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 Fiction d'Ayato !

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Ayato
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MessageSujet: Fiction d'Ayato !   Lun 28 Nov - 1:20

Bonjour ! Alors, ici, à chaque fois, j'éditerais pour toujours laisser un petit mot à propos de ma publication !Wink

1er chapitre:

Spoiler:
 


2ème chapitre:

Spoiler:
 

3ème chapitre:

Spoiler:
 


4ème chapitre:

Spoiler:
 


5ème chapitre:

Spoiler:
 



Dernière édition par Ayato le Mar 5 Juin - 20:07, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Fiction d'Ayato !   Lun 28 Nov - 1:21

Chapitre 1 : Des clopes, une guitare et le plus beau souvenir de toi…



« Un jour, je monterais à Tokyo, avec juste une guitare et des clopes… »



Les regards étonnés n’échappaient pas au jeune homme, il sentait bien l’ambiance pesante qui était tombée lorsqu’il était entré dans le wagon avec pour seul bagage un grand étui de guitare. Mais il restait calme et décontracté, les mains constamment dans ses poches, un mégot presque consumé coincé entre ses lèvres fines et un regard enflammé : ses yeux brûlaient de malice. Le sourire gouailleur qu’il adressa au public fasciné par tant de nonchalance ne passa pas inaperçu, il riait de leur indiscrétion… Il choisit une place un peu en retrait, qui donnait une vue sur le quai débordant de monde puis s’installa, la guitare sur le siège d’à côté. Il enleva le bonnet de laine pourpre de sa tête ce qui laissa derrière lui une tignasse ébouriffée aux reflets auburn sous l’éclairage synthétique. Ses cheveux bruns qui tiraient vers le roux ressemblaient à un véritable nid d’oiseau, sa peau laiteuse luisait sous les néons du train et ses yeux pétillaient en permanence de moquerie, ceux-ci étant d’un éclat gris clair et en même temps d’un vert profond insondable, ombrés par autre chose que de la gouaille, un sentiment que l’on pouvait déloger en scrutant attentivement ce regard farouche : de la tristesse… En fait non, pas de la tristesse. C’était bien au-delà de ça. C’était… De la douleur. Profonde. De la souffrance à l’état pur… Mais en étant peu attentif à son expression trompeuse, on ne remarquait rien : il jouait bien son jeu. Ces yeux étaient si mystérieux, envoûtants, un regard qui électrise.
Mais ce qui avait encore plus attiré l’œil, c’était à n’en pas douter sa tenue vestimentaire : habillé chaudement de la tête aux pieds bien qu’on soit en plein été. Tout d’abord, en entrant, il portait un bonnet, ce qui pouvait encore être compréhensible, peut-être était-ce un style après tout… Mais ce n’était pas ça. Il avait un grand pull rayé, abîmé, qui perdait des petits pelotons de laine et qui était bien trop grand pour lui, cachant presque ses mains entières ; un pantalon sombre, épousant parfaitement ses formes aux apparences fines mais musclées, qui finissait dans des bottines de cuir marron, rayées à certains endroits et mal cirées, délacées. Négligé, pensait certaines personnes ou encore « classe » pour d’autres. De lui émanait une aura spéciale, qui apaisait, tellement il était tranquille, posé, calme. Ses gestes étaient fluides et il respirait doucement, sans jamais que son regard ne devienne agressif ou quoique ce soit d’autre. Ce jeune homme était juste serein. Une maturité immense émanait de lui, comme si il avait vécu, beaucoup trop vécu pour son âge, comme s’il était vieux avant que le temps soit venu…

Malgré qu’il soit très calme, on voyait clairement qu’il s’ennuyait ferme. Jusqu’à Tokyo, il faudrait bien compter deux bonnes heures de trajet… Tant pis, il dormirait, songea t-il en esquissant un sourire satisfait. Puis il ferma ses yeux et s’endormit…


