jeune femme. Une force inconnue la plaqua alors au sol.

___- Pas de ça ici ! Berelis ne s’en remettrait pas. Même s’il ne s’agit pas de ma tâche primordiale, je me dois de garantir son intégrité.
___- Qu’est-ce que… Aaah !

___Schwarz avait maintenant l’impression qu’on lui écrasait la tête.

___- Qu’est-ce que tu me fais ?!
___- Tu t’es introduite ici seule, parcourant à ton loisir l’esprit de Berelis. Je pense que ce n’est qu’un juste retour des choses que j’explore le tiens.
___- Arrête ! Tu n’as pas le droit de…
___- Autant que toi tu as le droit de violer celui de Berelis. Ta présence dans ce corps n’est tolérée que par défaut, étant incapable de t’éliminer. Tu n’es rien de plus qu’un misérable parasite ! Cependant, ils y a certaines choses qu’aucun être de ce monde ne devrait connaitre. Et si tu t’avises à nouveau de venir ici… Oh ! Interessant… Pourquoi as-tu décidé de te faire appeler « schwarz » ?
___- En quoi… Est-ce que… cela te regarde ?...
___- Eh bien, je pense autant que le passé de Berelis te regarde. Mais c’est plutôt dommage. Tu as pourtant un nom très joli, n’est-ce pas, E…

********

___Berelis ouvrit les yeux seul dans l’infirmerie. Il avait encore mal au dos mais il aperçut un mot à côté de son lit en tournant légèrement la tête. Deux phrases avait été inscrite à la va-vite ainsi qu’une adresse, une classe, et un nom. « Rétablis-toi vite. On reprend ça quand tu veux. Anass Levander ». Berelis reposa le mot à côté de lui puis posa son bras sur ses yeux. Il entendit alors le rire démentiel de Schwarz, rire qui lui glaça le sang.
« Aahahahaha ! ahahahah ! Incroyable ! Une perle rare ! J’ai déniché une perle rare ! Ahahaha ! Oh, Berelis… Si seulement… Ahahahaha !!! »
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Ven 10 Fév - 1:09

Chapitre 36 – Projet d’exploration

___Les élèves sortaient de leurs salles de classe, criant joyeusement à l’idée de partir en week-end. La classe se vidait rapidement. Berelis rangeait calmement ses affaires, encore assis sur sa chaise. Lorsqu’il glissa son dernier cahier dans son sac, il n’y avait plus que lui et Raito dans la pièce. Ce dernier s’approcha de lui, les mains dans les poches.

___- Bon alors ? Tu viens ?
___- Excuse-moi, mais aujourd’hui tu rentreras seul. J’ai une course à faire.
___- Ah ? Ok mais, c’est quoi ?
___- Hum… Quelque chose…
___- Tu ne veux vraiment pas me dire ?
___- Non.
___- C’est pour Hako ?

___Berelis rougit.

___- N… Non !
___- Ahah ! Bon, d’accord. Je te laisse tranquille. A ce soir alors ?
___- A demain plutôt.
___- Demain ? Mais qu’est-ce que tu vas faire ? Enfin bon, ça ne m’intéresse pas plus que ça… Sans toi il n’y a plus aucun obstacle en travers de ma route vers la conquête féminine !
___- Espèce de malade…

___Raito s’était déjà rué hors de la pièce. Berelis laissa échapper un soupir puis se leva. Il sortit du bâtiment et se dirigea vers la boulangerie la plus proche, voulant manger quelque chose avant de commencer son exploration. Il prit une brioche et commença à la manger en marchant. Il s’arrêta quelques instants pour observer les élèves s’entrainant sur les terrains de sport. Xiphen profita de son inattention pour lui piquer un morceau de brioche. Berelis s’éloigna de sa destination en poursuivant quelques minutes son oiseau chapardeur. Xiphen semblait rire de la situation, maintenant constamment une distance ni trop grande, pour ne pas que son maître abandonne la poursuite, ni trop petite, pour pas qu’il ne la rattrape. Après avoir traversé une bonne partie de Mahora, Berelis se souvint de son but initial et s’arrêta. Xiphen comprenant que le jeu était terminé se posa à côté de son jeune maître. Berelis lui sourit puis lui caressa la tête avant de se remettre en route.

« Tu es sûr d’être prêt ? Ce n’est pas très urgent hein… Je peux encore attendre… »
___- Non, ça ira. Je n’avais rien de prévu de toute façon. Et puis, le plus tôt ce sera fait, le mieux ce sera, n’est-ce pas ?
« Oui… Merci… »
___- De rien, de rien. C’est toi qui a dit qu’on devait apprendre à mieux ce connaître et qu’il n’y avait rien de mieux que…
___- Berelis ?

___Le jeune garçon sursauta. Il se retourna et vit Hako se tenir derrière lui, les mains dans le dos.

___- Ha… Hako ? Je ne t’avais pas vu. Ca va ?
___- Oui, oui… Dis-moi… Tu… Tu fais quelque chose ce week-end ?
___- Hein ? Euh… Oui… J’ai déjà un truc de prévu…
___- Ah ? Ah… Et tu…
___- C’est assez important, je suis désolé.
___- D’accord… Tant pis… On se voit Lundi alors ?
___- Oui, à lundi. Salut Hako !
___- Salut… Berelis…

___Le jeune garçon repartit vers sa destination initiale, laissant la jeune fille seule avec ses deux billets pour le parc d’attraction, offert par son père.

********
___Quelques jours auparavant, lors de la pause de midi… Berelis mangeait son panier-repas tandis que Raito, ayant déjà fini le sien et pour éviter de loucher sur celui de son camarade, racontait différentes histoires.

___- … et là en fait, c’est devenu n’importe quoi. Parce que la princesse, ba c’était pas la princesse ! Et elle s’est transformé en un immense dragon et elle a commencé m’attaquer ! Et puis…
___- Ca a l’air passionnant, dis donc… C’est quoi déjà le nom de ton jeu ?

___Raito jeta un regard noir à son ami.

___- En effet, ça a l’air de vraiment t’intéresser. Mais t’as qu’à lancer un sujet de conversation si tu veux qu’on parle d’autre chose, aussi !
___- Et on peut pas juste manger en paix ?
___- Mais j’ai déjà fini ! Et si je ne fais rien, je vais encore avoir faim. Si tu veux que je me taises, donne-moi à manger !
___- Jamais ! Plutôt mourir, espèce de ventre à pattes !
___- Ah ! Tu vois ! Tu ne veux jamais rien me donner ! Bon, puisque c’est comme ça, j’vais m’prendre quelque chose au distributeur… J’imagine que tu ne me passeras pas d’argent non plus ?
___- Pour quoi faire ?
___- Traitre.
___- Merci, toi aussi.

___Raito se leva et partit faire le tour des autres groupes d’élèves, principalement ceux composé exclusivement de filles, pour grappiller quelques restes ou pièces. Ne rencontrant aucun succès, il se résigna à sortir quelques pièces de sa poche puis se dirigea vers le plus proche distributeur.

« C’est fou comme soudainement, ça devient très calme par ici… »
___- En effet…
« Tiens, pendant qu’on y est… on pourrait profiter de ce calme pour apprendre à mieux se connaitre, qu’en penses-tu ? »
___- J’en penses que j’ai toujours du mal à croire que tu n’es pas une hallucination ou que tu puisses être en moi sans être une partie de moi.
« Oui, bon, on a déjà parlé de ça. Et puis, si tu ne veux pas, ça me va aussi. C’est surtout pour toi que je dis ça. Je sais déjà presque tout ce que je veux de toi après avoir fouiller ton esprit… »
___- Ça s’appelle une violation de vie privée ça.
« Et à qui vas-tu te plaindre ? Personne ne te croira si tu racontes que tu entends des voix. Et j’imagine que tu n’as pas envie de passer pour un fou, n’est-ce pas ? »
___- Pas faux… Bon, qu’est-ce que tu proposes ?
« Eh bien, je penses qu’on pourrait essayer de commencer par se faire confiance. »
___- J’ai pas vraiment le choix vu que tu peux voir et entendre tous ce que je vois et entend.
« Je peux aussi entendre tes pensées et accéder à tes souvenirs. »
___- …
« Quoi ? »
___- Et tu veux que je te fasse confiance ? Je ne sais rien de toi alors que toi tu me connais peut-être même plus que moi-même !
« Oui, bon, justement. Je pense qu’une petite « aventure » pourrais renforcer nos liens. Tu ne crois pas ? »
___- Ouais… et ensuite ?
« Eh bien, tu as dû entendre des rumeurs sur l’île bibliothèque, non ? Elle possède de nombreux étages mais que personne n’en aurait vu le fond… Enfin, il y a aussi cette autre rumeur, sur cette fille de l’arbre, qui l’aurait atteint… »
___- Je vois pas le rapport là…
« Pas très coopératif, hein ? Eh bien, on… Enfin tu pourrais y faire un tour aussi. Et puis, j’ai besoin de quelques informations, je suis sûr de les trouver là-bas. Et j’aurais même un petit cadeau pour toi si tu veux bien m’aider. »
___- Ouais bon, on en reparlera ce soir. Maintenant, silence, Raito reviens.
« Il ne peut pas m’entendre… »
___- Oui, mais je ne pourrais pas me concentrer sur la conversation si tu me parles en même temps !
********

___Berelis arriva une dizaine de minute plus tard devant le bâtiment de l’île bibliothèque. Il réalisa alors qu’il n’y avait encore jamais mis les pieds, en dehors d’une visite éclair pour une livraison quelques temps auparavant. Il essaya de se souvenir du nom de la jeune fille.

___- Eh, mais je te reconnais toi !

___Bererlis tourna la tête en direction de la voix. Une jeune fille se tenait là. Elle avait un visage blanc, deux yeux émeraude, des cheveux châtain foncé assez court. Elle portait par-dessus la tenue de l’école une chaude veste. Lorsqu’elle avait interpellé Berelis, elle avait pointé son index en direction du garçon tout en affichant un petit sourire.

___« Eh, c’est pas à elle que tu avais livré… »

___Berelis ordonna silencieusement à Schwarz de se taire, tout en acquiescant. Il avait reconnu la nouvelle arrivante mais il n’arrivait toujours pas à mettre un nom sur ce visage.

___- Ah, euh… S… Salut !
___- C’était quoi ton nom déjà… Ba… Bela… Ah oui ! Berelis, c’est ça ?
___- Euh, oui, mais, excuse-moi, je me souviens de toi mais je n’arrive plus à me rappeler ton nom…

___Berelis rougit de honte à la fin de sa phrase.

___- Ba, ce n’est pas trop grave. On s’est croisé que quelques minutes. Mais taches de t’en souvenir pour la prochaine fois quand même. Je m’appelle Midori Nishimori. Appelle-moi simplement Midori, ça te fera une chose de moins à retenir.

___Midori affichait un immense sourire, fière de sa petite pique envers le jeune garçon.

___- Qu’est-ce que tu viens faire par ici ? Je n’ai rien commandé aujourd’hui, j’ai assez de pains pour encore quelques jours…
___- Ah, aujourd’hui je viens chercher quelque chose… A la bibliothèque…
___- Tu veux que je t’aide à chercher ?
« Non ! »

___Berelis se crispa au cri de Schwarz. Midori ne sembla pas le remarquer, attendant la réponse à sa question avec un large sourire.

___- Non, non, ça ira, merci.
___- Tu es sûr ? Ça ne me gêne pas, au contraire.

___Un battement d’aile attira leur attention au-dessus d’eux. Xiphen se posa en douceur entre les deux élèves.

___- Xiphen ? Qu’est-ce que tu fais là ?
___- Eh ! Bel oiseau rouge ! Ça faisait longtemps !
___- Hein ? Mais, comment est-ce que tu le connais ?
___- Je pourrais te retourner la question.
___- C’est mon oiseau.
___- C’est ton… ?
___- Oui.
___- Ca explique pourquoi il était si bien entretenu. Eh bien, petit cachotier, tu ne m’avais pas dit que tu appartenais à quelqu’un !

___Xiphen piailla de bonheur.

___- Mais tu l’as depuis quand ?
___- Oh, eh bien…
« On était pas venu chercher quelque chose ? »
___- Oh, euh, oui. Je t’en parlerais une prochaine fois si tu veux bien ? J’ai à faire à la bibliothèque.
___- Hum ? Oui, bien sûr. Désolé de te faire perdre ton temps. A une prochaine fois alors ! Salut.
___- Salut !

___La jeune fille s’éloigna en direction de sa volière, derrière le bâtiment.

« Un peu collante… »
___- Tu trouves ? Moi je l’aime bien. Elle a l’air sympa. Faudra que j’aille voir ses volières après ça…
« Ouais ba pour l’instant, on a une bibliothèque à fouiller, sauf si tu veux remettre ça à plus tard. »
___- Non, ça ira. Allons-y.
« Plutôt « vas-y », moi je suis un peu obligé de te suivre… »

___Berelis étouffa un rire puis poussa la porte de l’imposant bâtiment. Un homme en costume beige, debout sur le toit, sourit puis disparu dans un nuage de pétales blanc.


Dernière édition par Berelis le Dim 11 Mar - 3:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Ven 17 Fév - 2:45

Chapitre 37 – Exploration culturelle – Première partie

___A peine entrée, Berelis fut stupéfait par la quantité incroyable de livre présent. Des étagères pleines s’étalaient à perte de vue. Il y avait étonnement peu de monde pour cette heure.

___- Ouah ! Mais c’est immense ici !
___« T’es pas déjà venu ? »
___- Si, une fois, mais j’ai pas fait attention à l’endroit. J’avais juste une livraison à faire. Y a même des arbres à l’intérieur du batiment !
___« Oui, oui, c’est magnifique… Bon, et si nous commencions notre recherche ? »
___- Tu as raison, allons-y !

___Berelis se dirigea joyeusement vers l’accueil de la bibliothèque.

___« Mais… Qu’est-ce que tu fais ? »
___- Euh… Eh bien, je vais demander de l’aide aux bibliothécaires ?
___« Pas la peine, descend les escaliers. »
___- Hein ? Mais pourquoi ?
___« Ils ne pourront pas nous aider. Si ce que je cherche se trouve ici, ce sera dans les profondeurs de cette île. »
___- Quoi ?
___« Descend. Je t’expliquerai en route. Peut-être. »
___- Bon, bon, d’accord. Mais je n’ai pas le droit d’aller au-delà du…
___« Pas grave. Tant que personne n’est au courant, on peut aller jusqu’où on veut. »
___- J’espère que c’est pas dangereux au moins…
___« Un peu. »
___- Quoi ?!
___« A partir du troisième sous-sol. »

___Berelis s’engagea d’un pas hésitant dans l’escalier. Il descendit les deux premiers niveaux en quelques secondes puis s’arrêta devant l’escalier menant au suivant. Quelqu’un attendait devant. Schwarz conseilla à Berelis de se cacher discrètement et d’attendre que la personne parte. Il n’était pas supposé descendre plus bas et ne souhaitait donc pas qu’on l’y voit. Lorsque la voie fut enfin libre, le jeune garçon dévala les marches vers le troisième sous-sol.

___- Et y a quoi comme dangers ?
___« Je sais pas. Je sais plus. On verra. »
___- Bon.
___« Ah oui, j’me souviens. Ici, j’ai entendu qu’au troisième sous-sol il y avait… »

___Berelis rata la dernière marche puis tituba sur quelques mètres en essayant de se rattraper avant de s’étaler lamentablement par terre, tandis qu’un son sec se fit entendre à côté de lui.

___« … des pièges lanceur de flèche… En fait, je me demande si tu es incroyablement chanceux ou juste très maladroit… »
___- Aïe… C’est pas drôle !
___« Oui, mais ça l’est plus que si tu t’étais pris la flèche. Tiens, regarde le mur à ta gauche. »

___Berelis se leva puis ramassa la flèche planté dans le mur en bois. Un étrange liquide coulait le long de la pointe. Il mit la flèche dans son sac, souhaitant « garder un souvenir de sa première visite de la bibliothèque ». Il reprit alors sa marche à travers la pièce. Il manqua à plusieurs reprises de se prendre d'autres flèches mais, à chaque fois, appelez ça chance ou maladresse, il s’étalait au sol. Ainsi, quand il arriva enfin à l’escalier menant au niveau inférieur, il saignait déjà du nez.
___Berelis s’aventura alors dans le quatrième sous-sol. Ne savant pas trop où aller, il prenait son temps, lisant les titres des nombreux livres qui l’entouraient.

___« Arrête de flâner et prend à gauche. Et dépêche-toi. »
___- Pourquoi ?
___« Prend à gauche et cours. »
___- Que… Hein ? Mais…
___« Cours ! »

___Le garçon suivit donc les instructions données sans poser plus de question. Pendant qu’il courrait, il perçu un léger grincement, présent déjà depuis un petit moment. Il remarqua avec horreur que les étagères se rapprochaient les unes des autres. En temps normal, cela n’aurait pas été plus gênant que ça, mais là, Berelis se trouvait malheureusement entre lesdites étagères. Il accéléra alors le pas.

___- Mais c’est quoi c’bordel ?
___« Cours et ne pose pas de question. Il devrait y avoir au bout de ce couloir une petite alcôve immobile. »

___Berelis accéléra encore. Il frottait maintenant les étagères en se déplaçant. L’alcôve n’était plus très loin, il la voyait, mais il devait maintenant se mouvoir en crabe, les étagères étant trop proches les unes des autres. Il ne restait plus que quelques mètres. Les étagères n’étaient plus qu’a quelques centimètres les unes des autres. Berelis ferma les yeux et se jeta en avant, dans un dernier espoir d’atteindre l’abri. Un choc lui coupa le souffle et lui fit ouvrir les yeux. Il était tiré d’affaire, il avait atteint l’alcôve. Cependant, son sac à dos venait de rendre l’âme, écrasé sous le poids de la culture. Le garçon défit les sangles puis s’assis pour reprendre son souffle.