- Oh putain..., grogna le jeune homme en se massant la nuque, j’aurais pas du dormir dans cette position !... Waah… J’ai maaaaaal…
La guitare sur l’épaule, il marchait dans la gare de Tokyo avec l’allure digne d’une limace…
Soudain, alors qu’il ne cessait de se plaindre de son mal de cou, ses yeux s’illuminèrent : il sortit de sa poche un paquet de Seven Stars et alluma une cigarette toute neuve avec son briquet ; il inspira une grosse bouffée avant d’expirer fortement en regardant les volutes grises s’évaporer au-dessus de lui…
- Ça fait du bien ! Bon, maintenant, trouver ce lycée. J’ai la journée ça devrait aller je pense…
Il regarda autour de lui puis soupira :
- Youpi ! C’est où la sortie ?...
Les gens passaient en marchant rapidement sans prêter la moindre attention à un pauvre gars tout droit sorti de sa cambrousse ! Après un filet de jurons et un coup de pied dans une poubelle, le jeune homme essaya de sortir de l’énorme gare en suivant les panneaux accrochés au plafond.
Après un bon moment à chercher, il arriva enfin dehors, à l’air libre et lâcha un grand « Bwaaah » de soulagement. Il écrasa son mégot sous sa bottine avant de repartir dans une direction inconnue, une nouvelle clope au bec…

La ville était plus grande qu’il ne l’avait imaginée, elle était bondée en permanence, les gens avaient toujours l’air pressés, jamais il ne s’arrêtaient pour souffler, ce qui étonna beaucoup notre petit campagnard qui lui, marchait depuis trois heures et était déjà exténué ! Enfin, il se décida à regarder le plan qu’on lui avait confié : « Lycée Ongaku Gakou. Point culminant de la ville. Pleins d’escaliers. Gens comme toi. Bon courage ! »
- Wa. Ouw. Ca, ça va m’aider ! Nan mais il aurait pas pu être plus précis celui là ! Tsss… Point culminant alors… point culmi… Mais y’a pas de point culminant ici bordel ! y’a que des buldings partout ! Et où est-ce qu’il voit des escaliers hein ! Toutes les rues se ressemblent ici ! Il aurait pas pu me filer une adresse c’t’idiot…
Il rumina, marcha d’un pas agacé cherchant en vain un point un peu plus haut. Et puis soudain, il s’arrêta net devant une petite ruelle qui débouchait vers un escalier en pierre (qui n’avait d’ailleurs pas l’air très net…). Il avança, monta. Comme l’indiquait le petit mot sur la carte, pleins d’escaliers, et c’est après une longue voir très longue ascension que le pauvre garçon arriva au « point culminant ». Mais l’effort valait le coup : devant lui s’offrait la vue de Tokyo et son agitation…
- Bon, au moins, c’est beau ici.
Il se détourna du spectacle et pu apercevoir un grand bâtiment au milieu d’un petit quartier de lotissements, avec comme inscription sur le panneau surplombant la grande grille en métal : « Lycée Ongaku Gakou ». Il sourit. Pas uniquement parce qu’il avait enfin trouvé l’endroit qu’il cherchait mais aussi parce que, effectivement, il y avait des gens comme lui… Tous portaient avec eux des étuis où devaient reposer des instruments de musique…




Ce grand gringalet à la tignasse auburn et au sourire moqueur ? Son nom, c’est Ayato. Ou bien SaSha. Ce sera à vous de voir. Ce p’tit bonhomme là, il ne pense qu’à faire la fête et se faire plaisir. Il n’a pas vraiment d’histoire, pas vraiment de nom, pas vraiment de famille… Il est juste quelqu’un. Vous ne le remarquez pas, il est comme l’un des ces innombrables passants dans une rue bondée…


Dernière édition par Ayato le Mar 5 Juin - 19:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fiction d'Ayato !   Jeu 1 Déc - 0:16

Chapitre 2 : Quelqu’un comme moi.


« Et les volutes de fumée s’évaporent encore et encore, et dans mes yeux leurs ombres comme un voile gris… »

Il repoussa le grillage vétuste avec son pied et continua son chemin sans même refermer la porte derrière lui. Quand il arriva au bureau du concierge, ce dernier le regarda par dessus ses lunettes en lui demandant d’un ton mécanique :
- Votre nom ?
- Ayato.
- Ayato comment ?
- Akiyoshi.
- Akiyoshi hein… Je vois.
Le jeune homme haussa un sourcil mais ne se prononça pas, préférant se taire plutôt que de s’engager dans une discussion qui pourrait le ralentir dans sa ligne droite vers un lit moelleux où il pourrait dormir sans se tordre le cou…
- Chambre 104. Premier étage. Voici la clé, le mode d’emploi des appareils électriques qui s’y trouvent et… Votre formulaire d’inscription qu’il faudra signer et montrer au directeur lorsque vous lui rendrez visite à son bureau.
- Merci.
Il continua donc son chemin vers les escaliers menant aux dortoirs, comme l’indiquait le panneau pendu au dessus de celui-ci.