___- Bon, et on fait quoi maintenant ? Je suis coincé ici et je n’ai plus mon sac, donc ni lampe, ni corde, ni nourriture, ni rien d’autre…
___« C’est bon, ça va aller. Tu pourrais essayer de passer au-dessus. Tiens, si tu retires les livres, là, tu devrais pouvoir grimper facilement, non ? »

___Berelis analysa brièvement le plan proposé par Schwarz, l’énergie nécessaire, le risque de chute et la hauteur à grimper. Il poussa un long soupir puis commença à retirer les livres de l’étagère. Il arriva finalement au sommet sans trop de difficultés. Il aperçut alors un peu plus loin l’escalier qui le mènerait à l’étage suivant.
___Le cinquième niveau était un dédale de livre. Berelis hésita un long moment avant de s’engager, de peur que l’évènement de l’étage supérieur se répète. Au bout d’une dizaine de minute il arriva devant un escalier, et juste avant de s’y engager, il constata que celui-ci montait.

___« Idiot. T’es retourné à ton point de départ… »
___- Ah… Euh… Ba, j’y retourne alors…

___Après une bonne demi-heure à tourner en rond et sept passages devant le même escalier, Schwarz conseilla à Berelis de prendre un peu de hauteur, histoire d’avoir une vue d’ensemble de la pièce. Berelis trouva alors deux étagères assez proches l’une de l’autre et grimpa à nouveau sur les étagères. Il se demanda si les autres étages allaient eux aussi se résumer à des séances d’escalade. Au moins, avec tous ces livres, il était sûr de pouvoir facilement avoir « un corps sain dans un esprit sain » s’il restait un peu plus par ici. Encore une fois, la sortie n’était pas très loin de lui, il constata alors qu’il était même déjà passé une fois devant mais avait pensé être retourné à son point de départ.
___Berelis fut surpris par l’étage suivant. Comparé aux précédents, celui-ci semblait désert. Il y avait bien quelques étagères, disséminé ici ou là, sans aucune logique apparente, mais le vide du lieu dégageait une atmosphère tellement différente qu’on avait l’impression d’être ailleurs. Il n’eu cette fois aucun mal à trouver l’escalier suivant mais au fur et à mesure qu’il descendait les marches, il faisait de plus en plus sombre.

___- On voit vraiment plus rien là… Comment je continue moi ?
___« Tes yeux vont s’habituer. »
___- Ouais, peut-être, mais là c’est vraiment…

___Plouf.

___- Plouf ? Comment ça plouf ? Ah putain ! J’ai de l’eau dans les chaussures ! Je… Eh, mais… Qu’est-ce que c’est encore que cet endroit ?

___Ses yeux s’étant enfin habituer à l’obscurité de la pièce, il put découvrir un immense lac avec ça et là quelques étagères partiellement immergé. Berelis se fraya avec difficulté un chemin dans cette eau glacée, parmi roman, encyclopédie et autres récit de guerre flottant dans cette eau parfaitement claire. Lorsque le garçon sortit de l’eau, juste devant l’escalier vers le 8ème sous-sol, il constata surpris que ses vêtements étaient parfaitement secs.
___Un léger courant d’air caressa le visage de Berelis. Le huitième sous-sol était totalement vide. Il s’avança lentement, peu sûr de lui, ses pas résonnant dans le vide de la pièce. Il s’immobilisa alors. Il avait entendu un bruit. Il refit quelques pas puis s’arrêta à nouveau. Quelque chose n’allait pas. Il entendit comme d’autres bruits de pas, et ce n’était pas l’écho. Berelis se retourna alors vers l’escalier d’où il venait en continuant de reculer lentement, cherchant du regard l’origine du bruit. Puis, il sentit son pied droit partir en arrière, ne rencontrant aucun sol, entrainant avec lui le reste de son corps. Il tendit le bras pour se rattraper mais manqua le bord d’une longueur de main. Berelis chutait inexorablement vers une mort certaine.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Ven 17 Fév - 3:26

Chapitre 38 – Exploration culturelle – Deuxième partie

___ Il se retrouva alors figé dans les airs. Mais ce n’était pas seulement lui qui était figé. Les flammes des deux torches autour de l’escalier ne dansaient plus. Le courant d’air ne se faisait plus sentir. Le temps s’était arrêté et un homme en costume beige buvait tranquillement son thé au jasmin préféré, assis dans les airs.

___- Bien, bien, bien… Mon pauvre Kuyen… On dirait que ce monde lui-même s’acharne à se débarrasser de toi… Ton instinct t’as déjà sauvé plusieurs fois, mais je ne pense pas que cette fois il sera suffisant pour amortir une chute de cette hauteur…

___L’homme se redressa, faisant disparaitre sa tasse tandis qu’un épais livre apparaissait dans ses mains. Il fit apparaitre également une paire de lunette sur son nez puis ouvrit le livre.

___- Vois-tu, ce monde aura beau faire encore tous ce qu’il veut, j’ai encore besoin de toi.

___L’homme tourna quelques pages, s’arrêta pour lire un passage puis tourna encore une dizaine de pages.

___- Je déciderai moi-même quand l’heure viendra. En attendant, il va falloir que je modifie un peu ça. C’était vraiment une bonne idée de te donner cette montre… Et tu la gardes toujours avec toi… Quel bon garçon…

___Une montre en argent sortie d’une des poches de Berelis et vint se placer à quelques centimètres sur la gauche du manuscrit. Une plume apparu également. Le vieil homme s’en saisit puis commença à écrire dans l’épais volume. La montre se mit à siffler tandis que son aiguille se déplaçait lentement vers le IX. L’homme referme alors le livre, qui disparut sans un bruit, emportant avec lui la plume. La montre retourna à sa place, au fond de la poche de Berelis, puis l’homme disparut dans un tourbillon de pétale blanc. Le temps reprit alors son cours et Berelis reprit sa chute. Une main rattrapa de justesse le jeune garçon.___Lorsqu’il leva les yeux, il aperçut Raito. Ce dernier le tira non sans difficulté puis, quand Berelis fut hors de danger, il s’allongea pour reprendre son souffle.

___- Pfiou… Waou… Tu pèses ton poids…
___- Toujours le mot… pour rire, hein ? Humpf… Merci… en tout cas… Je sais pas ce que j’aurais fait… sans toi…
___- Tu te serais lamentablement écrasé au fond. Si tant est qu’il y ait un fond… Mais tu veux pas te taire cinq minutes, là ? Histoire que je reprenne mon souffle…
___- B… Bonne idée…

___Après cinq courtes minutes durant lesquelles on n’entendait que leur respiration haletante, les deux garçons se relevèrent et se penchèrent au-dessus du précipice pour en voir le fond. Ils remarquèrent alors qu’il s’agissait en fait d’une immense étagère rempli à craqué de livres.

___- J’imagine que tu veux aller en bas ? demanda Raito.
___- C’était le plan. Mais là ça risque d’être compromis.
___- Pas si sûr. Mais avant, tu peux me dire ce que tu fais là ?
___- Je peux te poser la même question.
___- Je t’ai suivi. Je me doutais que tu trafiquais quelque chose de bizarre alors je t’ai suivi. Et puis, ça fait longtemps que j’avais envie d’explorer cette bibliothèque, après toutes les rumeurs que j’ai entendu à son sujet… Et donc, toi, pourquoi t’es ici ?
___- Je… J’ai quelque chose à aller chercher… Au fond…
___- Au fond… Là, en bas ou plusieurs étages en-dessous ?
___- Qu’est-ce que ça change ? On peut plus continuer…

___Raito se mis alors à fouiller dans son sac.

___- Mais qu’est-ce que tu fais ?
___- Je cherche une solution. D’ailleurs, t’aurais pu prévoir le coup en prenant un sac avec toi…
___- J’en avais un… Il est décédé dans un tragique accident de lecture…
___- Hein ?
___- Cherche pas à comprendre…
___- Ok… Bon, en attendant, j’ai ce que je voulais.

___Raito se releva, une lampe torche à la main. Il s’approcha du bord du précipice, alluma la lampe et tandis le bras.

___- Tu ne vas pas…
___- Si. J’ai toujours rêvé de faire ça au moins une fois. C’est parti !

___Raito lâcha la lampe. Elle commença alors sa descente vers un destin funeste, prenant de plus en plus de vitesse. La lumière n’était presque plus perceptible lorsqu’elle fit la rencontre fracassante du sol, dans un petit bruit d’explosion. Raito afficha un grand sourire avant de se plonger à nouveau dans son sac.

___- Super ! C’est assez profond ! On va pouvoir y aller !
___- Euh… De quoi ?

___Deux minutes plus tard, Berelis et Raito étaient attaché par un long câble élastique à un pieu en métal, planté dans le sol, aucun autre point d’accroche n’étant présent.

___- Eh, Raito ? Tu ne penses pas sérieusement qu’on…
___- Si. Je le pense. Et on y va !

___Raito poussa Berelis dans le dos puis se jeta à sa suite. Ils virent alors le sol se rapprocher dangereusement. Berelis ferma les yeux. Le câble se tendis alors, ralentissant leur chute jusqu’à ce qu’ils ne soient plus qu’à quelques centimètres du sol.

___- Coupe ton câble ! hurla Raito.
___- Quoi ?

___Raito sortit un couteau de sa poche et coupa son câble, atterrissant en douceur au sol. Berelis, ne comprenant rien à ce qu’il se passait, ne réagit pas assez tôt, et le câble se rétracta, Berelis remontant à une vitesse folle.

___- Aaaaaaaah !!!
___- Raaa, mais pourquoi ta pas coupé ta cooorde ?!
___- Je saiiis paaaas !!!!

___Berelis ralentit à nouveau puis recommença à chuter. Mais cette fois, Raito l’attendait en bas, un couteau à la main. Lorsque le garçon arriva à nouveau à quelques centimètres du sol, Raito coupa la corde et Berelis s’écrasa au sol.

___- Aïe…
___- Ç… Ça va ?
___- J’ai mal…
___- Tu peux te relever ?
___- Ouais, je crois… Mais j’ai mal…
___- On a compris, c’est bon… On continue ?
___- Ouais ouais…

___Raito aida son ami à se relever puis ils cherchèrent la sortie. Ils découvrirent un petit tunnel, coincé sous une étagère. Raito s’y engagea en premier, une autre lampe à la main. Berelis le suivit de près. L’absence d’intersection n’en rendit la traversé que plus facile, même si elle n’était pas très aisée, ils frottaient par endroit contre les parois du tunnel. Ils débouchèrent sur un vieil escalier en bois dont les marches étaient branlantes.

___- Ah ! Enfin un étage normal ! s’exclama Berelis.
___- Ouais, sauf si on prend en compte la taille. Dis-moi, tu vois le bout ?
___- Euh… non…

___Cet étage était celui qui ressemblait le plus à une bibliothèque. Des rangées de livres à perte de vue. La seule différence était là, « à perte de vue ». Il était impossible de se faire une idée des dimensions de la pièce.

___- On va encore perdre trois ans à trouver la sortie…
___- « Encore » ?
___- Ouais, j’ai déjà tourné en rond pendant presque une heure au cinquième sous-sol.
___- Eh bien, cette fois, ce sera différent.
___- Quoi ? Tu vas me sortir une carte détaillée du fond de ton sac ?
___- Presque… Tadaa !
___- Mais qu’est-ce que… C’est quoi ce truc ?
___- Un sonar.
___- Où est-ce que t’as trouvé ça ? Et depuis quand on se balade avec un sonar sur soi ?
___- Ce ne sont que des détails ça. On va pouvoir trouver la sortie en deux secondes !

___Raito appuya sur un bouton et l’appareil se mit en route. Une image grossière représentant la pièce commença alors à prendre forme sur l’écran. Raito ouvrit donc la marche, son sonar devant lui. Ils atteignirent l’escalier suivant en quelques minutes à peine. Au onzième sous-sol, les étagères avaient été remplacées par autant de coffres débordant de parchemins et autres document papier.

___- Dis, Raito, t’aurais pas à manger dans ton sac magique ?
___- Magique ?
___- Ba je sais pas, on dirait que tu as toujours tout ce qu’il faut dans ton sac… Alors ?
___- Oui, j’ai pris deux sandwichs… T’en veux un ?
___- Ouais, je veux bien.
___- Ok, on va se poser cinq minutes là-bas.

___Les deux garçons s’assirent autour d’une petite table ronde. Raito sortit ses deux sandwichs et ils commencèrent à manger dans le silence. Raito remarque alors une carte accroché sur cette table. Il sortit un petit carnet et un crayon et tenta autant que possible d’en faire une reproduction fidèle. Si elle s’avérait juste, ils allaient pouvoir passer les quatre prochains niveaux sans trop de difficultés. Pour le reste, ce serait plus compliqué, la carte n’allant pas plus loin. Lorsqu’ils furent rassasiés, ils continuèrent leur marche et atteignirent rapidement l’escalier avec l’aide de la reproduction de la carte trouvé par Raito.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Mar 21 Fév - 21:23

Chapitre 39 – Exploration culturelle –Dernière partie

___- C’est sympa comme endroit ici, dis-donc…

___Le douzième sous-sol contenait bien entendu nombreuses étagères pleines de livres, mais elles étaient beaucoup plus espacées. Entre chaque, était aménagé différent espace dédié entièrement à la lecture. Table ancienne éclairé par des chandelles, fauteuil luxueux et confortables, il y avait même un plan des différentes allées de l’étage. N’ayant pas le temps de s’y attardé, et Schwarz s’impatientant de plus en plus, les deux garçons se dirigèrent directement vers l’escalier menant au treizième sous-sol. Cet étage était beaucoup plus surprenant que les autres. De nombreuses installations étaient présentes : chambres, sanitaires, cuisine… On pouvait littéralement vivre ici.

___- J’aurais su, on se serait arrêté ici pour manger. C’est un peu sombre mais pas trop gênant avec quelques lampes…
___- C’est toi qui mourrais de faim, moi je pouvais encore continuer jusqu’ici sans problème.

___Berelis jeta un regard noir à son ami puis continua d’avancer d’un pas déterminé.

___- Oh, c’est bon ! C’est pas comme si ça aurait changé grand-chose. Tu voulais faire réchauffer ton sandwich ? Fallait me le dire, j’ai un briquet dans mon sac. On brisait deux-trois trucs et on avait de quoi se faire un petit feu.
___- Un feu dans une bibliothèque ?
___- Euh… ouais, t’as raison… Mais ça n’empêche que c’est trop tard donc vas pas bouder pour si peu… Aller, on continue, l’escalier est là-bas.
___- Comment tu sais ça toi ?
___- Euh… Le plan ! Le plan que j’ai recopié au onzième étage indique les différentes sorties.
___- Mouais…

___Raito rattrapa Berelis et tous deux descendirent vers le quatorzième sous-sol. Berelis perçu une douce odeur se faisait sentir pendant la descente des marches, fruitée, légèrement sucré. Ils firent alors leur premier pas au quatorzième niveau. L’endroit n’était pas très éclairé mais on pouvait distinguer entre autres des fontaines asséchés, des parterres détruits, et des torches entièrement consumé. Au loin, on apercevait avec difficulté la silhouette d’un imposant château.

___- Ca devait être sublime ici, quand c’était encore vivant, remarqua Raito.
___- Oui… Mais, tu ne sens pas quelque chose de… Bizarre… ?
___- Hein ? Euh, non, rien. Pourquoi ?
___- T’es sûr ? Cette odeur est pourtant si envoutante… Je me demande d’où elle vient…

___Berelis partit alors en direction du château.

___- Eh ! Où tu vas ?
___- Je cherche d’où vient cette odeur… J’ai l’impression que ça va me rendre dingue si je ne trouve pas.
___- Mais... Mais on n’a pas le temps !
___- Si je trouve rien d’ici cinq minute, on continue, d’accord ?
___- Hum… Bon, t’as gagné. Je vais t’aider, même si je sens rien.
___- Merci.

___L’étrange odeur guida les deux garçons jusqu’à l’entrée du château, beaucoup plus impressionnant de près.

___- ‘tain, mais en fait y a tout un monde en dessous de cette île… Alors Bere, ça vient d’ici ?
___- Je sais pas… L’odeur est définitivement plus intense ici… Tu ne sens toujours rien ?
___- Non… Bon, on a plus qu’à essayer d’ouvrir… Vient m’aider.

___Raito s’approcha de la porte pour l’ouvrir mais Berelis ne bougea pas.

___- Ba quoi ?
___- Non.
___- Hein ?
___- L’odeur est proche, mais elle ne semble pas venir de l’intérieur de ce château…
___- T’es sûr ?
___- Oui… On dirait que ça vient… de derrière…

___Les deux garçons commencèrent alors à faire le tour de l’imposante structure. Ils arrivèrent dans ce qui ressemblait à un petit cimetière. Un fin rayon de lumière tombait sur une des tombes. Il n’y avait aucune inscription sur celle-ci et Berelis remarqua qu’elle était fissurée. Il s’agenouilla et observa à travers l’ouverture. Au fond, légèrement éclairé, on pouvait voir une fleur ressemblant à une rose bleu. Berelis entreprit alors de déplacer la lourde dalle.

___- Eh, mais, qu’est-ce que tu fais ? T’es dingue ! C’est un cimetière.
___- Je dois… prendre cette fleur… Son odeur… Son odeur… J’ai l’impression de connaitre cette odeur…
___- Tu violes la sépulture d’un mort !
___- Euh… Alors déjà… Depuis quand tu parles comme ça ? Deuxièmement, elle est vide.
___- Quoi ?
___- La tombe est vide.
___- Mais… Mais ce n’est pas une raison !

___La lourde dalle en pierre tomba sur le côté en se brisant en deux. Berelis tendis la main et se saisit de la fleur. Elle devait être là depuis longtemps, privée d’eau, et pourtant elle était encore en parfait état.