La chambre était sobre, ni jolie ni vraiment moche, dénuée de délicatesse. Pourtant, il y avait là une odeur « familière » qui rappelait quelque chose au jeune homme et qui rendait donc l’atmosphère plus agréable, quelque chose de… La cigarette. C’était l’odeur de la cigarette. D’ailleurs, l’un des deux lits étaient défaits et une quantité considérable de vêtements froissés s’entassaient sur celui-ci, avec un cendrier, une console de jeux vidéos, un manga et une plaquette de chocolat entamée, ce qui voulait bien entendu signifier qu’il ne serait pas seul à loger ici. A cette idée, il fit la moue, pas très heureux de devoir partager sa chambre, étant de nature très bordélique et possessif, il n’aimait pas céder des parties de son « territoire ». Oui, car pour lui, sa chambre était l’endroit où il se retirait, son petit monde, sa bulle. Mais là, tout allait être différent…
Enfin, au moins, son colocataire devait être un garçon songea t-il, un geek qui fume et lit des shônen, apparemment… Qui aime à peu près les mêmes choses que lui, en somme. Il s’assit sur le second lit, encore parfaitement fait et sortit de sa poche son paquet de cigarette dont il en extirpa une. Fumer l’apaisait. Beaucoup de gens lui disaient que fumer était mauvais pour lui, surtout qu’il fumait plutôt… Beaucoup. Mais ça durait déjà depuis trop longtemps pour qu’il arrête, bien qu’il n’ait que 19 ans… Ça le soulageait, il avait besoin de cette fumée, de voir ces petites volutes bleutées s’envoler au dessus de sa tête… Il était dépendant. Ou plutôt, il avait besoin d’être dépendant de quelque chose…

La clenche de la porte s’abaissa et le battant s’ouvrit, laissant apparaître une jeune fille, d’environ le même âge que notre fumeur, grande, élancée et aux jambes longues et fines, enveloppées de collants déchirés et troués ; ses cheveux étaient aussi noirs que tout le reste de ses vêtements, salement amochés, dans un style gothique qui lui seyait à merveille. Son maquillage était peut-être voyant et très sombre, mais ça lui donnait un style, elle était un peu extravagante, mais classe. Elle portait un haut à bretelles en cuir avec une fermeture devant, tout le long du ventre et partant de sa poitrine avec un short, écorché de partout, d’où pendaient de longues bretelles. Son expression affichait un air un peu sévère, ce qui se mariait plutôt bien avec son genre. Ses yeux, qui brillaient d’un éclat sauvage, étaient nuancés de gris cendré et de doré.

Ayato restait d’abord bouche bée, étonné d’avoir à faire à une fille comme colocataire, lui qui s’attendait à un garçon, que de déception… De plus, elle n’avait pas l’air très commode. Mais apparemment, elle était tout aussi étonnée d’avoir à faire à lui…
- Bonjour… ?
- Salut.
- Tu es ?...
- Ton colocataire, apparemment.
- Oh merde…
- Désolé de ne pas être à la hauteur de tes espérances…
- Haha… Je ne dois pas non plus être le genre de personne que tu aurais voulu avoir dans ta chambre je pense…
- Certes… Mais bon, va falloir s’y faire alors autant commencer sur de bonnes bases…
- Hum, oui… Alors je me présente : Hiroe Kuroyama.
- Akiyoshi Ayato. Mais appelle-moi par mon prénom hein, avec moi, on oublie les formalités…
- De même.
Ils se sourièrent, d’un petit sourire en coin, légèrement canaille…
Finalement, pensa t-il, ce n’était peut-être pas si mal d’avoir cette jeune fille comme colocataire… Elle avait l’air un peu comme lui… D’ailleurs, il ne le remarqua qu’après qu’elle avait également un étui de guitare avec elle… Eh beh, fumeuse, guitariste, geek et otaku, parfait !
- Tu joues aussi de la guitare ?
- Ouais. Je te montre ?
- Pourquoi pas, lui répondit-il en souriant et s’allongeant sur son lit, confortablement.
Alors elle sortit son précieux instrument de son étui. C’était une belle guitare noire, vernie, avec une plaque argentée luisant comme si des milliers d’étoiles étaient accrochées à celle-ci… Délicatement, elle la prit sur ses genoux, en tailleur à même le sol et commença son morceau…

Après quelques accords, sa voix résonna dans la pièce…

Et c’était … Abasourdissant.

C’était magique… Merveilleux, incroyable, indescriptible… Un rythme rapide, avec une voix magnifique bien qu’elle soit grave et éraillée à cause de la cigarette, elle restait belle. Elle charmait, vous envoûtait… Et ça vous berçait, même si les paroles de la chanson n’avaient rien de doux, rien de délicat, c’était juste plein de tristesse et d’émotion, ça vous faisait « ressentir » la musique grâce à tous ces sentiments que transmettait la chanteuse…

« I try to make it through my life, in my way,
there's you
I try to make it through these lies,
that's all I do

Just don't deny it,
Just don't deny it,
and deal with it,
yeah deal with it
you try to break me
you wanna break me... bit by bit
that's just part of it

If you were dead or still alive
I don't care, I don't care
and all the things you left behind
I don't care, I don't care

I try to make you see my side
Always trying to stay in line
But your eyes see right through
That's all they do

I'm getting tired of this shit,
I've got no room when it's like this
what you want of me just deal with it
so!

If you were dead or still alive
I don't care, I don't care
and all the things you left behind
I don't care, I don't care

nothing can care about,
nothing can care about
you won't be there for me,
you won't be there for me

If you were dead or still alive
I don't care, I don't care
and all the things you left behind
I don't care, I don't care
At all... »

« I don’t care » de Apocalyptica.





Dernière édition par Ayato le Mar 5 Juin - 19:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fiction d'Ayato !   Sam 14 Jan - 21:03

Chapitre 3 : Similitude.

« Une chanson pour se connaître, une chanson pour apprendre à s’aimer.»


Il restait en admiration… Ses yeux fixés sur la gothique d’un air absorbé. L’air de la jeune femme s’était un peu aggravé, sans doute la chanson lui avait-elle rappelé de mauvais souvenirs… Les paroles de celle-ci avaient fait mal à Ayato. Elles avaient fait mal à Hiroe. Elles leur avaient fait mal à tous les deux. Pour deux êtres qui ont vécu des choses dures, ça signifiait tellement de choses, quelques mots…

Pour cacher son trouble, Ayato se barricada derrière une voix enjouée :
- Dis donc tu chantes et joues super bien ! Ça fait combien d’année que tu pratiques ?
- Depuis que j’ai une douzaine d’années environ.
- Tu es douée.
- Et toi ? Tu me joues quelque chose ?
- Aah… Je n’ai pas de morceau en ce moment, un autre jour d’accord ?, ce n’était pas une question, il ne jouerait pas. Hiroe avait compris et n’insista pas plus, se doutant qu’il avait ses raisons personnelles.
Elle posa sa guitare dans un coin de la pièce et s’allongea à son tour sur son lit.
- Dis-moi, tu fumes non ?
- Oui pourquoi ?
- Tu sens la cigarette.
- Ouais je sais… Mais toi aussi donc comme ça… Ca ne dérangera ni l’un ni l’autre.
- Et sinon… Tu as quel âge ?
- 19 ans. Je ne pense pas me tromper en disant que tu as le même que moi, si ?
- Exact. Et… Pourquoi t’es venu dans cette école ? T’es nouveau ici, non ?
- Bah… Je voulais aller à Tokyo depuis longtemps, et cette école inclut des cours de musique alors… Autant choisir un endroit cool pour moi !, sa voix avait sonné faux, comme un mensonge. Elle le regarda en durcissant son regard :
- Tu viens d’où ?
- D’un trou paumé que tu ne dois sans doute pas connaître ! C’est la cambrousse là où je vivais !
- Ah.

Un silence tomba sur la pièce, enveloppant ces deux jeunes gens comme l’aurait fait l’odeur de la cigarette ou du chocolat… Il restèrent muets, tout deux allongés sur leur lit respectif, à fixer le plafond, perdus dans leurs pensées.