___- Bon, c’est bon ? Tu as ta fleur, on se barre d’ici en vitesse. Pas envie que quelqu’un me voit.
___- Il n’y a personne ici à pars nous deux.
___« Pas exactement… »

___Berelis avait failli oublier Schwarz. Mais étrangement, ses mots résonnaient d’une autre présence. Raito sortit une petite boite transparente de son sac et la tendit à Berelis.

___- Tiens, mets-la dedans pour l’instant, sinon elle risque de s’abimer. Bon, on continue notre descente ?

___Berelis acquiesça et les garçons laissèrent le château pour se diriger vers l’étage suivant. Le passage était incroyablement étroit et ils durent avancer en rampant. Au bout de quelques minutes, Raito repéra une trappe qu’il ouvrit. Ils venaient d’entrer dans le quinzième sous-sol. Raito passa le premier puis aida Berelis à se tirer du souterrain. La « pièce », si on pouvait encore l’appeler ainsi contenait un village tout entier, ou du moins, ce qu’il en restait. La plupart des maisons de pierre n’avait plus de toit et leurs murs étaient noirs de cendre. Un étrange grondement régulier pouvait se faire entendre en tendant l’oreille.

___- Pouah ! Mes vêtements sont dégueulasses !
___- Oh ça va, tu les laveras quand on sera sorti. Et c’est toi qui voulais venir ici et…
___- Et tu m’as suivi, oui, je sais. Bon, on va par où ?
___- L’escalier se trouve par là-bas, mais j’aimerai te montrer quelque chose, suis-moi.
___- Je croyais que t’étais jamais venu ?
___- Euh… Oui… Mais c’était sur le plan…
___- Bon, allons-y.

___Raito guida Berelis au travers de ce qui devait autrefois être des rues puis ils s’arrêtèrent devant un puis asséché.

___- Dis, tu me fais confiance ? demanda Raito.
___- Hein ? Euh… Oui, pourquoi ?

___Raito soupira puis sourit légèrement.

___- Bien… On a eu de la chance qu’il dorme. Tu veux bien regarder dans le puits s’il-te-plait ?
___- Hein ? Euh… Oui…

___Berelis s’exécuta.

___- Y a rien dans ton puits… On ne voit même pas le fond…
___- Regarde un peu mieux…
___- Je ne vois vraimen…

___Raito poussa alors violement Berelis qui bascula dans le puits puis sauta à sa suite.

___- Rah putain, non ! Pas encoooooore !!!!!
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Mar 21 Fév - 22:38

Chapitre 40 – Démon vengeur et Dieu juste

___Les deux garçons atterrirent dans une grande étendue d’eau. Ils nagèrent vers la surface puis, quand ils eurent pris leur première bouffée d’oxygène, Berelis se jeta sur Raito pour tenter de le noyer (ce dernier ne se laissait cependant pas faire).

___- Mais t’es un grand malade ! T’aurais pu me prévenir !
___- Ahah ! T’aurais jamais sauté !
___- Et s’il n’y avait pas eu d’eau au fond ! Hein ?! On serait mort !
___- Mais il y a de l’eau, donc tout va bien.
___- Tout va bien ? TOUT VA BIEN ?! Rien ne va ! Aujourd’hui j’ai failli mourir plusieurs fois, donc quelques-unes par ta faute !
___- Oui, bon, ça va. T’es encore vivant que je sache, non ?
___- Je… Là n’est pas la question !
___- Rolala… Mais calme-toi ! Regarde plutôt où on est.
___- Hein ?

___Berelis relâcha son étreinte. Il remarqua alors que l’endroit était incroyablement lumineux. C’en était presque éblouissant face à l’obscurité des pièces précédentes.

___- On… C’est quoi cet endroit ? questionna Berelis.
___- Bienvenue dans la bibliothèque étincelante ! En tout cas, c’est ce que j’ai entendu…

___Berelis leva les yeux pour voir un plafond recouvert de cristaux diffusant une chaude lumière blanche, comme en plein jour. Autour d’eux, une végétation épaisse vivait. Des étagères, parfois partiellement voir entièrement dans l’eau, étaient pleine de livres précieux. Des plages de sables fin étaient disposées çà et là, sur lesquels on trouvait des chaises longues. L’eau, parfaitement clair, laissait voir un fond à plusieurs mètres recouvert par endroit de livre. Au loin, on entendait une cascade.

___- Bon, mon p’tit Bere, j’ai cru comprendre que tu cherchais quelque chose, moi aussi. Donc, je te laisse chercher de ton côté, moi je vais par là-bas.
___- Hein ? Mais ce ne serait pas plus simple si…

___Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Raito avait déjà disparu.

___ « Bien, ce sera plus facile sans lui dans nos pattes. J’ai cru que tu n’arriverais jamais ici en un seul morceau… »
___- Ouais ba excuse-moi, la prochaine fois tu iras toute seul, hein ?
___ « Hum… Oui, bon, d’accord… En attendant, avant de partir à la recherche d’information, et si je t’offrais ta récompense ? »
___- Mouais, pourquoi pas… Tant que c’est pas un vieux bibelot pourri…
___ « Nage par là-bas, sur une centaine de mètre et plonge. Tout au fond, il y aura une ouverture entre plusieurs piles de livres. Tu y trouveras ton cadeau. »

___Berelis s’exécuta et partit à la nage. Lorsqu’elle lui indiqua être assez loin, il prit une grande bouffée d’air et plongea. Une dizaine de mètre plus bas se trouvait l’ouverture dont avait parlé Schwarz. Berelis s’y engouffra. Il arriva dans une petite poche d’air. Sur un petit banc de sable se trouvait un petit coffret.

___- C’est ça ?
___ « Oui. Ce qu’il y a à l’intérieur est à toi. C’est ta récompense pour m’avoir amener jusqu’ici. Ouvre-le ».

___Berelis monta sur la petite rive et s’agenouilla devant le coffret. Il posa ses mains sur les deux côtés de celui-ci, pris une inspiration et souleva le couvercle. Il ressentit alors comme un violent coup dans l’estomac mais aucune douleur ne se fit sentir. Le coffret était vide, exception faite d’un parchemin roulé et de deux emplacements dont la forme rappelait des dagues ou couteaux.

___ « Que… Mais qu’est-ce que ça veut dire ? »
___- Y a rien là dedans…
___ « Non ! Non ! Elles devaient… Elles devaient être là ! Ouvre ce parchemin et regarde ce qu’il y a dessus. »

___Berelis se saisit du rouleau de papier et le déplia.

___ « Toi qui cherche les vestiges des anciens, pardonne ma folie. Ces armes ne sont pas faites pour les créatures de ce monde. Leurs pouvoirs bien trop grand m’a coûté la vie de celle qui m’était la plus chère. J’ai décidé de prendre ces hérésies et de les cacher. Jamais elles ne doivent être réunies à nouveau par autre que leur propriétaire légitime. J’emmène l’arme démoniaque dans ma tombe. Je cacherai le cadeau des Dieux en lieu sûr. Toi qui les pouvoirs disparu, prépare toi à la morsure du démon vengeur et à la poigne du Dieu juste.
___
P.»_____

___ « Non ! Il n’avait pas le droit ! Elles étaient à moi ! »
___- Et donc ? Que devait-il y avoir dans cette boite ?
___ « Ce coffret… Il contenait deux dagues jumelles… Akuma no Kiba et Kami no Tsume... Le Croc du Démon et la Griffe de Dieu. Deux lames jumelles… Laisse-moi te raconter leur histoire… Il y a de ça bien longtemps, deux frères forgeron trouvèrent dans les montagnes une étrange pierre blanche qui semblait tombée du ciel. Lorsqu’ils constatèrent ses caractéristiques semblable à celle du métal mais avec une solidité dépassant celle de tout autre matériaux, ils décidèrent d’user de tout leur savoir pour forger les deux plus belles dagues au monde. Ils passèrent de nombreux mois à essayer de leur faire prendre forme. Lorsqu’enfin les deux lames furent terminées, ils les déposèrent dans un coffret et fêtèrent leur réussite avec toute leur famille. Cependant, cette nuit-là, le frère cadet n’arrivait pas à dormir. Il se leva pour jeter un coup d’œil à sa dernière création puis, quand il se saisit d’une des dagues, la folie s’empara de lui. Armé et fou de rage, il tua toute sa famille puis s’attaqua au village voisin. La dague s’imprégna du sang de ses victimes et pris une teinte rouge sang. C’est à partir de cet instant qu’elle fut nommée « Akuba no Kiba », « Croc du Démon ». L’ainé, qui était sorti chercher du bois, découvrit avec effrois à son retour les corps sans vies de ses parents, sa femme et ses deux fils. Il prit la seconde dague et partit à la suite de son frère. Lorsque les deux frères se firent face, le village qui comptait autrefois plusieurs centaine d’habitant ne recelait plus d’aucune âme vivante. Ils s’affrontèrent durant sept jours et sept nuits au bout desquels l’ainé l’emporta. Sa tristesse mêlé au chagrin d’avoir perdu toute sa famille et tué son frère ruisselèrent dans ses larmes le long de son corps et pénétrèrent dans la seconde dague qui pris une teinte bleutée. « Kami no Tsume », la Griffe de Dieu, était née. Après cela, personne ne sait ce qu’il advint de l’ainé. Mais, régulièrement, les deux dagues refirent surface, à chaque fois accompagnée de massacre mené par un seul homme devenu fou. Jusqu’à ce qu’une famille de sorcier scelle leur pouvoir dans ce coffret. Après de nombreuses année, bien qu’ayant gardé leur couleur, les dagues avaient perdu leur pouvoir. Cet homme qui a écrit la lettre est un des derniers à avoir été en leur possession. »
___- Waouh ! Comment en sais-tu autant ?
___ « J’ai connu cet homme. C’est lui qui lui a… qui m’a appris tout cela. »
___- Bon. Eh bien, j’imagine qu’on ne peut pas faire autrement.
___ « Je tenais tellement à te les offrir. »
___- Ce n’est pas grave. Même sans la promesse d’une récompense, je serais venu ici pour t’aider dans tes recherches.
___« Tu ne comprends pas… Ces dagues… Elles te revenaient… J’en suis sûr maintenant… »
___- Eh bien tant pis. Repartons chercher notre premier objectif.

___Berelis referma le coffret. Il fut alors pris d’un violent haut-le-cœur et se mit à cracher du sang. Il s’évanouit presque immédiatement.


Dernière édition par Berelis le Mar 1 Mai - 19:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Mer 22 Fév - 23:52

Chapitre 41 – Zukunft weiß

___Lorsqu’il rouvrit les yeux, Berelis se tenait debout en plein milieu de se qui ressemblait à une église. Cependant tous les murs, piliers et même le sol étaient fait d’un marbre blanc. De plus, il n’y avait ni porte d’entrée ni fenêtres ou vitraux. Des torches accrochées sur les côtés des piliers éclairaient la pièce mais leur nombre n’était pas suffisant pour expliquer la clarté de l’endroit. Derrière l’autel, dans le cœur de l’église, se trouvait un long couloir qui disparaissait dans l’obscurité. Une étrange musique mélancolique s’en dégageait. Le jeune garçon s’approcha de l’entrée du couloir puis hésita. La musique l’attirait mais une aura oppressante se faisait aussi ressentir. Il entendit alors des bruits de pas. Une flamme dansante apparue au cœur des ténèbres. Elle se rapprochait en rythme avec les pas. Berelis distingua alors un homme de grande taille. Long cheveux blond attaché en natte dans son dos, yeux bleu, peau blanche, il était vêtu d’un long manteau noir ainsi que de bottes et gants de la même couleur. Lorsqu’il arriva au niveau du jeune garçon, il lui lança un regard inquisiteur.

___- Qui es-tu ? Que fais-tu ici ? Comment es-tu…

___L’homme s’arrêta puis son expression s’adoucit.

___- Oh, oui, bien sûr. Je me souviens maintenant… C’était il y a si longtemps que j’ai failli oublier…

___L’homme s’écarta du chemin.

___- Il t’attend, vas-y.

___L’homme se dirigea alors vers la nef. Il se retourna une fois arrivé.

___- Une dernière chose… Pardonne-le pour ce qu’il fera dans quelques années. Il n’avait pas le choix. Bonne chance, Berelis…

___L’homme ferma les yeux et il disparut dans un cercle de lumière bleue. Berelis resta immobile quelques instants, cherchant à comprendre où et comment l’homme avait disparu. La musique, joué plus forte, le ramena à la « réalité ». Il regarda à nouveau les ténèbres du couloir. Succombant à sa curiosité, il se saisit d’une torche et s’engagea dans le long couloir.
___Il eut l’impression de marcher pendant plusieurs heures. Lorsqu’il aperçut enfin une lumière au bout du couloir, la musique ne jouait que de plus belle. Il déboucha sur une imposante pièce en demi-cercle, elle aussi sans fenêtre et faite exclusivement de marbre blanc. L’absence de fenêtre n’empêchait pas la pièce de baigner dans une agréable clarté. Sur les côté du demi-cercle, deux escaliers montaient vers une grande porte en métal solidement verrouillé. Au milieu de la pièce, un vieil homme vêtu d’un costume beige jouait d’un orgue dont les tubes se perdaient dans les hauteurs infinies de ce lieu. Lorsque Berelis fit son premier pas dans la pièce, l’homme cessa de jouer.

___- Eh bien, Kuyen, aurais-tu oublié quelque chose ?

___L’homme se leva.

___- Oh, c’est vrai. J’oubliais. Pour toi, c’est la première fois que tu viens ici.

___L’homme se retourna pour fixer Berelis avec un étrange regard ironique. Une bourrasque bouscula le jeune garçon et se rassembla devant l’homme en costume, faisant apparaitre une cane en bois de rose.

___- Dis-moi, comment te sens-tu ?
___- Quoi ?
___- Eh bien, c’est la première fois que ton esprit quitte ton corps. Tu as du souffrir quelque peu, non ?

___Berelis ne réagit pas immédiatement. L’homme souriait mais quelque chose en lui l’irritait profondément.

___- Qui… Où… Qu’est-ce que…
___- Qui suis-je ? Où sommes-nous ? Qu’est-ce que tu fais ici ? Eh bien, eh bien, tu t’en poses des questions. Cependant, ce n’est pas forcément les bonnes. Mais puisque tu tiens tant à en connaitre les réponses… Il fut un temps où j’avais un nom. Mais celui-ci ne voudrait plus dire grand-chose aujourd’hui. D’ailleurs, c’est amusant mais, celle que tu appelles Schwarz, elle a choisi ce nom à cause de moi.
___- Et… Et alors ?
___- Et alors ? Eh bien, je n’ai encore jamais choisit de porter le nom qui est la cause de ce choix. N’est-ce pas hilarant ?

___L’homme éclata d’un rire guttural qui résonna dans la pièce de longues secondes. Devant l’absence de réaction du jeune garçon il s’arrêta.

___- Bon, tu ne sembles pas avoir encore beaucoup d’humour enfant. Appelle-moi donc Weiss. J’imagine qu’un nom ne te suffit pas ? Je suis ce qu’on pourrait appeler un « observateur ». Je surveille, sans jamais intervenir. Sauf dans certains cas rare. Maintenant, la raison de ta présence… A vrai dire, c’est toi qui est venu de ton plein gré. Ou plutôt c’est ton inconscient qui t’as guidé. J’ai justement une tache à ta faire accomplir, mais tu n’es pas encore prêt.

___La porte à l’étage fut prise de secousse et un cri déchirant se fit entendre. L’instant d’après, le calme était revenu.

___- Hum… Crois-moi, tu ne voudrais pas savoir ce qu’il y a derrière cette porte. Revenons plutôt à ta dernière question : où sommes-nous ?

___Le sourire de l’homme s’étira encore plus. Il leva sa canne à quelque centimètre du sol puis l’abaissa dans un bruit sec. La pièce entière trembla puis se retourna soudainement, Berelis et Weiss passant au travers du sol. Ils se tenaient maintenant dans un long couloir dont les murs étaient recouvert de livre et dont on ne voyait ni les bouts ni le plafond. L’homme écarta les bras.

___- Bienvenue… Au commencement ! Cette endroit ce trouve en dehors de ton monde, en dehors du monde où ton corps réside, en dehors de tout. Le temps ici n’a pas cours. Ici sont contenu dans différent ouvrages les récits de vie de chaque être vivant, qu’il soit mort, encore en vie ou même pas encore né. Mais ce n’est qu’une pièce de cet endroit.

___Weiss se saisit d’un livre et commença à le feuilleter.

___- Berelis Kuyen… Alors… Oh, suis-je bête. Ce n’est pas celui-là…

___L’homme donna à nouveau un coup sec de sa canne et les murs se mirent à bouger à toute vitesse. Lorsqu’ils s’arrêtèrent enfin, il commença à nouveau à chercher un ouvrage particulier.

___- Alors… Où est-il…

___Un aboiement se fit entendre derrière Berelis. Le garçon se retourna et aperçu une étrange créature réagissant comme un chien mais ressemblant à un meuble en bois plein de livre.

___- Qu’est-ce que…
___- Oh ! Le voilà ! Le livre que je cherchais. Je me disais bien que je l’avais lu il n’y a pas si longtemps. Merci.

___Weiss pris le livre, le feuilleta quelques instants puis reporta à nouveau son attention sur le jeune garçon.

___- Hum ? Oh ! Tu te demandes ce que c’est ? Je l’ai créé. Il m’est très utile. C’est une sorte de « bibliothèque sur patte ». Il m’évite aussi d’être seul en ce lieu. Bien. Reprenons. Ce livre que j’ai entre les mains porte ton nom. L’ensemble du détail de ta vie y est inscrit, de ta naissance à la date et la façon dont tu vas mourir. Tu ne me crois pas ? Berelis Kuyen. Né un treize juillet dix-neuf cent quatre-vingt-neuf. Parent décédé à la naissance. Une sœur, Alice Kuyen… Elle t’as élevé seul après la disparition de ton père et la mort de ta mère. Je continue ? Enfin, tous deux savons que ces informations ne sont pas exactes. A commencer par ton nom.
___- Je… Je ne vois pas ce que vous voulez dire…
___- Ah bon ? Devrais-je te rafraîchir la mémoire ? Aurais-tu oublié ton propre nom complet, Berelis Ximak Terres Kuyen ?

___Le garçon tiqua mais ne bougea pas d’un poil.

___- Je… Je ne connais pas ce nom. Je m’appelle seulement Berelis Kuyen.
___- En es-tu sûr ?
___- B… Bien entendu !
___- Alors pourrais-tu m’expliquer pourquoi tu tiens dans tes mains deux armes si dangereuses ?

___Berelis fronça les sourcils et baissa le regard. Dans chacune de ses mains se trouvait une dague longue. Le manche, de 8 centimètres, était en cuivre gravé. La lame à double tranchant, légèrement courbé, mesurait dans les vingt-trois centimètres. La seule différence entre les deux dagues était la couleur de la lame : bleutée dans sa main gauche et rouge sombre dans sa main droite. Berelis lâcha de surprise les deux armes qui tombèrent au sol et disparurent dans un nuage de cendres.

___- Eh bien… Il semblerait qu’elle ait eu raison sur au moins un point. Ces dagues te semblent bel et bien destinées.

___L’homme lu d’autres passages puis fronça les sourcils. Il tourna quelques pages puis ferma l’épais volume.

___- Cette fleur que tu as trouvée… Cette rose bleu… Elle te ressemble un peu… Dis-moi, savais-tu qu’une telle fleur n’existe pas naturellement dans le monde où tu l’as trouvé ? C’est d’ailleurs une des rares choses que la magie de ce monde n’arrive pas à créer de manière viable…
___- La… magie ?
___- Hum ? Oui, pourquoi cela te surprend-t-il ? Oh, oui, j’oubliais ce détail. C’est tout de même amusant de voir qu’après toutes ces évidences, surtout dernièrement, ton esprit se ferme lui-même à cette conclusion. Enfin, peut-être l’admettras-tu plus tard…

___Un bruit d’effondrement attira leur attention. Le chien-bibliothèque avait renversé quelque livre. Weiss disparu et réapparu immédiatement à ses côté, commençant à ramassé les livres par terre.

___- Voyons, tu pourrais faire attention. Devant un invité en plus. Oh ! Ces livres…

___L’homme pris deux livres et les approcha de Berelis. Sur le premier on pouvait lire « Stena Sivilis », sur le second, « Anass Levander ».

___- Je crois que tu as déjà rencontré ces deux personnes. Cette jeune fille à une histoire très intéressante, passée et à venir. Cependant, elle est déjà complète. Ce garçon est un peu plus… complexe. Mais tu les recroisera un jour. Au moins elle. Ton histoire est beaucoup plus intéressante. Principalement parce qu’elle est troué. Bien, si tu me le permets, j’aimerais te montrer quelque chose maintenant.

___L’homme frappa au sol de sa canne et l’immense bibliothèque disparu. Ils se retrouvèrent dans un espace vide et sombre, où les notions de haut, bas, gauche et droite n’avaient plus aucun sens. Devant eux flottait un unique grain de lumière.

___- Qu’est-ce que c’est ?
___- Approche-toi.

___Berelis regarda successivement le vieil homme et le grain de lumière. Il tendit une main hésitante et quand ses doigts touchèrent la particule, celle-ci explosa, dégageant une quantité d’énergie incroyable. Même en fermant les yeux et en se protégeant de ses bras cela lui brulait la rétine. Tout disparu à nouveau.

___- C’était quoi ça ?
___- Tu viens d’assister à la naissance d’un monde. Tel que ses lois la définisse.
___- Hein ?
___- Chaque monde possède ses propres lois qui diffèrent de celles des autres. Mais ce n’est pas ça que je voulais te montrer. Ce n’était qu’un petit cadeau supplémentaire. Aucun mortel ne peut se vanter d’avoir assisté et participer à la création d’un monde. La « particule » que tu as vue, pour emprunter les termes les plus proches dans ton langage, était dans un équilibre instable. Quand tu l’as touché, une partie de ton énergie y a été transféré et l’équilibre a été rompu. Entrainant une réaction en chaine qui aboutira à la création d’un nouveau monde.

___Après quelques instants, la vue de Berelis revint. Il vit qu’il se trouvait au milieu d’un immense champ d’immortelles.

___- Où sommes-nous ?
___- La question n’est pas uniquement « où » mais également « quand ».
___- Hein ?
___- Suis-moi.

___Ils marchèrent à travers le champ de fleur de longues minutes. On entendait des oiseaux chanter gaiement autour d’eux. Quelques rongeurs s’affairaient dans les fourrés. Une odeur de cendres arriva alors aux narines du jeune garçon. C’est à cet instant qu’il aperçut au loin un village en feu. Des cris se firent entendre. Quelque chose l’attirait dans ces flammes. Il tenta alors de partir en direction du village mais Weiss l’en empêcha.

___- Mais… Il faut les aider !
___- Tu ne peux rien pour eux.
___- Ils ont besoin d’aide !
___- Tu ne peux influencer cet endroit, tu n’appartiens pas à cette époque. Continuons.
___- Mais…
___- Continuons !

___Berelis, sentant qu’il ne pouvait de toute façon pas s’opposer aux choix du vieil homme, se résigna à le suivre. Ils arrivèrent alors près d’une plaque en pierre surmonté d’une croix. Une tombe se trouvait seule, perdu au milieu de ce champ d’immortelles. Sur la tombe, quelques chrysanthèmes fanées avait été déposé.

___- Et maintenant ?
___- Lis l’inscription.

___Berelis scruta Weiss du regard quelques seconde puis commença à lire l’inscription sur la pierre tombale. A peine eu-t-il terminé la première phrase qu’il s’effondra, ses jambes ne supportant plus son propre poids. Sa vision se troubla. De chaudes larmes coulèrent le long de ses joues. Il avait la bouche ouverte mais aucun son n’en sortait.

___« Ci-git Hako Kuyen, né Hanakita »
___- Qu’est-ce que…
___- Cet endroit… est ton futur. Je ne devrais pas te montrer ceci, mais pour ce que tu dois accomplir, il le fallait.
___- Mais… Hako…
___- …est morte, oui. L’ironie de la situation c’est que, si elle est morte, c’est entièrement dû à toi.
___- Non… Je…
___- Initialement, elle devait vivre une longue et belle vie, se marier et avoir trois enfants, deux fils et une fille. Cependant, quelque chose à effacé cet avenir radieux.
___- Je… Ce n’est pas moi… Je ne l’ai pas…
___- Si. C’est ta faute. Tu es responsable de la mort de celle qui t’es cher. Ton existence a entrainé sa mort prématuré.
___- Non ! Je ne… Je ne l’ai pas… tué… Non…
___- Si. Tu l’as tué. Tu as tué Hako Hanakita. Tu es un meurtrier.
___-Non… Noon… Noooon ! Aaaaaaaaaaahh !!!

___Berelis poussa un cri déchirant tandis qu’il se vidait de toutes les larmes de son corps. Une énorme boule de feu apparu dans le ciel. Elle grandissait à mesure qu’elle approchait. Une deuxième apparu légèrement à sa gauche. Puis une autre sur la droite. Et encore une. Beaucoup d’autres apparurent encore. Leur vrombissement était assourdissant mais n’arrivait pourtant pas à couvrir les cris de désespoir de Berelis. Le premier météore toucha le sol, engendrant un immense mur de feu qui s’avança en ravageant tout sur son passage. Lorsque les flammes atteignirent les deux hommes, le monde disparu. Berelis était toujours à genoux, dévasté mais à nouveau silencieux. Weiss se tenait derrière lui, le visage impassible.

___- Ton existence va causer la mort de nombreuses personnes. Je peux t’aider à changer cela. Mais pour ce faire, tu devras obéir aveuglément au moindre de mes ordres.

___Le vieil homme commença à se désagréger en nombreux pétales blancs.

___- Une dernière chose, avant que je ne renvois ton esprit vers ton corps. Même si elle t’a dit de te méfier de moi, l’inverse est tout aussi. Elle t’a déjà mentit. Elle ne veut que t’utiliser pour arriver à son but. Tout comme moi, ne te fais pas d’illusion. De nous deux il n’y a ni bien ni mal, juste un objectif et des moyens de l’atteindre différent. Ne lui fait pas confiance. Elle t’a déjà trahi par le passé et elle n’hésitera pas à recommencer.

___L’homme disparu entièrement à la fin de sa phrase. Berelis était à nouveau seul. Il entendit alors la voix de Schwarz qui l’appelait. Il réapparut alors dans la poche d’air, au fond du lac de la bibliothèque étincelante. Instinctivement il reprit une grande bouffée d’air, comme si son corps avait été privé d’oxygène pendant plusieurs minutes.

___« Berelis ! Berelis, tu m’entends ?! Te revoilà enfin… Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Tu t’es effondré… Et… Ton cœur s’est arrêté… Je n’arrivais plus à atteindre ton esprit. Que… Tout va bien ? »
___- … pas tué…
___« Quoi ? Qu’est-ce que tu dis ? »
___- Je ne l’ai pas tué…
___« Hein ? Mais… De quoi tu parles ? »
___- Je ne l’ai pas tué ! Raaaaaahh !!!!

___Berelis se mit à nouveau à crier. Un vent violent s’éleva et l’entoura.

___ « Berelis ! Reprend-toi ! Il faut que tu te calmes ! Ce… Tout va s’effondrer si tu continues ! Je… Je peux t’aider ! Laisse-moi emprunter ton corps quelques instants, j’endormirais ton esprit et tu ne souffriras plus ! Alors ?! »
___- Raaaaaaaaaaaaaah !
___« Rah… Tant pis… Je prends ça pour un oui… De toute façon, si je ne fais rien, on y passe tous les deux. Excuse-moi. »

___Berelis se tut. Ses paupières s’alourdir puis il tomba à la renverse. Schwarz venait de verrouiller son esprit dans un état de sommeil profond.


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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Jeu 22 Mar - 2:45

Chapitre 42 – Remontée

___Assis dans un lieu sombre et vide, un petit garçon pleurait. La tête dans les bras, il s’excusait. Les mains pleines de sang, il criait. Des flashs lui revenaient. La tombe. Son ami. Les paroles de Weiss. Il souffrait. Une lueur blanchâtre apparue alors. Elle s’approcha de lui, prenant peu à peu apparence humaine. Berelis s’arrêta de pleurer. Il leva les yeux vers le visage rassurant qui se posait sur lui. L’obscurité autour de lui laissa place à une plaine herbeuse par une nuit d’orage. Berelis avait maintenant l’apparence d’un enfant de deux ou trois ans. Il avait deux grandes cicatrices dans le dos dont coulait de grande quantité de sang. L’herbe autour de lui était devenue rouge. La femme, portant une longue robe très décoré, passa ses bras autour de lui. Une lumière blanche s’échappa de ses mains et les cicatrices se refermèrent.

___- Ne t’inquiète pas. C’est terminé. Tout ira bien maintenant. Je suis désolé de t’avoir fait subir ça mais il le fallait pour pas qu’on te remarque ici… Je suis désolé… J’ai fait tout ce que j’ai pu… Je savais pourtant que cela allait arriver, mais je n’ai rien pu faire… Pardonne-moi…
___- M… Mam… ?
___La femme sourit puis une unique larme coula le long de sa joue glacée.
___- Je ne vais pas pouvoir rester avec toi Berelis. J’ai encore une dernière chose à terminer. Ta sœur s’occupera très bien de toi, pas vrai Haeliss ?

___Le petit garçon tourna la tête pour voir une fillette d’une douzaine d’années qui pleurait silencieusement. Un sourire triste apparu à nouveau sur le visage de la femme.

___- Pardonnez-moi mes enfants… Haeliss, emmène ton frère et pars, ne te retourne pas. Adieu… Je n’aurais regretté qu’une chose dans cette vie, ne pas pouvoir vous voir grandir… je vous aime.

___Un mince filet de sang s’écoula du front de la femme tandis que son sourire disparaissait.

*****
___- Non ! Mère !______

___Berelis revint à lui. Il était toujours au fond de l’île bibliothèque, dans la merveilleuse bibliothèque étincelante. Mais, chose étrange, il était solidement attaché à une chaise. Raito, assis un peu plus loin, l’observait, le regard plein de malice.

___- Qu’est-ce que… ?
___- Ah ! Berelis ! Te revoilà !
___- Que… Hein ?
___- Je me suis pas mal ennuyé pendant ton absence… Puis il a fallu que je trouve un justificatif valable…
___- Mais… Pourquoi je suis attaché ?
___- Oh, c’était simplement pour pas qu’elle fasse n’importe quoi…
___- Quoi ?
___- Hein ? Euh… Oups… Euh… Tu… Tu ne te souviens pas ? On était en train de jouer et puis… Enfin, ce n’est pas très important…

___Raito défit Berelis de ses liens puis l’aida à se relever.

___- Bon, j’ai trouvé ce que je cherchais. Et je crois que toi aussi non ? En tout cas, il… Euh… Bon, si on n’a plus rien à faire ici, ça ne te dirait pas de rentrer ?
___- Rentrer ? Et on fait ça comment ?
___- Suis-moi, après avoir trouvé ce que je cherchais, j’ai exploré un peu, j’ai trouvé un passage.
___- Ah… Bon… Si tu le dis…

___Berelis suivit Raito qui le mena derrière une cascade, où se trouvait une « sortie de secours ». Elle s’ouvrait sur une grande pièce cylindrique dont on ne voyait pas le plafond. Le long des murs, un escalier en spirale montait en se perdant dans les hauteurs infinies de l’endroit.

___- Tu… on va vraiment devoir monter tout ça ?
___- Eh, on les a bien descendus, faudra bien les remonter un jour… Et te plains pas, sans moi, je suis sûr que t’aurais jamais trouvé ce passage…
___- Mais on en a pour une éternité !
___- Oh, non, je ne pense pas… Quelques heures au plus, si on prend notre temps… Et puis je suis sûr qu’on n’aura pas besoin de tout monter…
___- Quoi ?
___- Bon aller, on y va !
___- Hein ? Mais, attend-moi !

___Berelis suivit son ami. Ils passèrent à côté de quelques étagères partiellement immergé, entre plusieurs arbres, et débouchèrent pour finir sur une grande cascade. Raito indiqua alors à Berelis un petit passage sur le côté qui menait derrière la cascade. Caché par les torrents se trouvait une porte en métal. La porte s’ouvrait sur une pièce circulaire constituée d’un unique escalier montant en spirale le long de ses murs et se perdant dans ses hauteurs. Berelis ouvrit de grands yeux ronds.

___- Eh, Raito, on va devoir monter tout ça ?
___- Ba on est bien descendu, donc j’imagine que oui… A moins que tu veuilles passer le restant de tes jours ici ? Y a de quoi tenir très longtemps et puis…
___- Oui, bon, ça va, j’ai compris… Tu me portes ?
___- Rêve…
___- J’aurais au moins essayé.

___Les deux garçons entamèrent alors leur ascension, gravissant les marches une à une. Plus ils montaient, plus le temps semblait ralentir. Après de longue minutes, Berelis s’assis, exténué.

___- Pfiou… Attend… Deux secondes… Faut qu’j’reprenne mon souffle…
___- Roh, allez ! J’aperçois quelque chose là-bas… Si ça se trouve c’est la sortie…
___- Et qu’est-ce que tu fais de ces centaines de mètres de vide qu’on voit encore au-dessus de nous ?
___- Ah, euh, c’est pas faux.
___- D’ailleurs, ça fait combien de temps qu’on monte ? On est encore loin à ton avis ?
___- Aucune idée. J’ai arrêté de compter une fois arrivé à plus de cinq cents marches. Bon, allez, debout, faudrait pas se mettre plus en retard que ça…
___- Hein ? En retard ? Pour quoi ?
___- Pour rien, pour rien…

___Berelis se releva avec l’aide de son ami puis ils gravirent quelques marches de plus avant d’être stoppé par deux imposantes plaques métalliques.

___- C’est quoi ça ? demanda Berelis.
___- Sais pas… Y a un bouton…

___Raito le pressa avant que Berelis ne puisse faire la moindre remarque. Ce dernier l’engueula alors pour des « prises de risques inconsidéré », qu’il aurait pu s’agir de piège ou autre. Mais tous deux se turent quand ils entendirent le bruit d’un gros objet qui se déplace.

___- Qu’est-ce que…

___Ding. Les deux plaques s’écartèrent.

___- Mais… C’est…
___- Un ascenseur ! Yahou ! Tu vois ? Je t’avais bien dis qu’on n’allait pas avoir besoin de tout remonter à pieds !

___Berelis fronça les sourcils puis ils prirent place dans l’ascenseur, appuyant sur le bouton menant à la sortie.

___- Eh bien, ce n’était pas de tout repos cette visite de la bibliothèque…
___- Dois-je te rappeler que…
___- Oui, je sais, je sais. C’est moi qui voulais venir, je n’ai pas le droit de me plaindre. Ça n’empêche que je ne pense pas revenir ici de sitôt…

___Berelis entendit Schwarz rire discrètement. Une sonnerie se fit entendre, l’ascenseur s’immobilisa et les portes s’ouvrirent. Raito se jeta dehors.

___- Bon eh bien, Bere, je te laisse retourner seul au dortoir… J’ai… Quelque chose à faire… C’est urgent… Salut !

___Raito disparut au loin avant même que Berelis n’ait pu faire la moindre remarque. Celui-ci fit alors lentement le tour du bâtiment, se dirigeant vers le pont reliant l’île bibliothèque au reste de Mahora. Il fut étonné de la lumière ambiante. Ce devait être le milieu d’après-midi, ils avaient donc passé la nuit au fond de cette bibliothèque. Il arriva au bout du pont quand apparu devant lui une jeune fille essoufflé, la tête baissé, au bord des larmes.