Finalement, c’est la jeune femme qui coupa la lourde atmosphère qui venait de s’installer par une question :
- Comment ça se fait que tu sois au lycée alors que t’as 19 ans ? Tu devrais pas… je sais pas, faire des études ?
- J’ai redoublé. Et toi ?
- J’ai arrêté l’école. Ou plutôt, j’ai raté les trois quarts de mes années de lycée, du coup, j’ai décidé de reprendre à un certain stade dans une ville différente de celle où je suis née. De toute manière, je n’ai pas envie travailler, tout ce qui m’intéresse, c’est jouer de la guitare et chanter, si je peux faire ça, alors ça me suffit.
- Tu vas rien gagner.
- Tu es mal placé pour parler ! Je n’ai pas l’impression que tu aies des envies meilleures que les miennes et que ton avenir sera plus glorieux.
- Juste. Mais qu’est-ce que tu vas faire alors ?
- J’aimerai vivre de mes chansons.
- Tu es bien téméraire.
- J’ai l’air d’être quoi sinon ?, ricana t-elle alors que le rouquin souriait.
- C’est vrai que tu es bien comme ça.
- Peut-être bien…
Cette fois-ci, c’est un silence plein de joie qui tomba.
Ils s’étaient trouvés, ils ont appris à se connaître, ils se sont bien entendu, ils se sont attachés, ils se sont compris. Il ne fallait rien de plus, pas besoin de paroles, pas même de gestes, juste d’une chanson et quelques similitudes…

« Des vêtements de cuir, des cigarettes,
C’est une drôle de fille, une drôle de femme,
Une attitude de fauve, un regard assassin ;

Une voix envoûtante, une mélodie dansante,
C’est une chanson d’amour, une chanson douloureuse,
Est-ce la cigarette qui transforme ainsi ta voix ?

Des paroles pour rire, des ricanements moqueurs,
Tu joues la fière, ta voix se fait doucereuse,
Et tes œillades lancées entre tes cils maquillés,
Qui m’électrisent, me paralysent.

Extravagante, joueuse ou moqueuse,
Tu es la Reine de ton drôle de jeu,
Tu connais les règles par cœur,
Et tu détruis tous les autres joueurs.

Tu t’enflammes,
Tu grattes les cordes de ta vieille guitare,
Tu fredonnes un air qui fait mal,
Une chanson pour tuer.

Une rencontre au milieu d’une piaule,
Des jeux vidéos, du chocolat, d’la cigarette,
Agressivité, distance et méchanceté,
Maintenant, on a apprit à s’aimer.

C’est notre chanson,
Notre mélodie,
Notre douleur,

Souris pour affronter le reste de ta vie. »

Dear Hiroe, une chanson d’Ayato qui sera dédiée à la principale concernée, en souvenir de leur rencontre, en souvenir de leur amitié, en souvenir de leurs similitudes, en souvenir d’elle.

Ce n’est pas de l’amour, pas de l’amitié, pas de la bienveillance ni même une sorte de relation fraternelle, ça va au-delà de ces liens, ça va au-delà de leurs points communs ou de leur bonne entente… Ce qui les unit le plus, c’est leur douleur.


Dernière édition par Ayato le Mar 5 Juin - 19:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fiction d'Ayato !   Sam 14 Jan - 21:12

Chapitre 4 : Des cigarettes pour continuer et un sourire pour ne pas pleurer.

« Un sourire qui efface, un sourire qui chasse, un sourire pour oublier les larmes, un sourire pour oublier sa douleur… »