___- Hako ? Est-ce que ça va ?
___- T’étais où… ?
___- Hein ? Euh… Je…
___- Où est-ce que t’étais passé ?!

___La jeune fille s’effondra et se mit à pleurer à chaude larme. Berelis, ne comprenant pas ce qu’il se passait s’agenouilla à côté d’elle et, après quelques secondes d’hésitation, passa ses bras autour d’elle.

___- Là, là, je suis là… Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
___- Ce que… Snif… Ce qu’il m’arrive ? Snif… Tu as disparus… Pendant une semaine… Snif…
___- Une semaine ? Qu’est-ce que tu racontes… On s’est vu hier, tu m’as même proposé de… Attend une seconde, on est quel jour, là ?
___- V… Vendredi… Pourquoi ?

___Berelis se souvint être descendu dans la bibliothèque un vendredi soir. Ils étaient maintenant un vendredi après-midi. Il réalisa alors que Raito et lui n’avaient pas passé une nuit mais toute une semaine dans les profondeurs de l’île bibliothèque. Pourtant, il n’avait aucun souvenir d’avoir passé 7 jours sous terre. Hako sortit un petit paquet de sa poche.

___- Au début, je ne me suis pas inquiété… Snif… On ne se croise pas trop en dehors des weekends… Et puis… Snif… Hier… Hier, je t’ai cherché partout… Je voulais te donner des chocolats… Snif… pour la Saint Valentin… Mais t’étais nulle part… Puis j’ai entendu les professeurs dire qu’ils ne t’avaient pas vu depuis vendredi dernier… Je…

___Hako s’étouffa dans ses sanglots. Berelis resserra très légèrement son étreinte et pris les chocolats que lui avait fait Hako.

___- Ne t’inquiète pas, je ne partirais plus. Pas sans te dire où je vais en tout cas… Et ça me fait très plaisir ces chocolats, je suis sûr qu’ils sont très bon.
___- Tu… C’est vrai ?
___- Bien sûr.

___Hako se mit à pleurer de plus belle. Après quelques minutes, elle reprit son calme et Berelis la raccompagna jusqu’à son dortoir. Berelis regagna ensuite le sien, où Raito l’attendait déjà. Il lui expliqua qu’il avait arrangé leur absence avec le directeur, mais qu’ils allaient tout de même devoir rattraper leurs cours.


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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Mar 3 Avr - 0:50

Chapitre 43 – Vérité Masquée

___C’était une nuit d’orage. Une nuit en apparence tout ordinaire si ce n’est que le ciel avait revêtit son habit écarlate. A cette heure, nombreuses étaient les âmes endormies. Le jeune Kuyen, une jambe dépassant de sous sa couette, rêvait de paysage enchanteur, mêlant souvenir oublié et imaginaire fertile. Son camarade de chambre, Raito, avait des pensées légèrement moins… « pures »… Dans les autres chambres, le silence régnait aussi. Si on changeait de dortoir, le constat était le même. A une exception près. Refermant délicatement et sans bruit de sa chambre, une jeune fille encapuchonnée se dirigeait vers l’extérieur du bâtiment. Arrivé au rez-de-chaussée, elle se dirigea vers la porte d’entrée. En l’ouvrant, le vent s’engouffra dans le hall en faisant tomber sa capuche dévoilant ses longs cheveux bruns bouclés. Elle poussa un petit cri de surprise. Une lampe torche l’éblouit.

___- Eh ! Vous là-bas ! Retournez dans votre chambre !

___Des bruits de pas se rapprochèrent. La jeune fille fouilla frénétiquement dans ses poches puis se saisit d’un petit flacon.

___- Mais vous… Vous êtes la fille du professeur Hanakita ?

___Hako déboucha le flacon et souffla l’étrange fumé bleu qui s’en dégageait en direction du gardien. Celui-ci s’endormit immédiatement. Elle remit sa capuche puis sortit, en prenant soit de bien refermer la porte derrière elle. Le vent était fort, elle avait des difficultés à avancer. De temps à autres elle jetait de furtifs regards derrière elle, pour vérifier qu’elle n’était pas suivit. Elle approchait du dortoir des garçons du collège. Elle s’appuya sur un arbre pour reprendre son souffle, épuiser après avoir lutté contre le vent. Une soudaine intuition s’empara d’elle et elle s’éloigna de l’arbre d’un bond. La seconde d’après, le tronc glissait et tombait au sol, coupé net en deux. Apparu derrière les restes de l’arbre un garçon portant un masque entièrement blanc et tenant dans ses mains une longue faux d’un noir d’encre.

___- Hako… Hako… Hako… Que fais-tu ici ?
___- Que… Qui êtes-vous ?

___La jeune fille fit sortir de ses manches une dague courte.

___- Enfin, je sais déjà ce que tu es venu faire ici… Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est « pourquoi » tu es là…

___Hako fronça les sourcils et se mordit la lèvre.

___- Si vous savez pourquoi je suis là, laissez-moi passer !
___- Hélas, cela m’est impossible. La première raison concerne celui que tu es venu voir, Berelis Kuyen. Il n’est pas encore prêt à entendre tout cela. S’il venait à se questionner sur ses origines, cela mettrait en péril « ses plans ».

___Le garçon disparut. Hako le chercha des yeux quelques instants puis il réapparut soudainement, à quelques centimètres de son visage. La jeune fille recula par bond de quelques mètres.

___- Bien entendu, si ce n’est pas ce que tu es venu lui dire, alors rien ne m’empêche de te laisser passer… Si tu veux juste lui raconter ton histoire, lui révéler l’existence de la magie ou autre chose, tant que tu n’aborde pas le sujet de son passé, tout ira bien…

___Une goutte de sueur coula le long du front de la jeune fille.

___- Eheh… J… Justement, je voulais juste lui parler de moi…

___Le garçon disparut à nouveau puis la seconde d’après il se tenait derrière Hako, la lame de sa faux faisant perler une goutte de sang le long de son cou.

___- Mais tous deux savons que ce n’est pas le but de ta présence ici.

___Il éloigna la lame de la gorge de la jeune fille et se mit à marcher en rond autour d’elle.

___- La seconde raison, eh bien, tu sembles l’avoir oublié.
___- De quoi parlez-vous ?
___- De quoi ? Eh bien, de ton père. S’il vit encore, c’est seulement parce qu’il l’autorise. Dois-je te rappeler qu’il serait mort il y a bien longtemps sans « lui » ? Si « il » n’avait pas arrêté son temps, ton père aurait rejoint ta mère depuis bien longtemps… Souhaites-tu que vous la rejoignez tous les deux ?
___- Et pourquoi je devrais attendre ?! Il a le droit de savoir !
___- Certes. Mais pour l’instant, son ignorance est plus utile que sa connaissance. Retourne te coucher maintenant, ou je ne te garantis pas que j’arrive encore à me contrôler encore longtemps…
___- …
___- Ne t’inquiète pas, tu seras la première informé quand le moment sera venu. Regagne ton lit maintenant.

___Hako s’exécuta, bien que particulièrement réticente. Lorsque le garçon masqué fut sûr qu’elle eut regagné, il se dirigea lui-même vers le dortoir des garçons.

___- Abeat…

___La faux dans sa main disparu dans une carte qu’il rangea dans sa poche. Il entra dans le bâtiment, monta l’escalier et entra dans la chambre de Berelis. Il enleva son masque et observa quelques instants le garçon endormis, avant de rejoindre son lit, de l’autre côté de la pièce.
********
___Le lendemain matin, Hako se leva tôt pour retrouver Berelis devant son dortoir. Quand elle arriva, elle remarqua que l’arbre coupé dans la nuit avait retrouvé son état précédent. Après de longues minutes d’attentes et le passage de nombreux élèves, l’heure de début des cours était proche et elle était seule. Un battement d’ailes attira son attention. Xiphen atterrit puis pris apparence humaine.

___- Bonjour Hako.
___- Xiphen ? Mais tu es folle ! On aurait pu te voir… Si Berelis te…
___- Ne t’inquiètes pas pour ça, il n’y a plus personnes ici…
___- Comment ça ?
___- Berelis et Raito son sortit il y a quelques minutes, par une porte arrière…
___- Quoi ? Mais…
___- Dis-moi Hako, que sais-tu de Raito ?
___- Hein ? Euh, pas grand-chose… Il s’amuse parfois à embêter les filles mais à part ça…
___- Il n’y a vraiment rien ?
___- Non, je ne vois pas… Pourquoi ?
___- Pour rien, je dois me faire des idées… Puis-je te demander de tout de même garder un œil sur lui ?
___- Bien sûr mais… Je ne lui parle jamais…
___- Surveille-le juste de loin, et rapporte-moi tout ce qui pourrait te sembler louche, c’est tout ce que je te demande. Merci. Sur ce, tu devais te dépêcher d’aller en cours, il ne te reste plus beaucoup de temps…
___- Hein ? Euh… Ah oui ! Mince ! Merci Xiphen, à plus !

___Hako partit en courant, saluant Xiphen en même temps. Cette dernière repris son apparence d’oiseau et s’envola en direction de la forêt.


Dernière édition par Berelis le Mar 1 Mai - 0:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Mar 1 Mai - 19:40

Chapitre 44 – La tristesse des fleurs

___Ce matin-là, Berelis fut réveillé par Xiphen qui frappait à sa fenêtre. Les rayons du soleil levant inondaient la pièce d’une chaleur bienveillante. Berelis se leva et ouvrit la fenêtre. Une brise rafraichissante accompagna l’oiseau tandis qu’il traversait la pièce pour se poser au-dessus du lit de son maître. Il tenait dans son bec une brindille sur laquelle se trouvait une fleur aux pétales roses, une fleur de cerisier. Le garçon sourit en caressant la tête de son oiseau.

___- C’est aujourd’hui…

___Berelis regarda de l’autre côté de la chambre. Raito était déjà partit, il avait laissé un mot précisant qu’ils se retrouveraient comme prévu devant les cerisiers en fleurs pour le déjeuner. Le jeune garçon s’habilla en vitesse, pris un sac posé au pied de son lit puis sortit de sa chambre, accompagné de son oiseau, après avoir fermé la porte. Dehors, une petite bourrasque lui ébouriffa les cheveux. En ce dernier jour de mars, les rues étaient étonnamment vivante pour un dimanche matin. Bien sûr cela s’expliquait facilement. Nombreux étaient ceux qui voulaient voir fleurir les cerisiers sous leurs yeux. Berelis jeta un coup d’œil à l’horloge qui se trouvait au-dessus du dortoir. Neuf heure, il avait encore pas mal de temps devant lui. Il s’éloigna du cœur de Mahora, grouillant de monde, pour trouver un coin tranquille au bord de l’eau, avec une splendide vue sur l’île bibliothèque. Quelques élèves se baignaient dans l’eau claire du lac, mais elle était un peu trop froide au goût de Berelis. Il enleva tout de même ses chaussures pour faire quelques pas dans l’eau, Xiphen en profitant pour se baigner complètement et arroser de temps en temps son jeune maître. Au bout d’une dizaine de minutes, le garçon alla s’allonger dans l’herbe. Il fut rejoint presque immédiatement par son oiseau qui se blottit contre lui, sous son bras. Berelis passa deux heures ainsi, souriant, à observer les quelques nuages qui tachetaient l’immense étendue bleue au-dessus de lui. Il avait encore du temps devant lui mais il décida de se diriger lentement vers son lieu de rendez-vous. Plus il se rapprochait des rues principales, plus il croisait d’élèves qui couraient dans tous les sens. Lorsqu’il arriva dans la rue du rendez-vous, il fut surpris de voir que Selek et sa sœur était déjà là, lui faisant de grand signe.

___- Ah, Berelis, te voilà !
___- Salut Selek, salut Lina. Que se passe-t-il ?
___- Eh bien, en fait, le coin qu’on a repéré est déjà pris…
___- Hein ?
___- C’est dommage en plus… On m’avait assuré que la fille de l’arbre ne pique-niquait pas loin… J’avais tellement envie de la rencontrer après avoir entendu tant d’histoire sur elle… Enfin bref, je te propose d’attendre les autres, puis on ira chercher une place un peu plus loin, ok ?
___- J’imagine qu’on n’a pas trop le choix de toute façon…
___- En effet…

___Hako arriva pile à l’heure. On lui expliqua la situation et celle-ci indiqua connaître un endroit plein de cerisier, à l’orée de la forêt bordant Mahora, où personne n’allait jamais. Le groupe accepta alors de s’y rendre dès que Raito arriverait. Celui-ci apparu presque une demi-heure plus tard. Lorsqu’ils se mirent en mouvement, Raito commença à se plaindre qu’il n’aurait aucune proie s’ils étaient seuls dans la forêt, avant de se prendre un violent coup sur la tête donné par un Berelis quelque peu exaspéré de son attitude envers les jeunes filles de l’école. Ils suivirent un petit sentier de terre qui débouchait sur une clairière herbeuse entouré de cerisier. Malheureusement, les bourgeons à leurs branches étaient encore tous clos. Contrairement à ce à quoi ils s’étaient attendus, une personne se trouvait déjà là.

___- Midori ? questionna Berelis.

___La jeune fille susnommée sursauta puis se retourna pour découvrir la petite troupe menée par le jeune garçon. Devant l’air surpris de ses amis, le garçon expliqua brièvement comment ils s’étaient rencontrés. Il fut au passage découvert que Midori et Hako se connaissait déjà depuis longtemps. Sans que Midori ne puisse dire quoi que ce soit, il fut décidé à l’unanimité qu’elle prendrait aussi part à leur petit pique-nique. Ils s’assirent en cercle dans l’herbe et déballèrent la nourriture qu’ils avaient amenée. Xiphen, au centre du cercle, faisait le tour des assiettes pour récupérer les miettes. Les discussions tournaient principalement autour de l’année passée et sur la nouvelle année qui allait débuter dans quelques jours. Xiphen piailla soudainement pour attirer l’attention et indiqua un des cerisiers qui les entouraient. Sur une des branches, un des bourgeons avait éclos. Puis un autre. Et encore un autre. Tous les bourgeons s’ouvraient les uns après les autres. Le vert devenait rose. Les yeux de chacun pétillaient devant ce spectacle. Hako se leva et s’éloigna du groupe. Berelis la rejoint juste après.

___- Eh, qu’est-ce qu’il y a ?

___Hako souriait mais de fine larme coulait le long de ses joues.

___- Oh, excuse-moi… Tout va bien… C’est juste quelques souvenirs de ma mère qui me sont revenu…

___Berelis sourit à son tour puis pris la jeune fille dans ses bras, posant sa tête sur ses épaules.

___- Tu n’as pas besoin de te cacher pour pleurer. On t’aime tel que tu es. Surtout moi.

___Hako acquiesça mais les larmes coulèrent de plus belle, son sourire encore plus grand, tandis qu’elle se blottissait un peu plus contre Berelis. Le vent se leva. Les pétales emportés se mirent à virevolter autour d’eux. Les reflets de la lumière et les pétales donnait l’impression que grande paire d’ailes était apparue et s’enroulait autour des deux amoureux, les protégeant et les rassemblant. Raito se jeta alors sur eux, brisant le spectacle de lumière.

___- Eh ! Moi aussi je veux un câlin ! Venez aussi vous autres !

___Berelis, d’abord énervé par l’attitude de Raito, reprit son sourire quand il revint avec Selek, Lina et Midori, tous s’étreignant amicalement. A quelques dizaine de mètres de là, debout sur la cime d’un arbre, Weiss buvait un thé. Un pétale rose emportée par le vent atterris dans sa tasse.

___- Belle rose à la beauté sans pareille, qu’adviendra-t-il de toi à son réveil ? Tes épines risquent de le blesser, comment pourras-tu le supporter ? Lui, que tu avais perdu de vue, crois-tu qu’il l’aurait entendu ? Car la vérité est souvent bien malheureuse… L’aimer ne t’en rendra pourtant pas plus joyeuse…

___Une silhouette encapuchonnée apparue derrière lui. Une voix féminine s’exprima alors.

___- Vous m’avez appelez, maître ?

___Weiss avala une nouvelle gorgé et continua de regarder le petit groupe dansant joyeusement dans la clairière.

___- Dis-moi belle fleur, connais-tu la peur ? Dommage, tu as bien tort… Elle t’éviterait la mort…

___Il prit une dernière gorgée puis fit disparaitre la tasse. Il se retourna alors vers la femme à ses côtés qui attendaient des instructions, affichant un sourire factice.

___- Je t’ais déjà dis de ne pas m’appeler ainsi.
___- Excusez-moi.
___- Je lui avais laissé du temps. J’avais envie de voir jusqu’où elle pouvait aller. Même si j’en connaissais déjà la réponse. Cependant, en un an, « Schwarz » n’a toujours pas accompli son but… Maintenant, je ne lui laisserais plus aucune marge de manœuvre. Le garçon ouvrira bientôt la boite, libérant tous les maux. Fais en sortes que tout soit prêt d’ici son arrivé. Et sois discrète, personne ne doit savoir que tu travailles pour moi au sein de l’organisation.
___- Bien.

___La femme disparue. Weiss se retourna à nouveau et fixa Berelis.

___- Y trouveras-tu l’espoir ?

___Une cloche sonna, une nuée d’oiseau s’envola. Berelis ressenti une étrange sensation, il leva la tête en direction de l’endroit où Weiss était quelques seconde auparavant, mais celui-ci avait déjà disparu.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Dim 10 Juin - 23:14

Chapitre 45 – Je suis moi

___Berelis s’affala sur son lit. Il venait d’avoir une journée de cours éprouvante. Raito posa son sac à côté de son lit puis ouvrit un placard.

___- Ah, tiens… Je pensais qu’il en restait…
___- De quoi ?
___- Du gâteau, celui qu’Hako t’as fait la semaine dernière, pour fêter notre entrée en deuxième année.
___- Ah ça, j’l’ai fini hier soir, pendant que je révisais.
___- T’aurais pu m’en laisser un bout quand même…
___- Eh, ce n’est pas pour toi qu’elle l’a fait. Et là, tu allais bien en piquer un morceau sans me le dire. Tu n’as donc que ce que tu mérites.

___Un sourire victorieux éclaira le visage de Berelis, tandis que Raito faisait la moue. Il referma le placard dans un soupir et renfila sa veste.

___- Bon, j’vais faire un tour à la boulangerie, j’ai faim.
___- Ramène-moi un truc.
___- Compte là-dessus.

___Il sortit en claquant la porte. Berelis, content de lui, ferma les yeux et étendit ses bras sur son lit. Il s’endormit rapidement mais fut réveillé un peu moins d’une heure plus tard. Quelqu’un frappait à sa porte.

___- Entrez, c’est ouvert…

___La porte ne s’ouvrit pas. La personne derrière frappa à nouveau. Berelis se redressa puis alla lui-même ouvrir la porte. Devant celle-ci se trouvait un homme d’une trentaine d’année, cheveux châtain noué en une queue de cheval, yeux noir, peau légèrement bronzée, jean noir et chemise blanche. L’homme avait l’air extrêmement joyeux.

___- Euh… Oui ?
___- Hum… Berelis Kuyen ?
___- Oui, c’est moi. Qu’est-ce qu’il y a ? Qui êtes-vous ? Je ne vous ais jamais vu ici, vous êtes un professeur ?
___- Pas vraiment, non. J’aurais quelques questions à vous poser…
___- Ah ? Euh, ba, je vous écoute.
___- Pas ici. Pourriez-vous me suivre ?
___- Pourquoi faire ? Vous ne pouvez pas juste…
___- Ne rendez pas les choses plus difficiles.

___Le garçon eut le souffle coupé par un violent coup de poing dans le ventre. Et tandis que sa vision se troublait et qu’il sombrait dans le coma, il sentit qu’on lui enfilait un sac sur la tête. Lorsqu’il reprit connaissance, il était assis sur une chaise en acier, éclairé par une unique ampoule suspendue au plafond, le reste de la pièce étant dans le noir complet. En essayant de se lever, il se rendit compte qu’il était attaché à la chaise, celle-ci solidement fixée au sol. Une porte s’ouvrit derrière lui mais il n’arrivait pas à suffisamment tourner la tête pour voir de quoi il s’agissait.

___- Merci, je m’occupe de tout, vous pouvez nous laisser.

___C’était la voix de l’homme qui était venu le chercher dans sa chambre.

___- Si vous le permettez, monsieur, je préfèrerais que…
___- J’ai dit que ça irait. Vous êtes un soldat, non ? Vous êtes là pour faire ce qu’on vous dit, alors laissez-moi seul avec lui. Si ça peut vous rassurer, reverrouillez la porte une fois fermé.
___- B… Bien monsieur.

___La porte se ferma. Un cliquetis métallique indiqua que celle-ci était à nouveau verrouillée. Des bruits de pas s’approchèrent alors et l’homme entra dans le champ de vision de Berelis. Il avait toujours le même sourire joyeux.

___- Rebonjour ! J’espère que le transport n’a pas été trop génant. Enfin, tu dormais donc ça devrait être passé sans problème. Alors, comment te sens-tu ?
___- Qui êtes-vous ?! Qu’est-ce que je fais ici ?! Détachez-moi !
___- Houlà, doucement… Du calme, du calme… Premièrement, ici, c’est moi qui pose les questions. Mais tu as raison, me présenter est la moindre des politesses.

___L’homme exécuta alors une courbette et s’agenouilla devant Berelis.

___- Je me nomme Cerlesis Beryas, sous-lieutenant du groupe Tartarus. Mais appelle-moi Cerbère.

___Un frisson parcouru le jeune garçon.

___- Pourquoi suis-je enfermé ici ?
___- Hep, c’est moi qui pose les questions ici… Déjà, sache que je ne te veux aucun mal. Si tu me promets de ne rien tenter de dangereux, je peux même te détacher.

___Berelis soupesa la question puis acquiesça lentement.

___- Bien, très bien.

___L’homme défit les cordes des poignets de Berelis puis sortit une chaise des ténèbres de la pièce et s’assit en face de lui.

___- Hum… Dis-moi… Qui es-tu ?
___- Hein ? Vous le savez déjà ! Je m’appelle Berelis Kuyen.
___- Non, ce n’est pas ce que je veux savoir… Laisse-moi reformuler… Qu’es-tu ?
___- Ce que je suis ? Je… Je suis moi. Qu’est-ce que vous voulez ?!
___- Hum… C’est quand même étrange… Tu as l’air si humain…
___- Hein ? Je suis humain ! Qu’est-ce que ça veut dire ?
___- Tu n’es pas une machine, sinon la sécurité à l’entrée t’aurait détruit… Ils auraient déjà réussi à maitriser une telle technologie ? Impossible…
___- Quelle technologie ?
___- Pourtant nos espions nous ont affirmé qu’ils n’arrivaient pas à atteindre un stade viable plus de deux semaines…
___- De quoi parlez-vous ?

___L’homme se leva à nouveau et apporta une table qu’il plaça entre lui et Berelis. Il y déposa ensuite quelques photos. Toutes ces photos représentaient une seule et même personne.

___- Dis-moi, « Berelis », reconnais-tu cette personne ?
___- C’est… moi ? Mais… Je ne me souviens pas de tous ces endroits… Je…
___- En effet, tu as beau lui ressembler comme deux gouttes d’eau, ce n’est pas toi. Ces photos sont datées d’il y a une cinquantaine d’année. En voici quelques-unes plus récentes.

___Il déposa une autre photo représentant toujours la même personne. Sur celle-ci, il semblait avoir une vingtaine d’année et portait une blouse blanche. Il affichait un visage sérieux sur lequel se trouvait une paire de lunette de protection. Il tenait sous son bras une pochette noire. Appuyé sur son épaule se tenait un autre homme, lui aussi en blouse. Ce second homme avait la peau blanche, des cheveux bruns en bataille et de beaux yeux fins bleus. Derrière eux on pouvait distinguer une grande structure mécanique dont semblait sortir de nombreux câbles. Cerlesis fouilla à nouveau dans sa poche et sortit une seconde photo. L’homme représenté, toujours le même, approchait cette fois de la cinquantaine d’année, allongée dans un lit d’hôpital, de nombreux appareil le maintenant en vie.

___- C’est la photo la plus récente, mais aussi la dernière qu’on ait de lui. Elle date d’il y a une dizaine d’année.

___Berelis ne comprenait pas comment de telle photo pouvait exister. Cette homme qu’on y voyait, c’était lui, ils se ressemblaient trop pour que ce ne soit pas le cas, mais en même temps Berelis était certains qu’il s’agissait de quelqu’un d’autre.

___- Qu… Qui est-ce ?

___Le sourire de Cerlesis s’élargit.

___- Tu ne le sais pas ? Amusant. Cet homme… Il s’appelait Berelis Kurose. Le même prénom que toi. C’est lui qui a créé notre groupe, il y a une vingtaine d’année. Il a été et restera mon seul et unique maître. Il est mort quelques jours après cette photo.
___- Qu’est-ce que ça veut dire ? Il est m…
___- La ressemblance est frappante, n’est-ce pas ? On pourrait penser que vous êtes parents. Cependant, il n’a jamais eu d’enfants. Maintenant que l’ordre des choses a été rétablit, j’aimerais que tu me dises, « Berelis », qu’est-ce que tu es ?

___Une explosion se fit entendre au loin et la porte s’ouvrit brusquement. Le sourire de Cerlesis disparut immédiatement et ses sourcils se froncèrent.

___- Qu’est-ce qu’il y a encore ?
___- Monsieur, ils nous ont trouvé, il faut partir, nous n’avons plus beaucoup de t… Arg…

___Une lame ensanglantée venait de sortir du torse du soldat. La lame disparut et il s’effondra au sol, dans une immense flaque de sang. Là où il se tenait auparavant se trouvait maintenant une jeune fille vêtu d’un manteau noir à capuche cachant son visage. Dans ses mains se trouvait une courte lame ensanglantée. Elle se jeta alors sur Cerlesis mais il esquiva sans problème d’un simple bond en arrière. La jeune fille se plaça alors entre lui et Berelis, sa lame pointée vers l’homme.

___- Cerbère… J’aurais dû deviner que c’était toi ! C’est terminé !
___- Terminé? Mais ça ne fait que commencer ma chère. Passe le bonjour à Kishima de ma part.
___- Attend !

___La jeune fille envoya une boule de feu en avant. Trop tard. Cerlesis s’était littéralement vaporiser. Dans la pièce ne se trouvait plus que Berelis et la jeune fille. Elle se redressa et se détendit. Quand elle se retourna et baissa sa capuche, Berelis pu enfin voir son visage. Long cheveux noir et yeux d’ébènes sur une peau de neige. Il avait déjà vu cette jeune fille, deux fois. La première fois à la sortie d’une bibliothèque, la seconde en montant dans un avion. Mais il ne se souvenait pas de leur première rencontre.

___- Ça va ? Tu te sens comment ?
___- Que… Je me souviens de toi…

___Une lueur d’espoir s’alluma dans le regard de la jeune fille mais s’éteint immédiatement quand le garçon eu terminé sa phrase.

___- Je t’ai vu à l’aéroport, non ?
___- Pfff… Oui… C’est bien ça… Dommage…
___- Qu’est-ce…

___Un homme entra à son tour dans la pièce.

___- Eh bien, Raven, ici aussi tu as fait un sacré carnage…
___- Tais-toi Kazuki ! J’étais obligé pour arriver ici au plus vite. Et je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça !

___Kazuki était un homme de taille moyenne, particulièrement efféminé, d’environ vingt-cinq ans. Il portait sur lui un long manteau de fourrure blanc, bien qu’il ne fasse pas particulièrement froid. Ces cheveux étaient blond, noué en une longue natte. Il avait un bandeau qui lui cachait son œil gauche, mais on pouvait en voir dépasser une cicatrice. Son unique œil valide était rouge.

___- Que… Qu’est-ce que ça veut dire ? Où suis-je ?! Qui êtes-vous ?!
___- Hum ? Eh, Raven, tu ne veux t’occuper de lui ? Il y en a quelques-uns qui traînent encore, je dois finir de faire le ménage.
___- Qu’est-ce que je peux lui dire ?
___- Oh, ce que tu veux, on lui effacera la mémoire après.
___- Hein ?!
___- D’accord. Fais attention à toi.
___- Tu me connais.
___- Justement.

___Berelis regarda successivement Raven et Kazuki. Ce dernier sortit de la pièce. Raven se pencha alors sur Berelis et commença à l’examiner.

___- Je m’appelle Hoshizumi Mie, mais tout le monde m’appelle Raven. Je… Je fais partit d’un groupe de personne agissant au niveau mondial. Notre but, de façon général, est d’observer, sélectionner, protéger, aider et défendre. Ce ne serait que perte de temps que je t’en dise plus étant donné que tu auras tout oublié d’ici quelques minutes…
___- Hein ? Que…
___- Procédure habituelle… Les civils ne sont pas censés connaitre notre existence.

___La voix de la jeune fille tremblait légèrement, comme si elle regrettait déjà ce qu’elle allait devoir faire.

___- Qu’est-ce que ça veut dire ? Et cet homme, Cerlesis, qui est-ce ? Pourquoi il m’en voulait ? Et ces photos ?

___Raven jeta un coup d’œil à la table. Une ombre traversa son visage puis elle glissa les photos dans sa poche.

___- Cerbère ? C’est un des dirigeants de Tartarus, un de nos principaux ennemis, pour faire simple.

___Lorsqu’elle eut fini d’examiner Berelis, elle se redressa et posa une main sur son crâne. Une petite larme coula le long de sa joue.

___- Excuse-moi maintenant. Il aurait pu en être tout autrement si tu nous avais rejoints la première fois. Mais puisque tu as tout oublié de notre première rencontre… Oublie à nouveau… Pardonne-moi.

___Une forte lumière blanche s’échappa de sa main. Berelis eut l’impression qu’on lui écrasait la tête. Il se mit à hurler de douleur.

« Je ne ferais pas ça à votre place, jeune fille… J’ai besoin de lui au maximum de ses capacités… »
___Lorsque la douleur s’évanouit et qu’il put enfin rouvrir les yeux, Raven se tenait toujours devant lui, le visage triste.

___- Comment vous sentez-vous ? On vous a trouvé évanouit dans la rue alors on vous a fait monter ici pour…
___- Hein ? Quoi ? Qu’est-ce que vous racontez ? Vous n’avez toujours pas répondu à mes questions ! Et qu’est-ce que vous m’avez fait ? Ca fait super mal !

___La jeune fille recula, surprise par cette réaction. Kazuki entra à nouveau dans la pièce.

___- Alors, Raven ? C’est bon, on peut y aller ?
___- On a un problème…
___- Quoi ? Quel genre de problème ?
___- Ca n’a pas marché…
___- Quoi donc ?
___- Je n’ai pas réussi à lui effacer la mémoire…
___- Hein ?

___L’homme s’approcha et se pencha en avant pour l’examiner à son tour. Après une minute de silence, il se redressa en soupirant.

___- Bon, j’imagine qu’on n’a pas le choix, on va l’emmener.
___- Hein ? M’emmener ? Où ça ?
___- A Pandora.


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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Lun 11 Juin - 1:32

Chapitre 46 - Pandora

___La voiture s’arrêta devant un immense building. Kazuki en sortit le premier et se dirigea en sautillant vers l’entrée du bâtiment. Mie le suivit de près avant de se rendre compte que Berelis était toujours dans la voiture. Elle fit demi-tour et se pencha vers lui.

___- Eh bien ? Tu ne sors pas ?
___- Où… Où sommes-nous ?
___- Hum ? Nous sommes à Tokyo, quelle question. Plus précisément, ce bâtiment que tu vois ici est le quartier général de la branche japonaise de Pandora. C’est là qu’on va.
___- Et pourquoi je devrais vous suivre ?
___- Disons que tu n’as pas vraiment le choix et que j’aimerais éviter d’employer la force.
___- Super, je passe d’un taré à un autre…
___- Hum ? Qu’est-ce que tu as dit ?
___- Rien, rien. Bon, puisque je n’ai pas le choix…

___Berelis sortit de la voiture et se dirigea vers Kazuki qui tenait la porte d’entrée. La hall était immense mais aussi particulièrement vide. Un long tapis traversait la pièce en son milieu, reliant la porte à un petit bureau circulaire faisant office d’accueil. De chaque côté du tapis étaient disposé des pots de fleurs. De grande poutre en pierre blanche soutenait le plafond. Un imposant lustre en cristal étant suspendu au milieu de celui-ci. Une jeune femme pianotait sur son ordinateur derrière le bureau circulaire. Lorsqu’elle remarqua que la porte était ouverte, elle leva le regard en direction des arrivants.

___- Ah, Kazuki, Mie, déjà de retour ? Et, qui est cette personne avec vous ?
___- Ma douce Tsukiko, ne te préoccupe pas de ce malfrat, si je suis revenu ce n’est que pour ton…

___Kazuki s’effondra au sol dans une mare de sang, une épée planté dans le crane. Berelis regarda successivement Le mort et la personne qui venait de jeter l’épée, Mie. Celle-ci se saisit de son collègue et le traina alors vers l’ascenseur le plus proche, signalant à Berelis de les suivre.

___- Tsukiko, on monte voir le patron.
___- Euh, je crois qu’il est en réunion…
___- Dis-lui que c’est important.
___- Mais…
___- Très important !
___- D… D’accord.

___Les portes se refermèrent et l’engin se mit en mouvement.

___- Euh… Vous êtes sûr que vous ne l’avez pas tué ?
___- Mort ? Moi ? Ahah ! Il m’en faut bien plus !

___Kazuki se releva soudainement, avec un air triomphant, mais une grande quantité de sang continuait de couler de la plaie sur son crâne.

___- Mince, j’ai pas frappé assez fort…
___- Eheh, moi aussi je t’aime Raven.

___Kazuki se jeta alors sur la jeune fille pour essayer de l’embrasser.

___- Ne… NE ME TOUCHE PAS ! SALE PERVERS !
___- Allez ! Un petit bisou de rien du t…

___BANG. Kazuki tomba à nouveau au sol, mais cette fois ce n’était pas dû à un coup d’épée. Raven tenait de son bras tremblant un revolver encore fumant. Le sol de l’ascenseur était maintenant entièrement rouge. Une sonnerie retentit et les portes s’ouvrir. Un peu du sang de l’ascenseur s’écoula sur la moquette grise de la pièce.

___- Kazuki, Mie, je vous ai déjà dit de ne pas tacher mon tapis.
___- C’est pas ma faute, vous n’aviez qu’à me choisir un autre partenaire que ce pervers.
___- Tu sais très bien que c’est le seul qui peut être avec toi, tu as déjà tué tous tes anciens coéquipiers.
___- Hum… C’est leur faute aussi… Ils étaient à chaque fois dans le chemin.
___- Bon, ça suffit. Kazuki, relevé vous et arrêtez de faire le pitre !
___- Ouiiii !

___L’homme qui avait l’air mort quelque secondes auparavant se releva sans aucunes difficultés et alla prendre place en sautillant sur un des fauteuils. Mie en fit de même, sans les sauts. Les murs blanc de la pièce était couvert de portrait. A l’opposé de l’ascenseur se trouvait un petit bureau, derrière lequel se tenait debout un homme, observant la ville au travers de la baie vitré. Il ne s’était pas tourné une seconde quand ils étaient arrivés.