Lorsqu’il entra dans la chambre dérangée, il ne vit personne. Le bruit d’eau provenant de la douche lui indiqua que Hiroe était dans la salle de bain, ce qui répondit à sa question silencieuse. Il posa alors ses sacs en plastique remplis de pains à la viande, de ramens, d’alcool, de cigarettes, de chocolat et de bonbons divers à même le sol puis s’assit en tailleur, attendant que la jeune fille sorte. Il alluma donc une nouvelle cigarette, en attendant. Puis prépara de l’eau chaude, qu’il versa ensuite dans les nouilles congelées, remua. Les nikumans étaient encore chauds, ils avaient sans doute été fraîchement cuits !
Pour s’occuper, Ayato sortit une console de sa poche pour jouer mais son portable l’en empêcha, celui-ci vibrait, annonçant l’arrivée d’un message ou appel, il décrocha :
- Voui ?
- ‘Sha ?
- Qu’est-ce que tu veux toi ?
- Rooh, toi tu es en rogne ! Tu m’en veux ?
- Et comment ! C’était quoi ces informations plus que minables que tu as noté sur le plan de la ville ? Tu voulais que je m’en sorte comment hein ?
- Tu sous entends que tu as trouvé l’endroit, là ?
- Oui pourquoi tu… Eh ! Tu veux dire que tu ne souhaitais pas que je trouve ?!
- …
- Réponds ou je !...
- Fais déjà les nombreuses heures de trajet qui nous séparent avant de dire une quelconque menace qui consisterait à me frapper, m’étriper, me dépecer ou me lapider…
- Lapider, tiens, je n’y avais pas pensé figure-toi ! Bref, qu’est-ce que tu m’veux ?
- Ouuh, ouuh, du calme ! Je téléphonais pour prendre de tes nouvelles !... Tu es dans une grande ville on sait jamais, hein…
- Tu me prends pour qui ?
- Pour mon p’tit ‘Sha adoré et fragile !
- …
- Dis quelque chose ! Sinon je vais me sentir gêné…
- Raaaaah !
- Mais qu’est-ce qui t’énerve donc mon petit Sashashounet ?
- Que tu tournes comme ça autour du pot. Plus sérieusement, qu’est-ce que tu voulais me dire ?
- Je l’ai retrouvée.
Silence. Ayato se figea, ses yeux devinrent vides et virèrent au gris insondable. Une ombre traversa son regard devenu sombre…
- Aya ? T’es mort ?
Tonalité. Il avait raccroché.
A ce moment, Hiroe entra dans la pièce :
- Hé Ayato ! Qu’est-ce que tu as amené pour ce soir ?... Eh oh, Aya…
Elle se stoppa net en voyant l’air désespéré de son colocataire. Il avait vraiment l’air effondré, évadé du monde. Elle décida alors d’être douce :
- C’est gentil d’avoir préparé les ramens ! Ouah, tu as même acheté de l’alcool, haha… Et des cigarettes ! Ça tombe bien, j’en ai presque plus.
Pas de réaction. Ayato se recroquevilla sur lui-même, les mèches auburn cachaient son visage convulsé de douleur.
Hiroe semblait désemparée, elle ne savait plus quoi faire. Alors elle alluma une cigarette dont elle tira une bouffée puis elle approcha son visage de celui du jeune homme :
- Eh, lève la tête.
Timidement, il s’exécuta. Alors elle lui fit un grand sourire compatissant et lui mit la clope dans la bouche :
- Fume. Ça te fera du bien. Allez, arrête de pleurer, on va manger.
- Je pleurais pas !
- Ouais, ouais…
Il sourit. Hiroe avait une manière un peu brutale et maladroite de consoler les gens, mais ça lui faisait du bien, le naturel avec lequel elle le traitait lui plaisait. Alors il fuma, jusqu’à ce que l’emprise sur son cœur se desserre, jusqu’à ce que la cigarette soit entièrement consumée.
- Ça va mieux ?
- Ouais. Merci.
- On peut manger ?
- Haha, oui.
Elle entama un pain à la viande avec appétit tandis qu’il avalait des quantités considérables de nouilles à une vitesse incroyable !

Après un repas peu équilibré, ils s’allongèrent par terre, sur le côté, pour fumer ensemble. La jeune femme fixait le roux avec un regard insistant, scrutant l’ombre dans ses yeux qui persistait. Pourquoi était-il si dévasté ? Elle ne le savait pas. Et elle ne le saurait peut-être jamais… Mais ce n’était pas la raison qui l’intéressait, elle ne voulait pas savoir, non, ce qui l’importait, c’était juste l’état du jeune homme. Elle soupira. Un long soupir de fatigue pour évacuer avant de continuer. Ayato regardait les douces spirales que formait la fumée des cigarettes s’envoler au dessus d’eux… Il semblait réfléchir désormais. Ce n’était pas quelqu’un qui pleurait un bon coup, non, lui, il souffrait en continu, pour pouvoir mieux gérer ses sentiments et canaliser la douleur.

Une fois sa cigarette entièrement consumée, elle la posa dans le cendrier et prit de nouveau sa guitare sur ses genoux :
- Je te joue un autre morceau ?
- Oui. Si possible un de toi, si tu en as.
- J’en ai.
- Alors joue.


Un accord doux, un rythme répété, une ballade ?

« Peut-être que je ne suis pas jolie,
Intelligente ou celle que tu désirais,
Peut-être que je n’ai rien de spécial,
Rien de particulier.
C’est vrai, j’aurais voulu être celle que tu aurais aimée,
Mais à quoi bon essayer puisque c’est perdu d’avance.


Je ne suis pas restée sur mes erreurs,
Je n’ai pas pleuré, je n’ai pas hurlé,
J’ai avancé, toujours plus loin,
Marché de ville en ville,
Pour un jour rencontrer quelqu’un.
Quelqu’un comme toi.