___- Bon, que voulez-vous ? J’espère que c’est important, j’étais en pleine discussion avec les dirigeants des branches américaines et européenne.
___- Regardez par vous-même.

___L’homme se retourna.

___- Qu’est-ce que… ? Que fait un civil ici ? Et lui en particulier ?
___- Ba, après l’opération de sauvetage que vous aviez lancé, on allait lui effacer la mémoire…
___- Mais ça n’a pas marché, donc on l’a amené ici.
___- Quoi ? Comment ça, ça n’a pas marché ?
___- J’ai essayé, mais rien à faire, il se souvient toujours de ce qu’il s’est passé. Ça pourrait être problématique.
___- Hum… Oui, en effet… A moins que… Ce pourrait aussi être l’opportunité parfaite…

___L’homme s’approcha de Berelis qui put enfin voir clairement son visage.

___- Eh, je vous reconnais !
___- Pardon ?!
___- Oui, c’était vous sur les photos, en blouse, avec celui qui me ressemble.
___- Hein ?
___- Monsieur, tenez.

___Raven tendit les photos à son patron qui les prit et les examina un cours instant.

___- Ah, quoique, non. Les photos sont trop vieille… Ça devait être votre père…

___L’homme sourit puis rangea les photos dans la poche de sa veste.

___- C’est vrai que tu lui ressemble… Bien, puisque nous ne pouvons plus faire autrement, autant y aller à fond. Bonjour Berelis. Je m’appelle Kishima Ganta. C’est moi qui dirige cet endroit, la branche japonaise de Pandora. Veux-tu nous rejoindre ?
___- Hein ?

___Kazuki éclata de rire et Mie se rapprocha.

___- Euh, monsieur, vous y allez peut-être un peu trop fort…
___- Ah, tu trouves ?
___- Oui, un peu…
___- Bon, recommençons. Berelis, nous t’observons déjà depuis un petit moment et…
___- Pourquoi vous me surveillé ?
___- Je pense que tu es capable d’en deviner la raison, dit-il en tapotant sa poche qui contenait les photos. Bref, nous t’observons depuis quelques temps déjà, et tu sembles avoir un grand potentiel. Et comme tu l’as vu aujourd’hui, nous ne sommes pas les seuls que tu intéresses. Aussi, je te propose de nous rejoindre, ici, à Pandora, ainsi nous pourrions plus facilement assurer ta protection. Tu pourrais même apprendre ici à te défendre toi-même.
___- Et… Et si je refuse ?
___- Dans ce cas je devrais te tuer.
___- Quoi ?!

___Ganta éclata de rire.

___- Je rigole, je rigole. Si tu refuses, nous te laisserons repartir. Mais sache que si Cerbère t’as trouvé une première fois, il n’hésitera pas à revenir, et cette fois nous ne pourrons rien faire pour te venir en aide.

___Berelis réfléchit quelques instants à la question. Il ne les connaissait pas et il sentait qu’il y avait quelque chose de louche dans cette organisation. D’un autre côté, il n’avait pas envie de croiser à nouveau ce Cerbère.
___
« Accepte sa proposition. »
___Berelis sursauta. Que Schwarz s’exprime dans une telle situation, c’était inhabituel.
___
« Accepte leur proposition. Tu n’as rien à y perdre et tu pourrais même apprendre des choses intéressantes. »
___- Alors, Berelis Kuyen ? Quelle est ta réponse ?
___- Je… J’accepte… Même si j’ai toujours pas compris ce qu’est « Pandora »… Et expliquez-moi un truc, comment elle a fait pour faire sortir une boule de feu de sa main ?

___Kishima jeta un regard noir à Raven qui se fit toute petite dans son fauteuil.

___- Tu as vu ça aussi ? Bien, j’imagine que de nombreuses explication s’impose alors… mais avant, j’aimerais que tu signes ceci, pour confirmer que tu fais bien partit des nôtres désormais.

___Berelis s’approcha du bureau. Il s’y trouvait un contrat déjà entièrement rempli à son nom, avec toutes ses informations, poids, taille, date de naissance, groupe sanguin, etc. il ne lui restait plus qu’à signer. Il prit la plume que lui tendit Kazuki puis hésita un cours instant.

___- Eh bien ?
___
« Signe. Au moins, après ça tu pourrais retourner à Mahora. »

___Berelis s’exécuta. A peine eut-il finit que Kishima lui prit la feuille des mains, la roula, et la rangea dans son tiroir.

___- Bien, parfait. Tout est en ordre maintenant. Je vais pouvoir répondre à tes questions. Par quoi veux-tu commencer ?
___- Pourquoi vous m’observiez en secret ? Pourquoi je ressemble tellement à cet homme sur les photos ? Qui est-il ? Et comment a-t-elle fait pour faire sortir du feu de ses mains ? Ah, aussi…
___- Doucement, doucement, je ne vais pas réussir à te répondre si tu parles aussi vite. Ta première question est intimement liée à la deuxième, dont nous cherchons justement à connaitre la réponse.
___- Ce… Ce Cerlesis, il a parlé d’une technologie qui pourrait l’expliquer… Mais qui n’était pas viable au-delà de deux semaines…
___- Hum ? Comment ?

___Kishima se gratta le menton et murmura pour lui-même.

___- Le clonage ? Je n’y avais pas pensé comme ça… Mais c’est impossible, nous n’avons même pas encore dépassé le stade de fœtus humain stable… Cependant, ça pourrait être une très bonne chose qu’il pense cela… Bon ! Reprenons tes questions. L’identité de cet homme… Je ne pense pas que tu ais besoin de le savoir pour l’instant. Quand à ta dernière question… Bien que tu ne sois que nouveau ici et que ce soit une information classé secrète aux membres inférieurs aux classes 5, je pense que nous pouvons faire une exception… Dis-moi Berelis, as-tu déjà entendu parler de magie ?
___- Magie ? Qu’est-ce que…

___La conversation fut interrompue par un téléphone qui sonnait. L’homme grommela puis se dirigea vers son bureau et appuya sur un bouton.

___- Oui ?
___- Monsieur, vous avez encore de la visite.
___- Qui est-ce ?
___- Votre nièce. Je lui ai dit de ne pas vous déranger mais…
___- Quoi ?! Raaa, bon, tant pis. Merci de m’avoir prévenu.

___Bip. Il raccrocha. Ting. La porte de l’ascenseur s’ouvrit à nouveau. Il en sortit une jeune fille du même âge que Berelis. Il fut fortement surprit quand il se rendit compte qu’il connaissait cette jeune fille.

___- Ah, tonton, j’ai trouvé ce que tu voulais !
___- Midori ? C’est toi ?


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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Sam 28 Juil - 2:36

Chapitre 47 – M.A.G.I.E.

___- Hein ? Berelis ? Mais, qu’est-ce que tu fais ici ?
___- Je…

___Avant même de pouvoir terminer sa phrase, Kishima se plaça entre la jeune fille et lui.

___- J’avais quelques questions à lui poser. Ne t’inquiète pas Midori.
___- Ah bon ? Quel genre de question ?
___- Ca concerne mon travail, dit-il avec un grand sourire.
___- Oh, d’accord. Je repasserais plus tard alors ?
___- Oui, c’est ça. Ah, une seconde, tu pourrais me passer ce que je t’avais demandé avant de repartir ?

___Midori sortit de son sac un petit paquet qu’elle remit à son oncle puis se dirigea vers l’ascenseur non sans avoir auparavant jeter un dernier regard intrigué à Berelis.

___- A plus tard alors.
___- C’est ça, à plus tard.___

___Les portes en acier se refermèrent. Kishima retourna prendre place derrière son bureau. Kazuki retenait un fou-rire tandis que Mie lui jetait un regard noir. Berelis fixait toujours la porte de l’ascenseur.

___- Qu’est-ce que… Pourquoi Midori était là ?
___- Hum ? Tu n’as pas écouté ? C’est ma nièce. Il est normal qu’elle me rende des visites de temps en temps, même à mon travail.
___- Même en pleine réunion, hein ?
___- Kazuki, silence ! Je ne vous ais pas accordé la parole.
___- Et le paquet ?
___- Hum ? Oh, ça ? Voyez par vous-même, dit-il en déballant une part de gâteau au chocolat. Bon, où en étions-nous ? Ah oui, avant de reprendre… Tout ce que tu verras ou entendra ici, je te demanderais de ne pas en parler à Midori. Viendra le jour où je devrais tout lui révéler et la forcer à nous rejoindre, pour sa propre sécurité, mais en attendant j’aimerais qu’elle profite autant que possible de sa liberté mensongère.

___Sa voix se brisa à la fin de sa phrase. Sa main gauche qui tenait le gâteau tremblait légèrement. Il semblait au bord des larmes. Il mordit dans la part puis se ressaisit.

___- Bref, ne lui dis rien s’il-te-plait. Reprenons. Avant que nous ne soyons interrompus, je te posais une question : as-tu déjà entendu parler de la magie ? Ou plutôt, que sais-tu de la magie ?
___- Hein ? Euh, les lapins dans les chapeaux, ce genre de truc ?

___Kazuki éclata de rire.

___- Bon, excusez-moi, mais j’ai d’autres trucs à faire. Patron, Berelis, Mie, je vais vous laisser.
___- Je crois que je vais aussi…
___- Non, Mie, reste ici, j’ai encore besoin de toi. Kazuki, tu peux partir. Berelis… Non, ce n’est pas de ce genre de magie dont je parle. Cette « boule de feu » que Mie a fait apparaitre de nulle part… C’est de ce genre de magie dont j’aimerai te parler. Nous n’en avons pas encore une connaissance très approfondi mais voilà ce que l’on sait. Il s’agit, pour faire simple, de la capacité qu’on certaines personnes à influencer leur environnement ou leur entourage par le pouvoir des mots ou de la pensée. Bien entendu, ce n’est pas quelque chose à la portée de tous. Si n’importe qui pourra avec un peu d’entrainement faire apparaitre de petites flammes, seuls ceux ayant certaines prédispositions, qu’elles viennent du sang ou d’une plus grande compatibilité avec leur environnement, seront capable de déchainer des brasiers. Cependant, généralement une personne ne se spécialisera que dans un ou deux types de magie. Kazuki, qui vient de nous quitter, est un illusionniste. Tu l’avais peut-être deviné ? Si ce que tu as vu depuis que tu étais arrivé ici était réel, il serait mort au moins deux fois. Ca capacité d’illusion n’a, en elle-même aucun pouvoir défensif ou offensif, mais en dans le même temps incroyablement puissante. Mie, elle, est spécialisée dans les sorts de feu et connais quelques sort de soin mineur.
___- Et vous ? demanda Berelis.

___Mie se redressa soudainement sur sa chaise avant d’être interrompu par un simple mouvement de la main de Ganta.

___- Dans mon cas… C’est compliqué, aussi préféré-je ne pas en parler. Toi par contre… Non, c’est encore trop tôt… En tout cas, retiens ceci Berelis. Toute chose qui nous entoure possède une petite quantité de « magie ». On lui donne parfois d’autres noms tel que « mana » ou encore « éther ». C’est comme un fluide flottant tout autour de nous. Quelqu’un de normal ne le sentira pas. Un magicien en comprendra les flux, la circulation, et les modifiera à sa guise pour atteindre son objectif.

___Il jeta un coup d’œil à sa montre puis fit un petit signe discret à l’intention de Raven.

___- Tu m’excuseras mais je vais devoir écourter notre entrevue. Mie va te raccompagner à la sortie. Tiens, avant de partir, prend ceci. C’est ta carte d’accès. Elle t’appartient et est unique, ne la perd pas. Elle te permettra de te balader librement dans l’enceinte de ce bâtiment mais tu n’auras accès qu’aux zones de niveau 1 pour l’instant. Comme tu pourras le voir sur les différents plans d’évacuations, ce bâtiment est découpé en cinq zones de différent niveau.

___Berelis entra dans l’ascenseur à la suite de Mie mais Kishima s’adressa à lui une dernière fois avant que les portes ne se referment.

___- Une dernière chose, même ici, la magie est un sujet tabou. Toute personne en-dessous du grade 5 n’en a pas connaissance, évite de briser cette règle, « nouvelle recrue ».

___Les portes se fermèrent et l’ascenseur commença sa lente descente.

___- Pfiou, j’ai cru qu’il n’allait jamais en finir. Quand même, je ne pensais pas qu’il allait réagir comme ça… Ne pas avoir réussi à t’effacer la mémoire est, en soit, un échec. Mais aller jusqu’à te recruter pour résoudre le problème…
___- Hum… Merci ?
___- Enfin, j’imagine que c’est plus simple de te garder sous la main plutôt que de te laisser vagabonder en liberté… Bref, avant de te mener à la sortie, il reste une dernière chose à faire.
___- Ah ?
___- Prise de sang, « Procédure habituelle », enfin, en quelque sorte… Pour les fichiers informatiques… Enfin, c’est c’qu’ils disent…

___Les portes s’ouvrirent. Ils avancèrent dans un long couloir avant de pousser une porte sur laquelle était inscrit « Infirmerie n°3 – Fukenko Genki ». Un homme était assis derrière un bureau, lisant un livre. Lorsque la porte s’ouvrit, il leva la tête en direction des arrivants.

___- Ah, Raven. Et… Berelis, c’est ça ? Kishima m’a prévenu de votre arrivé.
___- Ca sera plus rapide comme ça…
___- En effet. Berelis, pourrais-tu enlever tes vêtement et venir par ici ?
___- Euh…

___Le garçon rougit légèrement en regardant Mie.

___- Tu peux garder tes sous-vêtements, ne t’inquiète pas.
___- Ouais, même comme ça, je sais pas trop…

___Mie sourit puis sortit de la pièce.

___- Bon, vient par ici. Je vais d’abord t’examiner et noter ce qui peut être intéressant. Je prendrais ensuite ta taille et ton poids puis je testerais ton équilibre et tes réflexes. Pour finir, j’aurais besoin d’une prise de sang. J’espère que tu n’as pas peur des piqures ?
___- Non.
___- Bien, commençons alors. Hum… Tu as l’air en bonne santé. Des maladies ou allergies à préciser ?
___- Non…
___- D’accord… Alors, la taille… Tu es plutôt grand pour ton âge… Tes muscles ne sont pas trop développé mais rien d’inhabituel… Tiens ? Je n’avais pas remarqué au début mais tes oreilles son légèrement pointues…
___- Ma sœur aussi…
___- Pardon ?
___- Ma sœur aussi a les oreilles un peu pointues…
___- Ah ? Un trait génétique ? Hum… et ça, sur ton dos… Ca ressemble à deux grandes cicatrices…
___- D’aussi loin que je me souvienne, je l’ai ais toujours eu…
___- Hum… Ce serait la première fois que je vois des taches de naissances de ce type mais ça reste une possibilité… Bon, monte sur la balance et je te mesurerais après.

___Fukenko continuait de noter les différents relevés sur une fiche médicale. Poids normal… Assez grand… D’excellents réflexes… Lors de la prise de sang, Berelis eu un léger spasme mais celle-ci se déroula sans problème.

___- Bien, voilà qui est fait. Tu peux te rhabiller. J’aurais les résultats d’ici quelques jours. Je te recontacterais si j’ai besoin d’autres tests.
___- D’accord…

___Mie frappa à la porte.

___- Allez, Berelis, dépêche-toi, on y va ! A plus tard Genki.
___- J’arrive, j’arrive… Au revoir monsieur…
___- Au revoir Berelis, je pense que nous nous reverrons bientôt.

___La porte se referma.

___- Bon, faut que je te ramène à Mahora maintenant…


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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Sam 11 Aoû - 2:46

Chapitre 48 – L’âme de Pandora

___Ils prirent à nouveau l’ascenseur et sortirent cette fois au rez-de-chaussée. Assise sur un banc, Midori les attendait. Lorsqu’ils arrivèrent, elle se leva et vint à leur rencontre.

___- Ah, Berelis, te voilà ! Dis, il te voulait quoi mon oncle ?
___- Ah, euh… Rien de particulier… Juste… quelques… questions, par rapport à… l’école ! Quelques questions sur Mahora !
___- … T’es sûr ? C’est tout ce qu’il voulait ?
___- Oui, oui, oui, oui !
___- Vraiment ?

___Berelis acquiesça vigoureusement en jetant des coups d’œil discret à Mie qui semblait s’amuser de la scène. Midori fit une moue puis leur tourna le dos en croisant les bras. Mie se dirigea vers l’entrée du bâtiment et invita Berelis et Midori à la suivre. Dehors les attendaient trois voitures noires aux vitres teintées. Midori monta sans attendre dans celle se trouvant au milieu et Mie, voyant que le jeune garçon semblait confus, pris la peine de lui donner une explication succincte.

___- « Procédure habituelle ». Disons que la nièce du patron dispose d’une protection un peu plus renforcée que la normale… Les voitures émettent un champ électromagnétique brouillant tout appareil électronique, les vitres sont par balles, etc.
___- Ah oui, « un peu plus renforcé que la normale »… Je vois ça...
___- Ba, te plains pas, ça nous permet d’aussi te raccompagner facilement à Mahora.

___Berelis monta à son tour à l’arrière de la voiture et Mie prit place à côté du conducteur. Ils démarrèrent aussitôt les portes fermé et Midori s’endormit presque sur le champ.

___- Qu’est-ce que…
___- Tiens ? Tu ne dors pas toi ? Faudra que je rajoute ça sur ta liste, en plus de l’impossibilité d’effacer ta mémoire, ça pourrait être problématique un jour…
___- Hein ?
___- Eh bien, un gaz soporifique est diffusé à l’arrière de ces voitures. Ainsi, Midori n’a jamais fait le voyage depuis Mahora éveillée et ne pourrait jamais guider qui que ce soit ici, c’est une façon comme une autre de la protéger un peu plus.
___- Drôle de façon…
___- Je ne fais qu’appliquer les ordres qu’on me donne. Tiens, puisque tu ne dors pas, que dirais-tu d’un brin de causette pour tuer le temps ?
___- Pourquoi pas… J’aimerai savoir quelque chose…
___- Des questions ? Je t’écoute. Attention, je ne dis pas que je pourrais répondre à toutes tes questions mais ta journée a été quelque peu chargé, alors je pense que tu as le droit à quelques explications. Alors ?
___- Eh bien… C’est assez simple en fait… Pourquoi Pandora ?
___- Pardon ?
___- Pourquoi cet endroit s’appelle Pandora ?
___- Hum… Etonnant comme question… C’est vraiment tout ce que tu veux savoir ?
___- Oui.
___- Bon… Soit. As-tu déjà entendu parler du mythe de la boite de Pandore ?
___- Pas vraiment.
___- D’accord, je vais donc commencer depuis le début. Il s’agit d’une des légendes de la mythologie grecque. Prométhée, un Titan, aurait autrefois volé le feu sacrée de l’olympe, symbole du savoir divin, et l’aurait remis aux hommes. Zeus, roi des Dieux, pour se venger de cet affront façonna avec l’aide des autres Dieux Pandore, une femme à la beauté sans pareille ainsi que dotée de nombreux talents. Elle fut alors offerte au frère de Prométhée, Epiméthée. Celle-ci s’était vu remettre avant son départ une boite, avec l’interdiction formelle de l’ouvrir. Cependant, lorsqu’elle arriva dans le monde des hommes, sa grande curiosité l’emporta et elle ouvrit la boite. Celle-ci contenait tous les maux de l’humanité et ils se répandirent alors aux quatre coins du monde. Elle essaya alors de refermer la boite pour retenir ces maux mais s’y prit trop tard. Seule l’espérance resta enfermée au fond de cette boite. C’est ce que nous sommes. Ici, à Pandora, nous symbolisons cette espérance enfermée dans cette boite de Pandore en cherchant à réparer les erreurs de ce monde injuste.

___Berelis en resta sans voix.

___- Ahah, ne fais pas cette tête. C’est ce qu’on raconte à tous les nouveaux venu, ça fait classe. Enfin, ce n’est pas un mensonge non plus mais disons plutôt que ça fait un jolie enrobage raconté comme ça.

___La voiture de tête explosa soudainement. Le chauffeur freina et le jeune garçon eut le souffle coupé par sa ceinture. L’expression du visage de Raven était soudain devenue grave. L’explosion avait réveillé Midori.

___- Qu’est-ce que…

___C’est la troisième voiture qui explosa cette fois. Ils étaient pris au piège. Une voix retentit à la radio.

___« Intrusion détecté. Présence de Cerbère confirmé. »
___- Quoi ?! Ici ? Impossible ! Il faut à tout prix…
___- Trooop tard…

___Tout se figea.

___- Hihi. Ohohoh. Tiens, amusant, il y en a un sur qui ça n’a pas marché.

___Un homme apparu devant Berelis. Cet homme ressemblait comme deux gouttes d’eau à un autre qu’il avait croisé plus tôt, Cerlesis Berias, mais son visage était plus fin et envahit par la folie et il avait des cheveux long. Sa voix était aussi un peu plus aigüe.

___- Ohohoh, ahahah. Bonjour mon garçon. Comment t’appelles-tu ? C’est amusant, Cerluna a l’impression de t’avoir déjà vu…
___- Be… Berelis Kuyen…
___- Kuyen… Berelis Kuyen… Oh mais oui, hihihi… Ça lui revient maintenant… Tu ressembles exactement à son maître, quand il était plus jeune. Ahahah… Cerlesis ne plaisantais pas quand il parlait de toi… Ahahah, Cerluna ne l’aurait jamais cru si Cerluna ne t’avait pas vu de ses propres yeux. La même apparence, mais pourtant si différent…

___Une goutte de sueur perla le long du cou de Berelis, immobile et en proie à la peur. L’homme s’avança et lécha le cou du jeune homme, avalant la goutte de sueur.

___- Hum… Délicieux… Tu as bon goût… Hihihi, Cerluna n’en revient pas… Ohohohahaha, Cerluna a encore oublié de se présenter, eheheh. Cersagia lui répète toujours de se présenter quand Cerluna rencontre un inconnu, même si Cerluna dois le tuer dans l’instant qui suit. Cerluna s’appelle Cerluna Berias, troisième tête de Cerbère. Cerluna aime jouer avec ses amis, découper ses amis, tuer ses amis, dévorer ses amis, décapiter ses amis, empailler ses amis… Oh, dis-moi, tu veux être l’ami de Cerluna ?
___-Euh… ahah…
___- Tu ne veux pas ? Tu aurais été le premier ami de Cerluna… Tant pis, c’est pas grave. Cerluna aime aussi faire avec ses ennemis et des inconnus ce que Cerluna fait avec ses amis.

___Berelis était terrifié par l’aura de folie que dégageai Cerluna. Il jeta un coup d’œil à Mie et Midori, parfaitement immobiles et semblant ne pas se rendre compte de ce qu’il se passait.

___- Oh ? Tu veux de l’aide ? Ça ne sert à rien de les appeler, ils ne t’entendront pas. Cerluna en est très fier, c’est ce que Cerluna fait de mieux. La manipulation de la notion du temps. Pour eux, quand Cerluna sera partit il ne se sera pas écoulé une seconde. Mais Cerluna a honte. Cerluna n’a pas assez de pouvoir. Cerluna ne peut pas arrêter le temps, Cerluna ne peut que donner l’impression aux êtres vivants que celui-ci s’est arrêté en stoppant leurs horloges… Mais toi, ça marche pas. Cerluna t’aime bien. Cerluna veut jouer pour toujours avec toi.

___Une larme coula alors sur le visage du Cerbère, tandis qu’il affichait soudainement une mine triste. Il reprit ensuite son air de dément. Cerluna lécha alors la joue de Berelis, puis lui mordit la lèvre supérieure, avalant cette fois une goutte de sang.

___- Cerluna croit que tu as déjà rencontré un de ses frères, Cerlesis, n’est-ce pas ? Il avait raison en disant que tu plairais à Cerluna… Cerluna et toi avez tellement de point communs, hihihi.
___- Je ne vois pas en quoi.

___Cerluna colla alors son visage contre celui du jeune garçon.

___- Dis-moi, Kuyen, as-tu peur ?

___Ses pupilles se dilatèrent tandis que sa respiration s’accélérait et son sourire s’élargissait. Un fin filet de bave coula alors sur Berelis.

___- Je… Non, bien sûr que non !
___- Ahahah ! Cersagia a toujours dit à Cerluna de pas mentir. Mais Cerluna sent ces choses-là. Bien sûr que tu as peur. Tu as peur de mourir, comme tout le monde. C’est une peur naturelle et nécessaire qui nous aide à avancer. Seuls les idiots, ceux qu’on appelle parfois « héros », n’ont pas peur de la mort. Mais, ohohoh, non, ce n’est pas ce qui rapproche Cerluna et toi. Tu as peur de quelque chose d’autre, une peur bien plus grande, plus profonde. Une peur que Cerluna et toi partagez et qui rend si différent de tous ces « autres ». Tant que cette peur reste cachée, on peut se mêler aux communs des mortels, mais lorsqu’elle éclate enfin au grand jour, tout ceux à quoi l’on tient s’effondre. On nous méprise à cause de notre différence, notre autre façon de voir les choses, de penser. Pourtant, ce n’est que la plus naturelle des choses que cette peur. Cette peur qui t’a toujours accompagné, depuis ta naissance. Cette peur, grandissant avec toi, que tu as appris à ignorer bien que tu ne puisses jamais t’en séparer. Ahahahahi ! Cette peur… de toi-même… de ce que tu es… C’est à la fois ta plus grande force et ta plus grande faiblesse… Comme Cerluna.
___- V… Vous racontez n’importe quoi ! C… Comment pourrais-je avoir peur de moi-même ?!
___- Hum… Tu n’es pas très honnête avec toi-même… Regarde-toi, dès que tu as compris cela, ton corps entier s’est mis à trembler….

___Cerluna se mit alors à se balancer d’avant en arrière, riant aux éclats. Lorsqu’il s’immobilisa enfin, il était étonnamment sérieux et approcha son visage à quelques centimètres de Berelis.

___- Enfin…. Ils ont envoyé Cerluna éliminer Raven et enlever la nièce de Kishima, mais Cerluna a trouvé bien mieux. Cerluna a trouvé un ami qui lui ressemble. Cerluna pense que Cerluna va laisser la vie sauve à tes amis, pour l’instant, cette rencontre étant largement suffisante. Mais Cerluna ne va pas partir sans te donner un petit cadeau, pour que tu penses à Cerluna.

___ Cerbère embrassa alors fougueusement Berelis puis sortit d’une de ses poches un vieux clou rouillé.

___- Ne t’inquiète pas, ça ne fait pas mal… Pour Cerluna…

___Cerluna abaissa violemment sa main et le clou pénétra en profondeur dans l’œil gauche du jeune garçon.
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MessageSujet: Re: Berelis : Histoire   Mer 29 Aoû - 2:44

Chapitre 49 – Borgne

___Berelis était assis sur une chaise en bois, dans un lieu vide et infini. Une unique source de lumière plongeant sur lui.

___- Où suis-je ?
___- Tu es mort.
___- Mort ? Ah, oui, c’est ce « Cerbère » qui m’a tué ?
___- …
___- Finalement, ce n’est pas aussi douloureux que ce à quoi je m’attendais…
___- Raaa ! Mais t’s franchement pas drôle !
___- Qu’est-ce que… ?

___La lumière envahit l’endroit et Schwarz apparue devant lui, légèrement en hauteur et la tête en bas.

___- J’ai toujours voulu faire croire à quelqu’un qu’il était mort, et toi… Tu réagis comme ça ? T’es vraiment pas cool…
___- Donc, je ne suis pas mort ?

___Schwarz vola jusqu’à lui.

___- Non, tu n’es pas mort, juste en train de dormir. Grace à moi.
___- Ah, eh bien… mer…
___- C’est en tout cas ce que j’aurais aimé dire…
___- …ci… Qu… Hein ?
___- Une blessure de ce type, aucune personne normalement constitué ne peut y survivre. Mais comme j’ai besoin que tu restes encore un peu en vie, j’avais prévu d’utiliser une fraction de mes pouvoirs pour te maintenir en vie… Mais je n’en ai finalement pas eu besoin…

___Elle lui attrapa doucement la tête et lui caressa le visage.

___- D’une certaine façon, ça te rend encore plus intéressant. Par contre, ne crois pas que je me suis tourné les pouces pendant tout ce temps ! J’ai déjà empêché trois intrusions dans ton esprit aujourd’hui ! Etant coincé en toi, si quelqu’un venait à fouiller ta tête, je risquerai de subir quelque dégâts.
___- Trois fois ?

___Schwarz se recula et se remit à l’endroit, posant les pieds sur un sol inexistant et commençant à compter sur ses doigts.

___- La première fois, c’est quand ces gens de Pandora ont essayé d’effacer ta mémoire… Ca risquerait de « m’effacer » aussi. La deuxième, c’était dans la voiture. Ce gaz soporifique n’est pas normal, il affecte aussi la mémoire. Enfin, la dernière c’était quand ce dingue est apparu… Cerluna Berias… Brrr, rien que de dire son nom, j’en ai des frissons. Il me dégoute !
___- Je suppose que je dois te dire merci ?

___Un sourire victorieux apparu sur le visage de la jeune femme en robe rouge.

___- Et tu fais bien ! D’ailleurs, dis-moi, tu ne trouves pas qu’ils sont bizarres à Pandora ? Et je sais que je t’ai demandé d’accepter de les rejoindre, mais es-tu sûr que c’était la meilleure chose à faire ?
___- Euh… Peut-être… Mais est-ce que j’avais le choix ?
___- Hum… « On a toujours le choix »… C’est ce qu’on m’a dit il y a longtemps… malheureusement ce n’est pas vrai dans tous les cas. Pour en revenir à Pandora… Elle était plutôt amusante leur petite histoire…
___- La boite ?
___- Oui, voilà. Par contre, il n’y a rien qui te choque ?
___- Hum… Non, pas spécialement, pourquoi ?
___- Le fait que l’espoir soit dans une boite contenant tous les maux, cela ne te parait pas surprenant ?
___- Ah, oui, maintenant que tu en parles…
___- Evidement ! D’ailleurs…

___Les vêtements que portait Schwarz changèrent en un instant. Elle avait maintenant une toge d’étudiant noir, un chapeau assortit et une paire de lunette. Elle tenait également dans sa main un rouleau.

___- La présence de l’espoir dans la boite de Pandore est due à une erreur… Si on reprend le texte original, une traduction plus proche serait « l'appréhension », voire « la crainte irraisonnée ». Nettement moins reluisant, n’est-ce pas ?

___Elle reprit son apparence habituelle et se rapprocha du garçon.

___- Il y a autre chose à laquelle tu aurais aussi pu penser…
___- Quoi ?
___- Eh bien, s’ils sont « l’espoir » qui est resté au fond de la boite, cela signifie que quelqu’un a déjà ouvert cette boite, non ? Pense à essayer d’en savoir un peu plus une fois réveillé.
___- Et comment je fais pour me réveiller ?
___- Comme ça.

___Schwarz donna une petite pichenette sur le nez de Berelis et celui-ci disparu immédiatement.

___- Il tacherait que tu ne meurs pas prématurément, tant que te ne m’as pas complètement servis. Il faudrait aussi que tu t’améliores plus rapidement… Si je continue à brider mes pouvoirs pour ne pas briser ton corps immature, je risque de recevoir un contrecoup… Je devrais peut-être prendre en charge ton entrainement pour que les choses s’accélèrent…
*********
___Berelis se réveilla dans un lit aux draps blancs. Des rideaux de la même couleur étaient disposés autour du lit. Une lumière éblouissante l’éclairait. Quelques appareils autour de lui contrôlaient l'état de ses fonctions vitales. Mais il ne faisait pas attention à tout ça. Ce qui occupait toutes ses pensées depuis qu’il avait ouvert les yeux était l’obstruction de la partie gauche de son champ de vision.

___- Qu’est-ce que…

___Il se redressa violement et une douleur le saisit au ventre. Il baissa la tête et vis que son torse était recouvert de bandage. Bien qu’il ne le notât pas sur le moment, il ne portait plus les mêmes vêtements que lors de sa rencontre avec Cerluna Berias et quelqu’un d’autre aurait pu se demander qui lui avait fait enfiler ceux-ci. Les bandages se mirent à rougir, son mouvement brusque ayant surement rouvert une blessure laissé par Cerbère. Malgré la douleur il quitta son lit, arracha les appareils accroché à son bras, ayant pour conséquence d’afficher un arrêt cardiaque sur l’écran voisin. Il s’approcha d’un miroir. Il avait un bandage autour de l’œil gauche. Alors qu’il approchait sa main pour le retirer, le rideau s’écarta pour laisser entrer Fukenko Genki.

___- Déjà debout ? Veux-tu te rallonger s’il-te-plait ? Oh, et rebranche ces machines avant d’alerter tout l’étage.

___Berelis obtempéra silencieusement quoiqu’un peu réticent.

___- Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
___- Eh bien… D’après ce que j’ai compris, vous avez eu un accident sur le trajet vers Mahora. Suites aux blessures, tu t’es évanoui et on t’a amené ici.
___- Ça fait combien de temps que je suis ici ?
___- Eh bien, Il faut un peu plus de deux semaines et quelques opérations pour se rétablir après de telles blessures…
___- Deux semaines ?! Ca fait si longtemps que je dors ?
___- Mais… Tu es arrivé ici il y a un peu plus de sept heures… peut-être huit…
___- Hein ?
___- Eh bien, je ne sais pas comment le dire autrement. Vu l’état dans lequel tu étais arrivé, il aurait fallu deux semaines pour que ton corps se rétablisse avec ce qu’on a ici. Au mieux, avec un équipement plus performant, on aurait pu réduire ce temps à une semaine. Mais à peine avions-nous connecté les appareils de mesures, certaines de tes blessures les plus superficielles avaient déjà commencé à se résorber. J’ai déjà vu des cas de régénération spontané dans ma carrière, mais jamais sur un être humain, du coup je me dis q…
___- Comment ça, un être humain ?
___- Oh ! Euh… Je… je veux dire… Des lézards, des étoiles de mer, des choses comme ça… Ils ont un incroyable pouvoir régénérant… Enfin bref, je venais justement vérifier ton état. Vérifions tes bandages…

___Fukenko commença alors à dérouler le long bandage autour du torse de Berelis.

___- Bien… Il n’y a presque plus rien… Surprenant… Il t’avait pourtant ouvert le ventre en crois, bien que peu profondément, mais on n’en voit presque plus aucune trace… Le bras… Comme neuf ! Eh bien, il ne reste plus qu’à voir cet œil gauche.

___Berelis déglutit. Il avait encore la sensation du clou métallique s’enfonçant dans son œil. Fukenko entreprit de défaire lentement le bandage. Quand il eut terminé, il sourit.

___- Magnifique. Même ton œil est parfaitement rétablit.
___- Euh… Vous êtes sûr ?
___- Oui, pourquoi ?
___- Eh bien… je ne vois rien.
___- Quoi ? Comment ça ?
___- Je ne vois rien avec mon œil gauche…
___- Mais… Il a l’air pourtant totalement rétablit…

___Le médecin se saisit d’une lampe de poche et tenta quelques stimuli lumineux.

___- La pupille réagit normalement pourtant… Tu suis bien mon doit avec tes deux yeux… Hum, faudra que je surveille ça… Ca reviendra peut-être tout seul avec le temps. Bon, je vais m’arrêter là pour l’instant. Repose-toi ici encore quelques jours. Oh, et tu as déjà de la visite…
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