Ca sert à rien de me morfondre,
Sourire illumine le visage,
Alors je vais continuer sans jamais pleurer,
Juste en souriant.

Je veux garder espoir,
Et rire tant que ça m’est possible,
Alors toi aussi, de ton côté,
Avance en souriant,
A ton rythme.

Un avenir éclatant m’attend,
Un avenir formé d’erreurs,
De joie, de pleurs,
D’espoir.

Un avenir illuminé par le plus beau souvenir de toi. »


« Si tu n’avais pas été avec moi ce soir là Hiroe, je pense que je n’aurais jamais pu continuer... » , pensa t-il avec un sourire, alors qu’il s’assoupit, apaisé.
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MessageSujet: Re: Fiction d'Ayato !   Mar 5 Juin - 20:03

Chapitre 5 : « Cette nuit, j’ai fait un rêve… »

« Les rêves sont les liens qui nous unissent, il ne faut pas l’oublier… »


Le jeune homme reposa son portable en soupirant :
- Il aurait au moins pu me dire au revoir !... Moi qui m’inquiétais pour lui, il a l’air d’être en forme ! Pfff…
Il plaisantait et pourtant, c’était uniquement pour cacher son angoisse… Sa main tremblante trahissait son inquiétude, tout comme ses yeux qui s’ombraient d’un voile sombre.



***


Elle était apaisée. Son corps reposait sur un grand lit, surdimensionné même, par rapport à sa petite taille et son être frêle. Ses paupières étaient abaissées sur ses yeux, d’un gris terne, presque noirs, insondables. Aucune douleur ne transparaissait sur ce visage pâle, qui n’avait pas perdu les traits de l’enfant qu’elle avait été.
Ses longs cheveux bouclés ondulaient sur ses épaules, envahissant l’oreiller, dévorant ce visage fin et délicat.
Son corps diaphane, rongé par la maladie et la douleur habituellement, semblait désormais calme, reposé. Comme si le mal s’était envolé, soudainement.
Aucune expression ne transparaissait sur le visage de la jeune femme, qu’on aurait cru jeune fille, tant elle était maigre et petite.
Dans cette chambre aux fenêtres constamment closes, un silence de mort régnait, pesant. L’atmosphère était étouffante.
Un homme d’une trentaine d’années entra dans la pièce puis s’assit sur un fauteuil placé au chevet du lit :
- Qu’as-tu vu aujourd’hui ?
- J’ai vu… Mon jumeau.
- Ton jumeau ?
- Celui qui a vu le jour pour la même raison que moi…
- Tu sais ce qu’il faisait ?
- Il semblait triste.
- Mais encore ?
- C’est tout. Je le voyais pleurer dans un noir total, mais il ne me voyait pas.
- Pourtant tu as dis que les gens pouvaient se rencontrer en rêve... !
- Certes. Mais il ne me voyait pas. Car nous n’étions pas connectés. Dans son esprit, il n’est pas possible de retrouver quelqu’un qui fait le même rêve que soi, donc il ne peut pas me voir, tout simplement parce qu’il n’y croit pas.
- Et… Qu’est-ce que ce rêve présageait ?...
- Le malheur, la souffrance…
- Je vois. Il faut le retrouver au plus vite avant qu’il ne se rapproche des personnes de son entourage, il pourrait révéler des choses à propos… De ce qui s’est passé. Essaye de savoir ce qu’il fait, tes rêves nous sont très précieux. Et surtout, ne te fatigue pas, le peu d’énergie que tu as est nécessaire, sinon on ne peut pas faire les examens.
- Comment voulez-vous que je sois fatiguée puisque je reste tout le temps dans ce lit…
- …Quoiqu’il en soit, ne sors pas de cette chambre.
- Oui…
La jeune fille regarda l’homme partir en le suivant d’un regard morne… Elle se redressa sur l’oreiller et regarda les rideaux clos. Doucement, elle glissa le long de son lit pour enfin poser ses pieds nus sur le sol glacé. Elle avança d’un pas lent jusqu’à la fenêtre pour tirer les rideaux et l’ouvrir. Le vent doux de l’été caressa son visage pâle, elle ferma les yeux pour mieux ressentir le peu de choses qui lui venaient du dehors… Et ce n’était qu’un petit parc Japonais où, même ici, des serviteurs surveillaient les faits et gestes de la jeune femme… Impossible de s’enfuir dans cette prison confortable. Elle était comme un oiseau en cage, bien traitée, nourrie et logée, mais emprisonnée…

De ses yeux vides coulèrent des larmes amères…



***


Je marche dans le néant. Tout ce noir m’envahit, j’ai l’impression qu’il me dévore, m’aspire en son for intérieur... Mon corps transparait à peine au milieu de toute cette noirceur, comme si je disparaissais... Lorsque je marche, c’est comme si le sol était couvert de morceaux de verre brisé qui déchirent ma peau, et ceux-ci fouillent, pénètrent la chair en une douleur effroyable... Cette souffrance me laisse effondré, je crie, je pleure, mais aucun son ne sort de ma bouche, le monde ne m’entend pas, je suis seul, si seul... Je suis abandonné dans ma détresse. On ne me voit pas, on ne m’entend pas, suis-je mort pour qu’on m’oublie ainsi ? Ou bien suis-je juste ignoré ? Le monde d’aujourd’hui se fiche tellement des gens qui se meurent, les appels à l’aide n’ont plus d’utilité puisqu’ils ne seront jamais entendus que par ceux qui crient...
Je ne sais pas pourquoi je suis ici. Ni comment je suis arrivé. Mais je prie pour que ce ne soit qu’un rêve... Et que si c’en est un, qu’il se termine bientôt, car je n’en peux plus de marcher, les pieds ensanglantés et la voix brisée... Que quelqu’un arrête ce rêve, que quelqu’un me réveille... C’est bientôt fini, c’est sûrement la fin, oui je la sens elle est proche, je vais me ...


« Non, ne pars pas... »



- AYATO ! AYATOOO !
Le jeune homme se réveilla en sursaut et se retrouva nez à nez avec sa colocataire qui le fixait d’un air farouche et inquiet.
De la sueur coulait sur son front plissé par la peur encore présente de son rêve. Il haletait sans arriver à freiner son angoisse qui faisait trembler son corps tout entier. D’une voix tremblante il demanda à la jeune femme :
- Hi... Hiroe ?...
- Ouais, c’est moi. Mais dis-moi qu’est-ce qui t’arrive ? T’as commencé à crier et à pleurer pendant que tu dormais et là tu te réveilles tout effrayé ?
- Hein ?
- Ne... Ne me dis pas que t’as fais un cauchemar ?...
- Bah... Euh peut-être, enfin, je sais pas...
- Aha, t’es plus un gamin pour pleurer la nuit pour un petit cauchemar de rien du tout, non ?...
- Ce n’était pas... Vraiment un cauchemar. C’était un drôle de rêve.
Le regard du rouquin s’assombrit, comme si son mauvais rêve l’habitait encore et le hantait. Ce changement ne passa pas inaperçu et Hiroe cessa de le taquiner, voyant bien que c’était sérieux. Elle n’insista pas d’avantage et préféra repartir sur un ton plus gai pour faire passer ce moment peu joyeux :
- Eh mais c’est qu’il est tard ! Il faudrait que tu penses à te lever peut-être, le directeur reçoit les nouveaux élèves uniquement jusqu’à midi aujourd’hui, il part cet après-midi en réunion à l’autre bout de Tokyo ! Allez, magne-toi de te lever et de t’habiller, on n’a pas toute la matinée !
- Euh mais...
- Discute pas et file à la douche, je vais chercher un truc à déjeuner. Quand je reviens, tu dois être prêt à partir, je te préviens !
Et sur ces mots, elle laissa le pauvre garçon encore déboussolé et à moitié réveillé tout seul, en pyjama dans son lit et les cheveux en nid d’oiseau. Il mit un temps à comprendre ce qui lui arrivait, ce pourquoi sa bouche se tenait ouverte en une expression peu avantageuse. Il fut tenté un temps par l’idée de se recoucher mais vu le caractère de la jeune femme, il valait mieux obéir à ses ordres, et rapidement... Sans plus tarder, il se leva et partit se doucher.
Cette manière d’être avec lui était simple, et ça lui plaisait. Hiroe ne demandait pas plus au jeune homme, ils étaient colocataires, ils s’appréciaient, il n’en fallait plus pour Ayato. C’était une nouvelle vie, une nouvelle manière d’exister, d’échanger. Et cette façon plaisait au jeune homme, pour lui, c’était bien suffisant...

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